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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 09:59
VIVRE SANS POURQUOI...et avec des COMMENT

VIVRE SANS POURQUOI est le titre de l'ouvrage du philosophe suisse Alexandre Jollien. Après 17 ans de vie en institut spécialisé lié à son handicap d'infirme moteur cérébral, il reprend des études de philosophie, et devient un auteur reconnu. Quel parcours de vie ! Et ce n'est pas fini, pour suivre son maitre spirituel, il décide avec sa femme et ses trois enfants de partir en Corée du Sud. Cet ouvrage ( 2015) relu à l'occasion de la trêve de Noël m'a enthousiasmé par un lien fort entre l'adaptation à cette nouvelle vie audacieuse et la recherche profonde, authentique d'Alexandre dans un cheminement spirituel qui le fait ami de Jésus comme de Bouddha. Il témoigne avec humour à la fois de sa difficulté à créer du lien dans une culture qu'il cherche à apprivoiser et le message de son maitre spirituel de lâcher prise, de vivre ce qu'il a à vivre.  Sa relation avec la méditation ( 1h par jour) le montre en train de faire face à ce qu'il appelle Mental FM et tous ses tourments et ruminations qui reviennent, mais heureusement la grande marmite de la conscience est à même de tout accueillir. Décidément, je me prends trop au sérieux, écrit-il. Trop d''agitation du mental en cours de journée, et hop, un réflexe, descendre en soi à la première occasion. C'est ce qu'il appelle des "mini retraites" à se prescrire  pour retrouver la source. Clair, limpide, maniant humilité et humour, Alexandre nous entraine chapitre après chapitre dans sa folle sarabande coréenne et j'entends une musique douce à mes oreilles.

Sortir des pourquoi. Pourquoi cela n'arrive qu'à moi ? Pourquoi ce drame ? Pourquoi on n'a pas pensé à moi ? Pourquoi autant d'agressivité , de haine, de violence ? Stop. Arrêtons ce cinéma du mental qui ne fait que nous focaliser sur de stériles ruminations qui ne changeront pas le monde. Une alternative ?

Et si je remplaçais le pourquoi par le comment recentré sur ma petite personne un peu dépouillée de son égo. Et comment je pourrais contribuer à moins d'agressivité, moins de violence déjà autour de moi ? Comment partager un peu plus ce qui me fait vivre et nourrit mon Espérance ? Et ainsi, faire de la question un simple point de départ pour agir et avancer même s'il s'agit d'un tout petit pas.

 

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 22:58

Un quoi ? Oui, j'ai bien dit un routinologue. Il s'appelle Claude. Camille, 38 ans, surmenée par un travail de commercial, avec un compagnon peu disponible et un fils insupportable est sur le point de craquer. Un accident de voiture de nuit l'a met en contact avec un hôte respirant la bienveillance, Claude.Et l'histoire prend son envolée avec la décision de Camille de s'engager à suivre les instructions de Claude en qui elle met toute sa confiance. Elle part ainsi à la reconquête de sa propre vie.

Avec humour, un ton léger et créatif, Raphaêlle Giordano, coach en créativité et développement personnel, nous entraîne dans un roman dans lequel elle trouve l'art de nous parler avec pédagogie de concepts de programmation neurolinguistique et d'analyse transactionnelle à travers les exercices concrets que Claude, l'étonnant routinologue, une sorte de sage propose à Camille. Ce qui m'a particulièrement touché,  ce sont les mots très imagés utilisés par Claude.

Quelques morceaux choisis :

"Chut, chut, chut ! Arrêtez de nourrir vos rats, Camille. Vos rats, ce sont vos peurs, vos complexes, vos fausses croyances, toute cette partie de vous qui aime bien se plaindre et  jouer les Caliméro.

La suggestion du code rouge suite à une dispute forte relatée par Camille avec son compagnon Sébastien. Il s'agit tout simplement  de convenir d'un petit signe discret que l'un peut communiquer à l'autre pour lui signifier : attention, danger d'escalade dans notre relation !

Une subtilité à bien connaitre pour les personnes comme Camille qui ont tendance à faire passer les besoins des autres avant les leurs, le "fais plaisir " en analyse transactionnelle : distinguer l'empathie mouillée de l'empathie sèche. Mouillée, nous pensons aux larmes, c'est prendre  sur son dos le pathos de celui que j'écoute avec un risque d'absorption de ses émotions négatives. Sèche, l'empathie est  une manière d'écouter avec bienveillance sans se laisser contaminer, sans se laisser aspirer par la toxicité de ses propos.

Cette histoire, au rythme bien ficelé avec des chapitres courts, n'est pourtant pas à l'eau de rose. Camille va connaître un gros découragement et notre routinologue, au lieu de la consoler, lui assène : " Le succès est la capacité d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme" en citant son auteur Winston Churchill. Enfin, nous ne sommes pas arrivés au bout des surprises qui jalonnent toute l'épopée de Camille. Coup de théâtre quand Claude dévoile à Camille qui se cache vraiment derrière l'étiquette de routinologue. Chut ! Gardons le suspens pour vous, futur lecteur.

Un seul bémol de mon point de vue, le titre " Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une ". Difficile à retenir sans trébucher sur l'expression un peu longue même si elle est porteuse de sens.

Petite précision : s'il vous arrive de manquer de motivation, de vous enfermer dans une morosité chronique, de perdre vos repères et le sens de votre vie malgré un confort matériel acceptable, il est probable que vous soyez atteint d'une affection de l'âme qui touche de plus en plus de personnes surtout en Occident.

N'attendez plus, il s'agit peut être d'une routinite aiguê et aller consulter un routinologue près de chez vous.

www.routinologue.com

 

 

 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 12:39
Une drôle de bête dans notre tête, le hamster

"Il tourne chaque jour dans sa cage cylindrique, notre hamster. Et surtout, il est rare que nous en ayons conscience, vraiment conscience. Ce hamster peut même devenir un monstre qui dévore notre quotidien.'' C'est la conviction profonde qui anime Serge Marquis, médecin québécois. Avec une dose d'humour bien de chez eux, une vraie humilité et un sens pédagogique éprouvé, il nous entraîne sur les traces du hamster... à l'occasion de la présentation à Montpellier de son ouvrage : "On est foutu, on pense trop !". 50 000 exemplaires se sont déjà vendus chez nos voisins canadiens.

Qui est donc cet hamster logé dans notre cerveau et qui peut réagir au quart de tour ? Exemple, dès le matin, sous la douche, vous cherchez le flacon de shampoing et tout d'un coup, vous l'apercevez hors de la douche. "Oh, mais qu'est ce qui a pris à ma fille de ne pas le ramener dans la douche ! Est ce que j'existe, moi ?". Plus tard, sur la route, le feu vient de passer au vert depuis un moment et le véhicule devant vous n'a pas bougé d'un poil, " Mais réveille toi imbécile, t'es peut-être pas pressé, mais moi, on m'attend." Ces petites phrases qui jaillissent spontanément dans notre cerveau tout au long de la journée, sorte de réflexe automatique, nous engluent dans la morosité, le stress et la souffrance. Et Serge Marquis appelle hamster toutes ces pensées spontanées de jugement sur soi, sur l'autre, sur notre passé et sur notre futur. Qui est concerné ? "Tout le monde a son hamster", assure-t'il. Alors, question vitale : comment calmer cette bête ?

Il recommande en premier lieu l'éveil, autrement dit cet éclair de lucidité qui nous fait dire "Ça y est, c'est mon hamster qui s'agite !". Ensuite, il invite à de l'entrainement quotidien pour l' apprivoiser , respirer par le nez, méditer et d'autres processus liés aux sens...J'ai beaucoup aimé la différence qu'il pose entre la pensée mentale ego et la pensée mentale conscience. Ainsi, recevoir une insulte en mode ego et votre hamster va s'insurger, réagir violemment. En mode conscience, nous voyons l'insulte comme une flèche qui vient de pénétrer avec son venin...mais là, elle est cernée par la conscience. L'insulte ne s'imprime plus, elle s'évanouit progressivement.

Plus largement, parmi les stratégies anti hamster et vigilance Ego, l'auteur évoque l'importance de se désidentifier. je ne suis pas ma voiture qu'on vient d'abîmer, je ne suis pas mon travail que je viens de perdre, je ne suis pas non plus la médaille d'or que je viens de gagner, je ne suis pas non plus mes souffrances. "Et si je ne suis aucune de ces pelures identitaires, qui suis je ?" nous interpelle, avec son bel accent "québéquet", Serge Marquis.

Rien de neuf à l'ouest pourraient objecter les pros du développement personnel . Certes, Serge Marquis s’appuie largement sur le courant de la PNL, de la méditation, d'Eckart Tollé et du pouvoir de l'instant présent. Ceci étant, j'ai découvert avec le hamster, une belle métaphore concrète pour repérer la bête à l'instant T et m'aider à me remettre en mode conscience. Chez Serge Marquis, il y a aussi bien autre chose que le hamster qu'il apprivoise lui-même avec un entraînement quotidien. J'ai entendu un homme d'une profonde humilité avec un désir sincère de mettre à la portée de tous des stratégies concrètes pour vivre plus pleinement.

Un chapitre très savoureux à partir la citation de Marie De Hennezel, "Il faut découvrir en nous ce qui ne vieillit jamais" ouvre un bel horizon à tout âge de la vie.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:41

Cette petite voix qui nous dit " Tiens, et si maintenant tu prenais tel chemin, tu faisais telle chose même et surtout si ce n'était pas prévu". Cette petite voix au fond de nous, l'entendons nous , l'entendons nous souvent ou pas du tout ?lune nuit 

Catherine Balance l'a bien entendu, tellement bien dans sa vie, elle qui était auteur compositeur, journaliste et qui a passé une partie de sa vie au québec, et l'intuition l'a même guidée pour écrire son premier livre sur le sujet qu'elle vient d'enrichir avec un ouvrage plus récent : " la voix de l'intuition, l'entendre, la reconnaitre, la suivre".(1)

J'aime bien la manière dont Catherine situe l'intuition : petite voix intérieure, image d'intuition, ressenti et qui peut se révéler sur les simples questions suivantes :

Avez vous déjà :

- penser à quelqu'un juste avant qu'il vous appelle au téléphone ?

- avez vous pris une décision sans hésiter ou changé de projet à la dernière minute, sans réfléchir, avec des conséquences bénéfiques pour vous ?

-fait un rêve prémonitoire, c'est à dire qu'il se réalise en tout ou partie ?

-ressenti à l'avance un événement ?

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions ou à la plupart, c'est que vous avez déjà expérimenté de manière spontanée l'intuition dans le quotidien de votre vie.

L'auteur, de manière lucide, n'oppose par la raison " rationnelle" ( notre hémisphère gauche) et l'intuition ( hémisphère droit). Elle montre que bien des savants, des inventeurs, des créateurs et scientifiques ont fait appel à l'intuition au départ d'une innovation. Ainsi Albert Einstein s'est imaginé durant un rêve rouler de plus en plus vite depuis le haut d'une colline. Et il dévale si rapidement la pente que les étoiles se déforment. A son réveil, il se demande alors à quoi ressemblerait la lumière pour un observateur qui se déplacerait à sa vitesse....la célèbre théorie de la relativité est donc bien partie d'un rêve et d'une intuition !

Morceau choisi de l'ouvrage :

" Intuition et mental sont tous deux nos messagers intérieurs. Ils empruntent toutefois des chemins très différents. L'intuition va sans doute puiser à la source la plus épurée de notre être, sans réflexion, mais également sans jugement ni conditionnement, alors que le mental se fonde sur ce que nous avons vécu et assimilé comme vrai. Cette vérité personnelle apporte aussi des informations utiles, mais, le plus souvent, tant que l'individu n'agit pas "en conscience", tant qu'il ne s'est pas profondément remis en question, les messages de notre mental traduisent surtout ses peurs et ses croyances, masquant encore ses élans intuitifs."

Et c'est bien sur ce chemin de l'imagination, de la créativité, de l'élan créateur, terme cher à Guy Corneau, que Catherine désire entraîner le lecteur.

L'intuition est accessible à tous, elle est à notre porte  à condition de se donner des occasions de l'ouvrir régulièrement dans notre vie. Faire confiance à son intuition, c'est sortir de nos peurs et croyances limitantes et oser des paroles et des actes qui peuvent nous ouvrir un horizon nouveau et inattendu. Dans un monde porté au rationnalisme, à la performance avec la lithanie de ses indicateurs, laisser place à notre intuition, c'est aussi se donner une respiration saine pour sortir du mental.

 

(1) La voix de l'intuition : l'entendre, la reconnaitre, la suivre; Editions de l'homme

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 00:09

Sandro, professeur de philosophie dans une université new yorkaise vient d'apprendre que sa compagne Tiffany, journaliste, a été retrouvée morte suite à un sacrifice imputé à un peuple indien au fin fond de la forêt amazonienne.

Etranglé par un désir violent de vengeance, il recrute trois mercenaires pour aller détruire cette communauté d'indiens.

Cette intrigue est la toile de fond du dernier roman du talentueux Laurent Gounelle, formateur en ressources humaines et qui s'affirme avec ce troisième roman comme un conteur passionnant pour nous interroger sur nos modes de comportements et nos conditionnements.

Cette histoire pourrait sembler banale par rapport à d'autres romans sauf que trois ingrédients lui apportent une coloration inattendue : le-philosophe-pas-sage.jpg

- le mode de vengeance imaginée de manière diabolique par Sandro est de couper ce peuple indien de sa capacité innée de bonheur, de simplicité au contact de la nature et de relations de coopération naturelle entre tous sans chercher la première place. Et avec un brin d'humour, les moyens de vengeance ressemblent étrangement à certains traits de notre société de consommation comme la communication de ce qui va mal ou ce qui menace la sécurité avec le jungle time tous les soirs.

- la rencontre de Sandro avec une belle indienne nommée Elianta qui a reçu l'enseignement d'un chaman pour soutenir son peuple et lui apporter de la clairvoyance.

- la référence vivante au philosophe romain Marc Aurèle qui, dans les moments de silence, de retour sur lui même, interpelle par petite touche Sandro par rapport à la moralité de son désir de vengeance.

Bien sûr, je ne vous dévoilerai pas le dénouement très surprenant mais je peux déjà vous révéler qu'il montre l'importance de bien vérifier les faits et leur authenticité avant toute entreprise de réparation ou de vengeance. Une erreur d'analyse sur le coupable peut faire s'écrouler comme un château de cartes toute l'énergie investie.

Enfin, à travers "le philosophe qui n'était pas sage", belle lecture à recommander cet été, Laurent Gounelle nous rapproche de Marc Aurèle qu'il fait revivre avec son acte courageux de renoncer à l'exécution  d'un conspirateur.

Après cette décision, à la lueur d'une bougie et sur un parchemin,  Marc Aurèle écrivit : " La meilleure manière de se venger des méchants, c'est de ne pas se rendre semblable à eux".

Sandro sera partagé entre ce fort désir de vengeance impulsif et cette parole de sagesse de Marc Aurèle. Et avec lucidité, il reconnaitra la difficulté de passer de l'adhésion d'une idée comme celle ci à  son intégration dans sa vie, son ressenti et son comportement.

Or, c'est déjà le premier pas : reconnaitre le difficile sans le situer comme inacessible et en faire un questionnement permanent...jusqu'au jour où la conscience laisse émerger un autre état intérieur. 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 07:07

Ce titre pourrait être reçu comme une  provocation pour des managers tiraillés par la pression du quotidien, la concurrence ou encore les tensions interpersonnelles, ou encore les conflits au coeur des entreprises. MANAGER-DANS-LA-JOIE.jpg

Or ce titre n'est pas une virtualité, c'est le titre de l'ouvrage récent de Paul-Hervé Vintrou, manager lui même, consultant et coach ayant une longue expérience à un niveau international. Bref, l'auteur est loin d'être un farfelu.

Les témoignages de dirigeants hommes et femmes ne manquent pas pour illustrer son propos.

Ainsi, Chinian ( nom fictif) qui , victime d'un burn-out, traine des pieds de plomb du matin au soir , indisponible à sa famille et stressé en permanence. Et bien, les pistes de la joie proposées en coaching par Paul-hervé lui ont permis de retrouver un second souffle  et surtout de retrouver un goût de vivre.

En fait, la "recette" de Paul-Hervé tient , comme un bon vin, dans un assemblage de 15 ingrédients majeurs qu'il distille avec humour et exercices d'application à la clé. Sur un ton alerte et convaincant, il se veut un entraineur de la joie pour nous sortir d'une croyance souvent ancrée dans notre inconscient collectif : pour être performant, il faut être sérieux.

Ceci étant, Paul-Hervé ne réduit pas la joie  au seul concept d'optimisme ou de bonne humeur. J'aime bien la manière dont il l'évoque dans un feu d'artifice d'expressions :

" La joie garde une âme d'enfant....La joie est une énergie positive. La joie est généreuse. La joie s'affiche fièrement. La joie n'aime pas les compromis. La joie est une énergie à haute tension. La joie défie les lois de la finance. La joie est précieuse et abordable. ...La joie promet un avenir passionnant".

Ainsi, la joie peut devenir un carburant pour la performance de l'entreprise en fédérant les énergies, optimisant la créativité, ouvrant sur des pistes audacieuses et créant une force intérieure chez ceux qui la cultivent.

Un des premiers ingrédients développé par l'auteur est "cultiver ses racines", autrement dit reprendre conscience et confiance de potentialités qui sommeillent en nous. Dans cette perpective, parmi les pistes proposées, il nous invite à retrouver nos héros, ceux qui nous inspirent en tant que figure de référence d'une part et d'autre part il insiste pour que nous retrouvions du lien avec nos racines de l'enfance, nos activités familiales passées, notre terroir d'origine.

Sans tout dévoiler des 15 ingrédients de ce parcours qui structurent l'ouvrage, j'ai été particulièrement sensible au chapître intitulé "Réjouir mon coeur". Audacieux dans un ouvrage destiné aux managers et finalement à tout un chacun ! Relier ou encore aligner tête-corps- coeur n'est pas un exercice physique extérieur. Se réjouir, c'est rester sensible à toute situation qui nous offre du plaisir, des émotions positives et qu'il est bon d'entretenir comme un feu dans une cheminée. Entre gérer et gémir et jouer et jouir, quel choix vous attire le plus ?

Vous pourriez peut être encore penser que l'ouvrage est léger, tendance , marketing avec son titre accrocheur. Il révèle autre chose, une forme d'intériorité notamment quand Paul-Hervé évoque l'âme du manager . Cultiver son attention sur une chose à la fois, cultiver un silence intérieur, se relier à une spiritualité sont des portes d'accès  à l'âme , à cette fameuse intériorité tant recherchée dans notre monde dit moderne.

Enfin, la joie a une grande qualité : elle est contagieuse et peut, cultivée quotidiennement, devenir durable. Elle pourrait ainsi rejoindre le beau palmarès des énergies propres et renouvelables.

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:29

"Ce qui est certain, c'est que le changement ne viendra pas des autres !  Yves Dubreuil se rejeta en arrière dans son profond fauteuil et mit les pieds sur son bureau. "

Le ton est donné par  Dubreuil, un étrange coach. Quelques jours plus tôt, il venait de récupérer Allan Greenmor, jeune homme de trente ans, au 2ème étage de la tour Eiffel au moment où celui ci allait commettre l'acte de se jeter en bas. Les-Dieux-voyagent-toujours-incognito.jpg

Cette interpellation sans appel de Dubreuil adressée à Allan est au coeur du deuxième roman de Laurent Gounelle au titre  énigmatique " Les dieux  voyagent toujours incognito". Formateur en communication et développement personnel, il a trouvé ,à travers le roman, une voie originale pour nous renvoyer un miroir saisissant sur nos comportements humains révélateurs de nos fonctionnement intérieurs et psychologiques.

Sans dévoiler tout le suspens de la relation entre Dubreuil et Allan, ce roman m'a séduit par la manière magistrale dont Laurent Gounelle montre les diverses étapes du passage de l'état de victime à celui d'acteur de sa vie. C'est toute la trajectoire d'Allan Greenmor, jeune consultant déprimé dans un cabinet à l'éthique douteuse et venant de vivre une rupture amoureuse jusqu'au nouvel Allan qui défiera finalement son propre patron de manière spectaculaire et inattendue. Quelles sont donc ces étapes ?

 

Etape initiatique.

Elle est constituée par les premières situations que Dubreuil impose à Allan pour le faire sortir de sa petite zone de confort. Par exemple, entrer dans une boulangerie, demander un pain, se raviser, en demander un autre puis finalement , alors que la queue gronde derrière lui, annoncer qu'il ne prend aucun pain. C'est une confrontation difficile au début pour Allan qui lui coûte mais qui va lui permettre petit à petit de quitter ses peurs  pour gagner en confiance avec lui même.

 

Etape de prise de conscience de ses comportements de victime.

Combien de personnes qui râlent en permanence, se plaignent tous les jours auprès de leurs collègues de travail, ont elles conscience que ce type de communication les enferment dans une posture de victime ? Et alors ?

Alors, cet état ne leur permet pas ou peu de trouver par elles mêmes les moyens d'avancer, de sortir de leurs plaintes. Allan le témoigne quand il dit à Dubreuil à l'occasion d'une séance : "

« Je crois avoir eu moins de chance que d’autres dans la vie, à ce jour. A commencer par mon milieu social… ».

En état de victime, nous trouvons toujours des justificatifs, des alibis à ce qui ne nous satisfait pas dans la vie : c'est l'origine sociale ( que dire alors des enfants résilients qui transcendent la souffrance d'une enfance pour devenir des adultes plein de vie..), c'est le système qui favorise les plus nantis, c'est mon patron qui ne m'aime pas, c'est mon voisin qui m'espionne...Bref, je n'ai pas de chance, c'est la faute des autres !

Comment retourner cet état d'esprit autolimitant ?

Encore une fois, par une sortie hors zone de confort et un oser. Et Dubreuil délivre alors à Allan sa formule magique "Embrasse l'univers de ton prochain, et il s'ouvrira à toi."

Autrement dit, dans cette étape, Allan est encouragé à changer son mode d'approche de l'autre. Il est invité à avoir en lui une intention positive, par exemple, chercher réellement à comprendre le point de l'autre plutôt que de chercher à être compris.

 

Etape de changement de croyance :

Enfin, les exercices et les mises en situation auxquelles Allan va être confrontés vont le transformer intérieurement. La  citation inscrite sur le mur du restaurant dans lequel Allan déjeune avec sa collègue Alice "Nous devons incarner le changement que nous voulons voir dans le monde" de Gandhi va faire doucement son chemin.

Après bien des épreuves, des doutes, et des prises de risque  avec lui-même, notre héros pourra enfin se dire : "C'est en se changeant soi-même que l'on devient heureux, pas en changeant ce qui nous entoure". Une révolution dans la vision d'Allan Greenmor qui est passée d'une croyance limitante " Je n'ai pas de chance à cause de mon milieu social (son père l'a abandonné tôt) " à une croyance ressource qui pourrait se formuler " Je peux agir sur mon destin pour plus de bonheur quel que soit le point de départ."

 

Et "Les dieux ne voyagent pas incognito" pourrait être sous titré :

Le hasard n'existe pas et comment Allan Greemor a pris sa vie en main.

Laurent Gounelle, qui a décidément le sens de la formule bien choisie, avait laissé filtrer un indice dès la préface avec cette citation tonique de Soeur Emmanuelle :

La vie est un risque.

Si tu n'as pas risqué, tu n'as pas vécu.

C'est ce qui donne...un goût de champagne.

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 23:36

Le geste  de la main droite ample pour soutenir son propos, l'orateur jeune, sur une voix posée douce sans prétention et sortant de l'intérieur de soi, est en train de présenter sa conviction profonde : la nécessité de consentir à la vie pour vivre vraiment sa vie. Il s'appelle Martin STEFFENS. Il est jeune professeur de philosophie de 35 ans enseignant à Metz et est en train de tisser un fil entre le philosophe Nietzsche  connu pour sa critique du christianisme et  Saint François d'Assise, le saint des pauvres.

Pari osé !martin-steffens.jpg

A l'écoute de ce jeune philosophe, hors sentier battu et enseignant auprès de jeunes, nous sommes entraînés loin de nos rivages habituels. Nous sommes tous nés par "accident" dans le sens où nous ne maîtrisons pas notre naissance et notre milieu d'origine même si nos parents nous ont désiré. C'est par un acte de conscience que nous pouvons passer d'une passivité de la vie subie à une vie choisie. Ce oui à la vie n'est pas une résignation. Se résigner signifierait accepter les épreuves et les souffrances de la vie comme élément du fardeau à prendre ou à laisser. Martin STEFFENS offre une expression neuve : consentir à la vie. C'est d'ailleurs le sous titre de son livre  " Petit traité de la joie". (1)

" Consentir, c'est voir ce qui est, pour ne plus pleurnicher sur ce qui aurait dû être." Ainsi, dans un acte d'acceptation profonde du réel, l'homme peut ouvrir les bras, déployer toute son énergie, du mieux qu'il peut, pour accueillir les épreuves. Découvrant son illusoire toute puissance, l'homme consentant s'ouvre un chemin vers la liberté.

En effet, notre jeune philosophe propose, après le distinguo résignation-consentement, la  distinction espoir-espérance. L'espoir reste une attente impatiente ou angoissée de ce qui n'est pas encore. L'espérance est " attention à ce qui se donne" dans le présent. Ainsi, l'espoir peut nous conduire à la déception quand il n'aboutit pas sur ce qu'il attendait alors que l'espérance nous libère de la peur de rater car elle accueille ce qui se présente dans l'instant.

Aussi, en empruntant le chemin suggéré par Martin STEFFENS,  sommes nous conviés à nous poser la question devant le jour qui se lève :

"Est ce que je dis oui d'avance à ce jour parce que j'aime la vie quel que soit ce qui me sera donné ?".

 

(1) Martin STEFFENS : Petit traité de la joie, consentir à la vie.

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 22:05

Il est écrit à deux mains. L'une est celle de Jean Marie Phild, parapsychologue de renom installé à Montpellier; l'autre, celle de David O'Hare,  né au canada et médecin généraliste spécialiste de la cohérence cardiaque (1). Rencontre improbable entre la médecine et l'art de la clairvoyance.  INTUITIONS : apprenez à écouter votre voix intérieure pour prendre de meilleures décisions est le titre de cet ouvrage extra-ordinaire. 355-1-.jpg

Rassurons les lecteurs, le style et le contenus sont parfaitement accessibles, écrit dans un langage direct et ponctué d'anecdotes livrées à tour de rôle par chaque auteur. Et surtout cet ouvrage donne l'élan, l'envie de renouer avec sa petite voie intérieure nommée intuition. D'ailleurs, relèvent David et Jean Marie, beaucoup de nos décisions, au delà de la dimension rationnelle ( recherche de solutions, analyse par critère, examen des avantages et inconvénients) se soldent par un choix intuitif. Qu'est ce qui fera choisir le coloris d'une voiture de même marque entre un gris clair ou un gris foncé ? Une question de goût ? Une intuition ?

L'intuition provient de nos perceptions, de l'attention que nous portons avec nos sens à notre environnement. J'aime bien la définition proposée sur l'intuition : un brassage d'informations provenant de nos perceptions sensorielles internes ( par les 5 sens) et par nos perceptions extrasensorielles ( prémonitions, pressentiments et précognitions).

Jean Marie Phild pratique notamment avec les personnes qui le consultent le scanner du corps. En quelques secondes, il est à même , en observant la personne, de détecter des problèmes physiologiques existants ou susceptibles de se révêler. Dans la grande majorité des cas, cette clairvoyance est confirmée. Son approche est emprunte d'empathie : il informe, il prévient et laisse le soin à la personne de faire la démarche auprès d'un spécialiste de santé. Parapsychologue comme il se définit, il est consulté autant pour des questions de santé, d'avenir, de choix affectifs ou encore d'investissement financier ...Avec près de 20 ans d'expérience, et son don de clairvoyance aiguisé au fil des consultations, il considère que chacun peut progresser dans cette voie, celle d'être plus attentif à sa petite voix intérieure pour mieux guider son itinéraire et ses choix de vie.

David O'Hare est un médecin déjà bien reconnu comme spécialiste de la cohérence cardiaque qu'il a découvert auprès de son ami aujourd'hui disparu, le médecin David Servan- Schreiber.

Nourri d'exercices progressifs pour développer notre aptitude à utiliser notre intuition, notamment avec le recours à la respiration spécifique de la cohérence cardiaque, cet ouvrage nous invite à nous exercer avec le cycle intention-attention-intuition. Si je veux développer mon intuition, faut-il encore le vouloir, en exprimer mon intention. Ensuite, il s'agit de se recentrer, d'exercer une attention sur soi, son environnement matériel et humain. Et puis, laisser agir et laisser décanter pour que surgisse l'intuition.

Hier, dans cette dynamique, j'a vécu une petite expérience pittoresque. Participant à une journée de silence dans le cadre d'un cycle de formation à la méditation de pleine conscience (2), nous étions invités à garder  le silence y compris pour un repas tiré du sac que nous pouvions prendre à notre choix dans un vaste parc . Ainsi, je me suis installé à une table  de picnic à côté d'une autre participante. Puis observant ce qu'elle mangeait, notamment du comté, je me suis dit spontanément qu'elle était probablement originaire de Franche Comté. Peu après marchant dans le parking, j'observe une voiture immatriculée 25 (département du Doubs de la région de Franche Comté). En fin de journée, quand le silence fut rompu autour d'un pot convivial, je l'ai revu et avec malice, je lui ai demandé si elle ne venait pas de Franche Comté. Très surprise, elle m'a répondu oui immédiatement. Cet exemple amusant me confirme comment nos sens ( l'observation en l'occurence) quand nous les laissons agir, quand nous leur faisons confiance, nous guident vers des perceptions et des déductions qui dépassent la simple rationnalité. En effet , à moins de considérer que tout dégustateur de comté est un franc comtois d'origine, je pouvais complétement me tromper et par ailleurs, l'origine de cette personne ne faisait pratiquement pas de doute dans mon esprit !

Enfin, les deux auteurs insistent sur une clé de progression, la reconnaissance. En cultivant le merci aux signes perçus, aux intuitions justes, nous augmentons la probabilité qu'ils se reproduisent dans nos vies.

Merci à Jean Marie et David de nous ouvrir cette porte de l'intuition à la portée de chacun, avec simplicité, pédagogie et optimisme !  

 

(1) sur la cohérence cardiaque, voir article sur ce blog :  à l'écoute de son coeur  

(2) sur la méditation de pleine conscience, voir article sur ce blog : mindfulness ou la méditation de pleine conscience MINDFULNESS ou la méditation de pleine conscience

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 18:29

40%, c'est la conclusion scientifique à laquelle est parvenue Sonja Lyubomirski, un des chercheurs américains les plus renommés dans le champ de la psychologie positive. A travers des travaux et des comparaisons entre individus et jumeaux notamment, son équipe de recherche est arrivée à préciser que notre bonheur dépend seulement de 10% des circonstances extérieures (lieu de vie, contexte social, riche ou pauvre...) , de 50% concernant notre capital initial qu'elle nomme génétique (patrimoine hérité des parents biologiques) et qu'il nous reste donc 40% sur lesquels nous pouvons "travailler" à plus de bonheur. Même si nous pouvons être  sceptiques sur cette précision statistique sur un domaine qui apparait d'une grande subjectivité, il n'en reste pas moins vrai que plusieurs études scientifiques corroborent cette recherche, le bonheur peut se développer, s'entretient par des stratégies et des choix de vie. comment-etre-heureux.jpg

A travers son livre " Comment être heureux et le rester", elle dresse le portrait de personnes particulièrement heureuses et qui se caractérisent par :

- le fait qu'elles cultivent des liens forts avec leur entourage : amis, proches et qu'elles y trouvent du plaisir

- elles expriment naturellement de la gratitude. En cela, elles rejoignent Robert Emmons qui a démontré comment la gratitude peut changer une vie. (1)

- elles offrent souvent les premières une aide à leurs collègues de travail.

- elles témoignent d'optimisme face à l'avenir

- elles savent goûter les plaisirs simples de la vie et vivrent au présent.

- elles pratiquent régulièrement une activité physique pour maintenir leur forme et leur santé

- elles ont le sens de l'engagement dans un projet quel qu'il soit.

Enfin, elles peuvent , comme tout un chacun, traverser des crises, des drames mais elles ont appris à utiliser des stratégies pour tenir le coup et passer les tempêtes.

L'intérêt spécifique de la démarche de Sonja et son équipe est surtout d'avoir testé en réel ,avec des volontaires, des stratégies pour accroitre le bonheur. Ainsi, elle décrit une douzaine de stratégies qu'elle nomme, d'un nom très signifiant, activités euphorisantes. Recommandation au lecteur : ne pas  jouer au glouton en voulant toutes les mettre en oeuvre mais davantage se laisser interpeller par une ou deux et les expérimenter.

Pourquoi vouloir devenir plus heureux ?

Les âmes critiques pourraient y voir une forme moderne de nombrilisme ou d'ego encore tourné sur  lui-même.

Or, plus de bonheur entraîne des phénomènes en chaîne : plus d'énergie au quotidien, un système immunitaire renforçé, et globalement une santé physique et psychique plus stable. Ce qui sera aussi profitable aux proches des gens cultivant ce bonheur.

Alors, comme le chantait Charles Trenet au siècle dernier, qu'attendons nous pour être heureux ?

Plus loin encore dans le temps, Voltaire semblait en être déjà très convaincu avec sa célèbre formule : " J'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé".

 

(1)  voir articles sur ce blog : dire Merci rend heureux et Anniversaire.

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Published by Michel BERNARD - dans livres ressources
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  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
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  • Michel BERNARD
  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
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