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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 22:05

Il est écrit à deux mains. L'une est celle de Jean Marie Phild, parapsychologue de renom installé à Montpellier; l'autre, celle de David O'Hare,  né au canada et médecin généraliste spécialiste de la cohérence cardiaque (1). Rencontre improbable entre la médecine et l'art de la clairvoyance.  INTUITIONS : apprenez à écouter votre voix intérieure pour prendre de meilleures décisions est le titre de cet ouvrage extra-ordinaire. 355-1-.jpg

Rassurons les lecteurs, le style et le contenus sont parfaitement accessibles, écrit dans un langage direct et ponctué d'anecdotes livrées à tour de rôle par chaque auteur. Et surtout cet ouvrage donne l'élan, l'envie de renouer avec sa petite voie intérieure nommée intuition. D'ailleurs, relèvent David et Jean Marie, beaucoup de nos décisions, au delà de la dimension rationnelle ( recherche de solutions, analyse par critère, examen des avantages et inconvénients) se soldent par un choix intuitif. Qu'est ce qui fera choisir le coloris d'une voiture de même marque entre un gris clair ou un gris foncé ? Une question de goût ? Une intuition ?

L'intuition provient de nos perceptions, de l'attention que nous portons avec nos sens à notre environnement. J'aime bien la définition proposée sur l'intuition : un brassage d'informations provenant de nos perceptions sensorielles internes ( par les 5 sens) et par nos perceptions extrasensorielles ( prémonitions, pressentiments et précognitions).

Jean Marie Phild pratique notamment avec les personnes qui le consultent le scanner du corps. En quelques secondes, il est à même , en observant la personne, de détecter des problèmes physiologiques existants ou susceptibles de se révêler. Dans la grande majorité des cas, cette clairvoyance est confirmée. Son approche est emprunte d'empathie : il informe, il prévient et laisse le soin à la personne de faire la démarche auprès d'un spécialiste de santé. Parapsychologue comme il se définit, il est consulté autant pour des questions de santé, d'avenir, de choix affectifs ou encore d'investissement financier ...Avec près de 20 ans d'expérience, et son don de clairvoyance aiguisé au fil des consultations, il considère que chacun peut progresser dans cette voie, celle d'être plus attentif à sa petite voix intérieure pour mieux guider son itinéraire et ses choix de vie.

David O'Hare est un médecin déjà bien reconnu comme spécialiste de la cohérence cardiaque qu'il a découvert auprès de son ami aujourd'hui disparu, le médecin David Servan- Schreiber.

Nourri d'exercices progressifs pour développer notre aptitude à utiliser notre intuition, notamment avec le recours à la respiration spécifique de la cohérence cardiaque, cet ouvrage nous invite à nous exercer avec le cycle intention-attention-intuition. Si je veux développer mon intuition, faut-il encore le vouloir, en exprimer mon intention. Ensuite, il s'agit de se recentrer, d'exercer une attention sur soi, son environnement matériel et humain. Et puis, laisser agir et laisser décanter pour que surgisse l'intuition.

Hier, dans cette dynamique, j'a vécu une petite expérience pittoresque. Participant à une journée de silence dans le cadre d'un cycle de formation à la méditation de pleine conscience (2), nous étions invités à garder  le silence y compris pour un repas tiré du sac que nous pouvions prendre à notre choix dans un vaste parc . Ainsi, je me suis installé à une table  de picnic à côté d'une autre participante. Puis observant ce qu'elle mangeait, notamment du comté, je me suis dit spontanément qu'elle était probablement originaire de Franche Comté. Peu après marchant dans le parking, j'observe une voiture immatriculée 25 (département du Doubs de la région de Franche Comté). En fin de journée, quand le silence fut rompu autour d'un pot convivial, je l'ai revu et avec malice, je lui ai demandé si elle ne venait pas de Franche Comté. Très surprise, elle m'a répondu oui immédiatement. Cet exemple amusant me confirme comment nos sens ( l'observation en l'occurence) quand nous les laissons agir, quand nous leur faisons confiance, nous guident vers des perceptions et des déductions qui dépassent la simple rationnalité. En effet , à moins de considérer que tout dégustateur de comté est un franc comtois d'origine, je pouvais complétement me tromper et par ailleurs, l'origine de cette personne ne faisait pratiquement pas de doute dans mon esprit !

Enfin, les deux auteurs insistent sur une clé de progression, la reconnaissance. En cultivant le merci aux signes perçus, aux intuitions justes, nous augmentons la probabilité qu'ils se reproduisent dans nos vies.

Merci à Jean Marie et David de nous ouvrir cette porte de l'intuition à la portée de chacun, avec simplicité, pédagogie et optimisme !  

 

(1) sur la cohérence cardiaque, voir article sur ce blog :  à l'écoute de son coeur  

(2) sur la méditation de pleine conscience, voir article sur ce blog : mindfulness ou la méditation de pleine conscience MINDFULNESS ou la méditation de pleine conscience

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 18:29

40%, c'est la conclusion scientifique à laquelle est parvenue Sonja Lyubomirski, un des chercheurs américains les plus renommés dans le champ de la psychologie positive. A travers des travaux et des comparaisons entre individus et jumeaux notamment, son équipe de recherche est arrivée à préciser que notre bonheur dépend seulement de 10% des circonstances extérieures (lieu de vie, contexte social, riche ou pauvre...) , de 50% concernant notre capital initial qu'elle nomme génétique (patrimoine hérité des parents biologiques) et qu'il nous reste donc 40% sur lesquels nous pouvons "travailler" à plus de bonheur. Même si nous pouvons être  sceptiques sur cette précision statistique sur un domaine qui apparait d'une grande subjectivité, il n'en reste pas moins vrai que plusieurs études scientifiques corroborent cette recherche, le bonheur peut se développer, s'entretient par des stratégies et des choix de vie. comment-etre-heureux.jpg

A travers son livre " Comment être heureux et le rester", elle dresse le portrait de personnes particulièrement heureuses et qui se caractérisent par :

- le fait qu'elles cultivent des liens forts avec leur entourage : amis, proches et qu'elles y trouvent du plaisir

- elles expriment naturellement de la gratitude. En cela, elles rejoignent Robert Emmons qui a démontré comment la gratitude peut changer une vie. (1)

- elles offrent souvent les premières une aide à leurs collègues de travail.

- elles témoignent d'optimisme face à l'avenir

- elles savent goûter les plaisirs simples de la vie et vivrent au présent.

- elles pratiquent régulièrement une activité physique pour maintenir leur forme et leur santé

- elles ont le sens de l'engagement dans un projet quel qu'il soit.

Enfin, elles peuvent , comme tout un chacun, traverser des crises, des drames mais elles ont appris à utiliser des stratégies pour tenir le coup et passer les tempêtes.

L'intérêt spécifique de la démarche de Sonja et son équipe est surtout d'avoir testé en réel ,avec des volontaires, des stratégies pour accroitre le bonheur. Ainsi, elle décrit une douzaine de stratégies qu'elle nomme, d'un nom très signifiant, activités euphorisantes. Recommandation au lecteur : ne pas  jouer au glouton en voulant toutes les mettre en oeuvre mais davantage se laisser interpeller par une ou deux et les expérimenter.

Pourquoi vouloir devenir plus heureux ?

Les âmes critiques pourraient y voir une forme moderne de nombrilisme ou d'ego encore tourné sur  lui-même.

Or, plus de bonheur entraîne des phénomènes en chaîne : plus d'énergie au quotidien, un système immunitaire renforçé, et globalement une santé physique et psychique plus stable. Ce qui sera aussi profitable aux proches des gens cultivant ce bonheur.

Alors, comme le chantait Charles Trenet au siècle dernier, qu'attendons nous pour être heureux ?

Plus loin encore dans le temps, Voltaire semblait en être déjà très convaincu avec sa célèbre formule : " J'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé".

 

(1)  voir articles sur ce blog : dire Merci rend heureux et Anniversaire.

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 16:43

"Simplement s'asseoir. Fermer les yeux. Ressentez-vous la différence ? Les yeux fermés, tout semble plus calme. A l'extérieur. A l'intérieur, l'agitation enfle. S'arrêter, se poser rend plus bruyant notre monde intérieur. Il surgit au premier plan de la conscience. Alors doucement, sans brusquer, sans SE brusquer, on regarde, on observe, on perçoit, on ressent. "

Jeanne Siaud-Facchin, psychologue reconnue, notamment comme spécialiste des surdoués et mise en lumière début 2012 dans l'émission  sur France 2 de Frédéric Lopez " Leurs secrets du bonheur", n'avait sans doute pas besoin de la méditation pour vivre. Ce qu'elle croyait intimement, elle qui courrait d'un projet à un autre avec une énergie de tous les instants. Et la proposition d'une session de 8 jours de méditation qu'elle accepte sur la pointe des pieds aux Philippines fait tout basculer.meditation-changer-ma-vie.jpg

Son ouvrage récent, " Comment la méditation a changé ma vie...et pourrait changer la vôtre !", écrit sur un ton alerte,  enjoué et teinté d'humour m'a fait goûté quelque chose de différent des ouvrages de  plus en plus nombreux sur la méditation . Je suis personnellement touché par la manière dont une psychologue se dévoile avec humilité et la manière dont elle articule avec brio les données scientifiques validant les effets positifs de la méditation et son témoignage personnel de méditante et de formatrice.

D'ailleurs, au coeur de cet ouvrage qui peut se lire comme un roman de vie, elle fait parler une de ses amies psychologues sur ce qui a  pu changer :

" Tu es toujours une source inépuisable d'idées et de réflexions pour aller encore et encore plus loin dans notre travail.....C'est la toile de fond qui a changé....Un espace plus clair, plus posé, où le temps n'a plus cette texture oppressante du toujours plus vite....Cette nouvelle posture, tournée vers le temps présent est un apaisement..."

En particulier, le chapitre sur la méditation au travail ne laisse pas indifférent. Elle l'a expérimenté en entreprise avec des groupes de volontaires. En matière de prévention et de gestion du stress, elle montre comment elle peut nous aider à nous reconnecter, à nous sentir reliés à nous-mêmes et en même temps au monde environnant. Quelques instants suffisent avant une réunion,  avant de se lancer dans un projet, pour se relier à soi-même nourri par la pratique de la méditation. Plus largement, elle ouvre un paysage vaste de pratique : des enfants, des couples, des patients en thérapie, et même des religieux qui ont retrouvé ainsi un second soufle dans leur vie spirituelle.

Ancrée dans un profond réalisme, elle souligne que la méditation de pleine conscience, celle que le pionnier américain Jon Kabat-Zinn a mis au point avec un programme de 8 semaines et appelée MBSR ( méditation de base pour réduire le stress), reste un apprentissage.

Sur un ton à la fois enthousiaste et rassurant, elle nous pose en filigrane une  question : " Et si j'essayais la méditation ?... car elle est accessible à tous".

Avec respect du lecteur, elle nous entraine sur plus de 300 pages, dans un voyage au  coeur de la méditation, celle qui élargit notre champ de conscience et nous relie plus directement à nos ressources intérieures.

 

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 21:49

PREMIERE APPROCHE

 

Vivre en conscience chaque moment de la vie, être là et bien là et pas ailleurs. Accueillir le moment sans jugement, sans impatience. Accueillir tout ce qui vient, sans présélection, toutes les émotions, sensations agréables et désagréables. Revenir finalement à son essence humaine profonde. Et, se mettre à un endroit où je peux voir passer mes pensées sans m'y accrocher, sans tomber dans la rumination ou encore la cogitation effrénée. Etre là, bien présent à moi même, aux sensations de mon corps, au rythme de ma respiration, au vagabondage normal du mental et aux émotions qui surgissent.

Cette démarche est appelée en anglais mindfulness et traduit en français par méditation de pleine conscience.

Le pionnier s'appelle Jon Kabat-Zinn. Professeur en biologie moléculaire et professeur de médecine aux Etats Unis, il a conceptualisé un programme de méditation s'inspirant de la méditation bouddhiste et visant à toucher le maximum de personnnes, au delà de leurs croyances ou non croyances. L'exploit de ce chercheur est bien de mettre à la disposition de tous une démarche guidée pour nous sortir du " trop plein ", de l'encombrement, de l'éparpillement de notre mental et nous déplacer vers  un "ici et maintenant" ancré.

Loin des clichés de la méditation zen dans laquelle chaque pratou-tu-vas-tu-es.jpgiquant, sur son coussin, se tourne vers le mur et dos à son voisin, cette approche méditative reste humanisante. Chacun, s'il l'a pratique dans un groupe de suivi avec un instructeur habilité par Jon Kabat-Zinn, reste en contact avec le groupe qui offre une dynamique aidante. Seul, chacun est invité à pratiquer chez lui, dans la rue en marchant, dans les gestes de sa vie quotidienne ou encore au coeur d'une forêt.

Quel est donc ce trésor ressurgi au début du XXIème siècle dans notre monde occidental très centré sur le haut, le cerveau et le mental ?

Dans son ouvrage de vulgarisation à recommander pour une première approche douce, "Où tu vas, tu es", Jon Kabat-Zinn écrit : " En nous retirant à l'intérieur de nous-mêmes, dans la tranquillité, pendant quelques moments chaque jour, nous sommes en contact avec ce qu'il y a de plus réel et de plus vrai en nous. Lorsque nous réussissons à nous recentrer, même pour quelques courts instants, confrontés aux turbulences du monde extérieur,...,nous sommes à l'aise partout, en paix avec les choses telles qu'elles sont, moments après moments."

Une instructrice méditteranéenne, ayant bénéficié de la formation auprès de Jon Kabat-Zinn, nous racontait une de ses anecdotes et une suggestion d'un exercice dans un lieu que nous pratiquons tous, la douche. Essayez d'être tout(e) seul(e) sous la douche sans faire de conférence (intérieure) avec votre voisin, votre cousin, votre employeur ou encore votre compagne (ou compagnon) ? Et si faire plusieurs choses à la fois (1) était une manière habile d'éviter d'être avec nous-mêmes ?

 

(1) voir article sur ce blog : êtes vous multivore ou unifiant ?

 

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 10:54

Je n'aime pas connaitre l'échec, j'évite de vivre des émotions douloureuses, j'ai tendance à les renier que ce soit la colère ou la tristesse,  j'ai un peu de mal avec la réussite car il me faut toujours faire mieux qu'avant. Enfin, je me sens dans un monde qui ne correspond pas à ma vision idéalisée et ce constat me crispe, me tend et moi- même, je ne suis pas celui que je voudrais être. Qui suis-je ? tour-dubai.jpg

C'est, vous l'avez peut être décodé en une fraction de seconde, quelques traits caractéristiques du perfectionniste. Tal Ben-Shahar, le professeur du bonheur de l'université d'Harvard (1) nous propose un beau parcours à travers son ouvrage " l'apprentissage de l'imperfection" (2) . Avec son sens pédagogique , il invite à des pauses régulières dans la lecture du style : "vous reconnaissez vous dans certains traits de caractère associés au perfectionnisme ? Quels retentissements ont-ils sur ce que vous vivez ?" Les traits cités étant : la recherche d'un parcours en ligne droite, la peur de l'échec, la concentration dominante sur la destination, la cible plutôt que sur le chemin, un angle d'opinion branché "tout ou rien", une attitude défensive, une attitude tatillonne, une rigidité, voire une attitude statique. La bonne nouvelle se situe dans la deuxième partie de l'ouvrage répondant à la question éternelle : comment sortir de la prison du perfectionnisme ?

 Tal invite les perfectionnistes du monde entier à ouvrir trois portes, trois passages : l'acceptation de l'échec, l'accueil de toutes les émotions y compris désagréables et en définitive, l'accueil de la vie ici et maintenant dans le présent. Concernant l'accueil de l'échec, lui même a été champion national de squash dans son pays d'origine, Israêl et a eu le désir fort de devenir champion du monde. Déterminé à le devenir, il est parti en Angleterre pour "coller" aux entraînements du champion du monde de l'époque. Dans un premier temps, au contact de son idole, il progresse. Mais, il y a un mais, il est conduit à un entraînement de plus en plus intensif : les blessures arrivent, bénignes puis plus graves.Et un jour, sur le point de gagner un grand tournoi en final, il est pris de crampe au pied et au bras. Alerté par son médecin et perclu de douleurs, il dut renoncer à son rêve de devenir champion du monde.

Est ce que cette histoire vous parle ?

L'acceptation de l'échec, c'est reconnaitre ses limites physiques, intellectuelles, ou encore émotionnelles  et , comme les formateurs en programmation neurolinguistique le disent avec humour, l'échec est un retour d'information sur soi qui n'est pas synonyme de culpabilité. Ce chemin de l'acceptation conduit à l'analyse de ce que l'on appelle " échec", dans la perspective d'en tirer des enseignements sur soi et sur son futur. Le perfectionniste risque de ruminer de manière obsessionnelle autour de la question " Bon sang, qu'est ce que j'ai loupé pour ne pas réussir ?" Et vous remarquerez que la forme de cette question n'a pas grand chose à voir avec celle ci : " Si demain, je me retrouve devant la même situation et le même contexte , qu'est ce que je pourrais expérimenter de différent ?".

Deuxième porte, accueillir ses émotions. Nous retrouvons toute la saveur de la culture de l'intelligence émotionnelle, l'intelligence du coeur. Parfois des perfectionnistes ont dressé un mur intérieur entre leur raison, leur cerveau et leurs émotions. Surtour penser, analyser, extrapoler, cogiter, mais  ne pas aller "sentir cette sensibilité " qui remue au fond de moi. " Qui ne sait pas pleurer de tout son coeur ne sait pas rire non plus". Il ne s'agit pas de ressasser sa colère contre soi suite à un échec mais de ménager un canal en soi pour accueillir cette émotion sans se laisser nécessairement déborder. " Ok, j'ai l'impression d'avoir perdu du temps,  louper un projet, égarer un dossier important,  mis à mal une relation, cet ami...j'en suis tout bouleversé, triste, défait. J'accuse réception en moi sans flagellation. Je respire pour laisser passer ses émotions, j'accueille cette vie qui passe. C'est comme si l'émotion sortait du coeur, de notre moi profond pour glisser au dehors. Je me remets debout et maintenant que j'ai  " nettoyé " mon sac émotionnel, je peux reprendre le chemin. Or, contrairement à la vision de beaucoup de perfectionnistes ou idéalistes, le chemin de notre vie n'est pas comparable à une ligne droite qui monte vers un 7ème ciel : j'ai vécu une enfance difficile, je vais vivre une adolescence plus heureuse et je vais m'éclater à l'âge adulte libéré de tout. Le chemin de chacun, y compris des "people" , est souvent sinueux, parfois dans le brouillard, creusé ici et là, avec des creux, des rétrécissements, des intersections, des ronces qui obligent à trouver un passage...Tal Ben-Shahar revient sur la force de la gratitude comme ingrédient de l'acceptation du réel. Ainsi, la lettre de gratitude envoyée à une personne à qui l'on est particulièrement reconnaissant est un acte d'altruisme non seulement bénéfique pour le destinataire mais aussi pour l'auteur, et ceci est démontré par des travaux en psychologie positive.

Parmi les pistes multipes proposées par Tal Ben-Shahar, j'ai relevé le PRP, non pas le Perfectionniste Redoutable et Parfait mais le schéma : Permission-Reconstruction- Perspective. Application. Cette semaine, j'avais une journée importante de formation à Paris. Mon train arrivant de Montpellier en gare de Lyon à Paris vers 9h 20, le lieu de formation était prévue avenue Georges V à 9h 30. Je convenais déjà que j'arriverais à priori vers 9h 45 sachant que le quart d'heure national de retard me serait favorable. Mais le plan cogité la veille ne donna pas le résultat attendu. D'abord, mon ticket de métro refusa de m'ouvrir le passage automatique et je dus faire une longue queue pour redemander des tickets valides. Puis, pensant gagner du temps en prenant le RER parisien, je dus en premier lieu attendre son départ et comble du comble, contrairement à ce que j'avais anticipé, il s'arrêta à toutes les petites stations. Enfin, j'arrivais au pont de l'Alma et partit dans le mauvais sens pour ensuite retraverser la Seine. Résumé : je suis arrivé après les 10 coups de 10 heures. Permission : je me relâche durant toutes ses contrariétés remettant en cause le plan de la veille, et j'accueille l'humain en moi, je me donne la permission d'être humain, là avec mon retard prévu. Certes, je suis contrarié, je risque de manquer le début de l'intervention très attendue d'un spécialiste des neurosciences. Reconstruction : après tout, c'est un bel exercice d'orientation dans Paris et le petit pas de course me prépare pour...la course que je ferai Dimanche. Vous l'avez compris, il s'agit de passer d'une vision négative du vécu à une vision positive.Reconstruire,c'est aussi, de manière cognitive, se formuler à soi-même un recadrage positif. Et alors, s'ouvre la Perspective : dans cette semaine, ce jour, cette 1/2 heure de retard a t'elle vraiment un poids lourd de conséquences ? Ma vie est-elle en jeu ? Oui, si je cours sans regarder en traversant une rue animée de Paris ! Alors, stop, je reprend la marche pour arriver au lieu de formation. J'ouvre la porte : le groupe est certes installé et je comprends instantanément que le conférencier renommé va tout juste commencer ! Je n'ai rien perdu !! 

Plus généralement, le perfectionniste voit de la contrariété partout dès que le plan prévu dans sa tête n'est pas respecté au millimètre près. Avec un entraînement de type PRP, il apprend patiemment à devenir bienveillant, indulgent avec lui-même avec un double effet : un relâchement de sa tension physique et nerveuse et, de manière contagieuse, une plus grande tolérance dans le regard sur les comportements de ces autres "imparfaits" autour de lui.

" Je m'appelle Tal et je suis un perfectionniste. La nécessité d'accepter  que ce perfectionnisme ferait toujours partie de ma vie a représenté pour moi une véritable libération." Et oui, prudemment , seulement à la fin de son ouvrage, Tal dévoile que c'est un vrai perfectionniste qui a écrit et montre ainsi le combat mené avec lui-même...jusqu' à devenir professeur de psychologie positive à Harvard.

Je m'appelle Michel et je reconnais, au fond de moi, une part de perfectionnisme. J'apprends à vivre avec, avec patience, humour et relativité. Et j'espère que cet article est imparfait, à relativiser, à nuancer, bref qu'il admet toute critique. Alors, bonne nouvelle pour vous lecteurs "perfectionnistes", lâchez vous et libérez votre créativité pour réagir .

 

(1) voir article sur ce blog : le rituel, une stratégie pour changer.

(2) " l'apprentissage de l'imperfection", TAL BEN-SHAHAR; collection Belfond.

 

 

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 15:24

Elle a à peine dix ans, vit tranquillement à Paris avec ses deux parents quand un coup frappé à la porte de leur domicile va faire basculer le destin d'une famille dans l'horreur. En effet, nous sommes en juillet 1942 et une page les plus sombres de l'histoire de la France est en train de se vivre au coeur de la capitale dénommée  de manière raccourcie : la rafle du vél d'hiv.

C'est l'histoire de cette fillette Sarah qui nous tient dans une puissance émotionnnelle tout au long du récit de Tatiana de Rosnay, auteur de ce best seller mondial qui a donné naissance à un film.elle-s-appelait-sarah-cd.jpg

Sarah, c'est l'histoire du combat à l'intérieur de soi, entre notre partie victime, notre partie persécuteur et notre partie sauveur. Une manière de revisiter ce récit tout à la fois profond, vivant et terrifiant sous la loupe de l'analyse transactionnelle et celle du triangle dramatique.

Sarah, déportée avec ses parents d'abord dans l'enceinte du vélodrome de Paris puis dans un camp proche de Paris a pu , avant la rafle, enfermer son petit frère dans une cachette avec une promesse : " Je reviendrai te chercher". Elle garde la clé précieusement au fond de sa poche. Dans un premier temps, elle se croit sauveur réellement de son petit frère et  c'est ce qui lui redonne sens au coeur de l'horreur, de la  promiscuité du vél d'hiv où l'eau, la nourriture et  l'hygiène minimum ne sont plus là.

Les jours s'écoulent, puis elle trouve le moyen de s'évader et rejoint, après moulte péripéties, la capitale pour retrouver son petit frère. Or, en arrivant, l'appartement est occupé par une famille française et elle découvre son petit frère mort depuis plusieurs jours...prisonnier de sa cachette ! De ce jour, Sarah porte au plus profond d'elle une culpabilité qui n'aura de cesse de la poursuivre .

Le paradoxe de Sarah, c'est cette double contrainte ou tenaille interne :  la victime et nous pourrions tous lui crier " Tu es d'abord une des pauvres victimes de l'élimination des juifs décidée par Hitler " et de l'autre côté, le persécuteur intérieur qui l'accablera et la tourmentera, dans l'histoire,  jusqu'à la fin de sa vie.

Comment Sarah aurait-elle pu sortir de ce dilemme ?

Imaginons une scène inédite dans le livre comme dans le film : Sarah rencontre un psychologue et entreprend un travail sans doute  long de deuil profond sur sa culpabilité, relit son histoire avec la mort de ses deux parents déportés et celle de son petit frère. Un acte aussi , celui de se pardonner à soi-même aurait peut être pu l'aider à apprivoiser cette culpabilité tellement ancrée.

Même si l'histoire ( fictive) de Sarah peut sembler lointaine dans le temps ( 1942) et dans le contexte (l'occupation), je suis moi-même très touché par la manière dont Tatiana de Rosnay nous la livre et nous interpelle en même temps sur nous mêmes.

Sommes nous victimes ou coupables d'événements que nous n'avons pas digérés ? Un devoir de mémoire, de relecture distanciée avec l'aide d'un tiers aidant peut aider à sortir de ces deux prisons ...

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 21:42

EPISODE 3

 

COACHER UNE PERSONNE AVEC L'ENNEAGRAMME

 

Pour le coach qui a goûté à pleines dents toute la saveur et la profondeur de l'ennéagramme comme outil de connaissance de soi et d'évolution personnelle, il est très tentant de vouloir l'utiliser avec ses clients.

Or, s'il existe effectivement un engouement des coachs pour cet outil relativement nouveau que l'ouvrage  de la hollandaise Renske Van Berkel met en exergue avec comme sous titre " Comment tirer parti de leur évidente complémentarité", la préface du spécialiste français Eric Salmon arrête un peu cet enthousiasme.

En effet, il montre que si Renske, formatrice en ressources humaines et formatrice de coachs est en capacité de déterminer à l'issue d'un entretien spécifique de coaching d'une heure et demi  à 2h le profil ennéagramme d'un client, cela n'est pas à la portée de tous et réclame  une longue pratique de l'ennéagramme et une connaissance intérieure de chacune des 9 bases. Il invite plutôt à ce que le coach propose au coaché de faire un stage à côté du coaching pour découvrir lui même son type. Ce qui évite, selon Eric, la toute puissance du coach.41DJS1SC7KL__SL500_AA300_.jpg

Ainsi, avec un oeil un peu en recul, dans la pratique du coaching, il n'apparait pas toujours aisé de proposer une approche ennéagramme car cela supposerait aussi que la personne soit très motivée pour approfondir la connaissance de soi alors que la tendance semble à l'obtention de résultats, d'objectifs concrets dans les meilleurs délais et en limitant le nombre de séances. L'ennéagramme, par sa dimension d'appropriation lente, semble donc délicat à proposer.

Pourtant, la personne accompagnée qui aurait découvert son type, pourrait y puiser au moins trois bénéfices immédiats :

- une plus grande acceptation de soi dans la compréhension de sa motivation profonde. Par exemple, un manager de type 9 ( caractérisé par une peur viscérale du conflit notamment) va mieux comprendre ce qui le rend très stressé quand une situation professionnelle se tend. En même temps, il va aussi mieux comprendre comment le fait de ne pas réagir devant les conflits peut générer une atmosphère lourde dans le service.

 

- une prise de conscience ici et maintenant d'automatismes de pensée ou d'agir liée à son type.

Un responsable de base 1 se voit en train de se justifier instinctivement devant ses collaborateurs car il  a du mal à admettre ses propres erreurs, marqué par la croyance qu'il faut toujours être parfait, infaillible pour être apprécié.

Le stop suggéré par Renske quand le client prend conscience dans l'instant de son automatisme est vraiment éducatif car il va permettre d'installer doucement et sans culpabilité cet "observateur intérieur" à l'intérieur de soi. Avec recul et cet observateur intérieur, un client de base 3 liée à la croyance qu'il existe essentiellement par sa réussite, par ce qu'il fait pourra faire un stop et sourire intérieurement s'il entend quelqu'un lui fait le reproche suivant : " Avec vous, on ne pense qu'aux objectifs, et vous oubliez complétement l'humain".

 

- la vraie perspective, à partir de cette acceptation et cet observateur intérieur, de pouvoir évoluer vers un comportement plus libre, moins emprisonné dans les automatismes. Dans son ouvrage, Renske van Berkel illustre ce changement par le cas de Mathilde, 32 ans et cadre dans une association. Mathilde ne comprend pas l'attitude nonchalante de ses employés  qu'elle qualifie d'inefficaces et qui gêne sa propre efficacité. Après un premier travail de coaching, elle découvre qu'elle se sécurise par un acharnement à réussir à tout prix pour être appréciée...et découvre son type 3. Le coach la confronte à l'hypothèse de savoir si les autres peuvent l'apprécier en dehors de la performance qu'elle incarne. Cela lui fait d'abord peur car situé hors de son cadre de pensée habituel puis, petit à petit, elle prend la mesure de cet autre regard sur soi et sur les autres : " Je peux exister, être appréciée sans nécessairement être constamment dans le résultat et la réussite". Dans les séances de coaching suivantes, elle apprend par ailleurs à verbaliser davantage ses émotions qu'elle ne montrait pas par peur de détériorer son image aux yeux des autres ( peur typique du 3). Consciente de ses excès de son style TGV ( très grande vitesse), elle fait le choix de ralentir sa propre cadence et oh miracle constate  que l'ambiance de travail, au lieu de tourner au vinaigre, s'est même fortement améliorée ! Osant montrer ses doutes et ses incertitudes, plus authentique avec elle et ses employés, eux-mêmes deviennent plus motivés pour avancer. Ainsi, elle atteint ses objectifs non pas en faisant encore plus du type 3 ( rendement, efficacité, objectifs...) mais , après prise de conscience , en étant plus vigilante pour créer du lien humain authentique. Cette trajectoire de coaching a l'avantage de proposer à la personne coachée des clefs pour mieux se comprendre et pour avancer en sortant des automatismes sur lesquels elle a pu se conforter depuis des années.

Enfin, une consolation pour le coach qui pourrait légitiment penser que proposer une découverte de son type pour le coaché peut s'avérer long et délicat , l'effet "ennéagramme" vaut, de mon point de vue, déjà pour le coach lui-même. Ainsi, en rebalayant rapidement les 9 bases, le coach de base 1 de part sa motivation principale ( toujours travailler parfaitement) aura tendance à voir instinctivement les points faibles du coaché avec un risque de trop d'exigence. Le coach de base 2, avec sa motivation principale ( être aimé de tout le monde), pourra privilégier la relation "affective"  avec son client au détriment des objectifs fixés. Le coach de base 3 avec sa motivation principale ( atteindre rapidement les objectifs pour être apprécié), très centré sur les résultats risque de passer à côté de la dimension émotionnelle et humaine de la relation coach-coaché. Le coach de base 4 de par sa motivation ( combler ce qui manque) peut oublier la réalité, l'ici et maintenant avec le coaché pour se focaliser sur un idéal à atteindre. Le coach de base 5 avec sa motivation principale ( rester indépendant) et son mode d'attention très mentale ( prendre du recul) risque de rester au niveau de l'analyse, de ses propres pensées au détriment d'une relation humaine avec son client. Le coach de base 6 de par sa motivation principale ( être en sécurité en tout lieu) peut exagérer ses doutes avec la question réflexe interne " Qu'est ce qui pourrait mal tourner ?". Le coach de base 7 de par sa motivation principale (rechercher constamment le plaisir immédiat pour éviter de souffrir) peut avoir la tendance de se centrer uniquement sur les aspects agréables des situations évoquées par le coaché, quitte à éluder des éléments de souffrance significatifs. Le coach de base 8 de par sa motivation principale ( être fort pour ne pas être contrôlé) aura une tendance naturelle à vouloir trop contrôler le processus de coaching et peut produire un effet de domination sur le client. Le coach de base 9 de par sa motivation principale ( préserver l'harmonie pour éviter le conflit) aura tendance à privilégier une ambiance conviviale avec le coaché au détriment de moment de confrontation source de progrès. Rassurons nous, tous ces types ont aussi par ailleurs des atouts dans leur forme de focalisation de leur attention et de leur forme spécifique d'énergie. A titre d'exemple, un coach de base 1 saura naturellement structurer un trajet de coaching et sera particulièrement apprécié d'un coaché de tendance "dispersée". Un coach de base 5 de par son approche à dominante mentale peut, avec plus de facilité qu'un autre coach, aider un coaché à sortir de l'emprise de ses émotions pour relativiser une situation.

enneagramme th-1

Enfin, l'ennéagramme pourrait mettre en relief trois grandes catégories "ouvertes" de coachs :

Les coachs de base 8,9 et 1 reconnus de centre instinctif ont tendance plus que les autres à réagir avec leurs "tripes", à donc agir ou réagir avec notamment le moteur de la colère.

Les coachs de base 2, 3 et 4 ont un centre dénommé "coeur ou émotionnel ", et ont plus naturellement une énergie qui "va vers", qui cherche à relier et sont fortement habités par un besoin d'identité et de reconnaisance. Enfin les coachs de base 5, 6 et 7 ont un centre dit mental et leur énergie les invite plus à une distanciation avec le réel par l'analyse, le raisonnement ou encore l'imagination.

Pourrait-on alors en conclure qu'une personne coachée aurait avantage à connaitre la base ennéagramme de son coach ? Est-il opportun pour un coach de le dévoiler à son coaché qui aurait préalablement une connaissance suffisante de l'ennéagramme ?

Ces questions, parmi d'autres, témoignent que l'ennéagramme demeure un beau sujet de questionnement et que son usage me semble encore en devenir dans un monde en quête de repères sûrs, durables et aidants.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 21:42

Oui, il y aurait 5 langages préférentiels de l'amour au sein d'un couple, selon le célèbre conseiller conjugual américain Gary CHAPMAN, auteur de plusieurs best sellers traduits dans 34 langues  à plus de 3 millions d'exemplaires...ce qui semblerait attester d'une crédibilité dépassant les cultures spécifiques des pays.

Que sont donc ces fameux cinq langages de l'amour ?

Après plus de 30 d'expérience de suivi de couples et de sauvetage de couples au bord du divorce, il a constaté que les attentes de chacun  touchent cinq domaines principaux ou , de manière plus romantique, cinq langages de l'amour :

- les services rendus

- les moments de qualité

- les cadeaux

- les paroles valorisantes

- le toucher physique.

Or, en échangeant avec des milliers de couples, il s'est aperçu que l'un pouvait être très porté sur le fait que l'autre passe par exemple l'aspirateur, s'occupe des courses, bref rende service alors que d'autres seront plus sensibles aux paroles valorisantes " Oui, tu es vraiment un super bricoleur !" ou encore : " Comme tu sais bien mettre en valeur l'aménagement de notre appartement !" Le drame, c'est quand l'un croit faire plaisir à l'autre en restant sur son propre registre. Monsieur  offre souvent des cadeaux mais Madame attend d'abord des services concrets. Elle se dévoue comme une sainte pour que le ménage soit impeccable, mais est rarement disponible pour vivre un moment de détente, de qualité en couple....ce que lui attend depuis leur lune de miel !

Comment alors retrouver une bonne longueur d'onde en couple  ? Simplement, propose Gary en repérant plus précisément le ( ou les) langages préférés du conjoint ou compagnon.

Difficile pourraient objecter certains car je ne suis pas psychologue ou particulièrement perspicace.

langages-de-l-amour.jpg

Alors, je vous propose un moyen concret agréable et ludique pour avancer.

 

1) Donner à chacun une enveloppe contenant 5 cartons avec l'inscription sur chacun d'un des 5 langages de l'amour

 

 2) Chacun reçoit une enveloppe et retire de l'enveloppe ( sans le montrer au partenaire) le ou les langages qu'il préfére chez le conjoint ou le partenaire.

 

3) Le jeu commence : par devinette, suggestion, mime ou tout ce qui vous vient à l'imagination, faites découvrir à votre autre moitié votre langage de l'amour préféré.

 L'expérience, dans un climat ludique, est très agréable .

Reste ensuite à concrétiser !

Quel cadeau allez vous  lui offrir pour la Saint Valentin ?

Attention, car le  cadeau le plus apprécié sera peut être celui  qui est sur la même portée du langage de l'amour préféré : quel service lui rendre en particulier ? Quel moment de qualité lui proposer ? Quelle parole touchante et sincère lui exprimer ? Quelle forme de relation amoureuse , de tendresse suggérer ? Ou encore quel cadeau matériel  acheter ?

Et si, pour ne pas vous tromper, vous faisiez exceptionnellement un bouquet pétillant et fantaisiste de tous ces langages ? La Saint Valentin n'a lieu qu'une fois par an et l'amour durable mérite bien d'être régulièrement réactivé pour réveiller les premières étincelles et renouveler le feu de l'Amour.

 

 

 

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 21:43

Je suis composé de 22 pages ( sans les annexes) dans un format type agenda de poche

Mes trois premières phrases sont :

" 93 ans. C'est un peu la toute dernière étape. La fin n'est plus très loin."

La dernière phrase :

" A ceux et celles qui feront le XXIème siècle, nous disons avec notre affection :

CREER, C'EST RESISTER

RESISTER, C'EST CREER."

Je suis déjà diffusé à près d'un million d'exemplaires.

En quelques semaines, je suis devenu un best-seller en France.

Qui suis je ?

 

La réponse : bien sûr, "INDIGNEZ VOUS !" de Stéphane HESSEL.

 

Qu'est ce qui a donc fait le succès populaire, le raz de marée de ce petit opuscule dont l'auteur lui-même est le premier supris.

De mon point de vue, il y a vraiment un mystère Hessel car beaucoup d'éléments plaidaient pour qu'il passe plus ou moins inaperçu dans les sorties littéraires. Voici d'abord quelques arguments qui plaident contre .

Le texte est court, seulement 22 pages.

L'auteur brosse des constats assez généraux sur l'écart croissant entre riches et pauvres, l'importance d'agir en réseaux pour défendre les droits de l'homme, et au passage, le voilà qui salue l'émergence des organisations non gouvernementales, les associations militantes qui ont de l'influence sur les décideurs. Puis, des convictions qui sont aujourd'hui de fait de plus en plus partagées dans un monde secoué régulièrement par la violence, des lieux de travail aux Etats. " Je suis convaincu que l'avenir appartient à la non violence, à la conciliation des cultures différentes". Et il ne propose aucune solution nouvelle ou spécifique au mal moderne de la violence, de la dictature des puissances de la finance.

Rien de bien révolutionnaire dans ces propos écrits dans un style clair mais sans pétillant littéraire particulier.

Alors, comment expliquer le succès de ce petit livre qui se diffuse de bouche à oreille dans les milieux les plus divers et s'offre même en cadeau ?

Je risquerais quelques arguments prélevés ici et là, notamment dans la presse.

Le texte court peut être un argument positif pour celles et ceux qui n'ont pas le goût de lire des ouvrages longs de 200 à 300 pages. 22 pages et 7 pages annexes, cela reste digeste.

L'homme, Stéphane HESSEL, ne peut être taxé par la sortie de ce livre d'opération business, marketing. Ses jours, comme il l'écrit très clairement en début d'ouvrage, sont comptés.

Et surtout, Stéphane HESSEL est marqué du  sceau d'une légitimité hors parti politique, hors groupe d'influence, celle de l'histoire. Il a été un élément majeur du conseil national de la Résistance sous l'occupation et un des inspirateurs de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Il n'a , si vous me permettez l'expression, "aucune casserole accrochée dans le dos".

Il a donc cette belle légitimité d'un vieil homme symbole d'une histoire de résistance à l'ennemi en se rappelant qu'il a été déporté dans un camp de concentration en Allemagne et qu'il s'en est évadé.51Ns7GzE9lL SL500 AA300

 Mais cela ne saurait justifier ce succès. D'autres ,avant lui, ont su écrire des récits historiques emprunts d'authenticité et n'ont pas connu le même succès.

J'ose donc une hypothèse. Stéphane HESSEL, dans son écrit sorti en décembre 2010, fait miroir direct aux inquiétudes montantes des citoyens déstabilisés par la crise et par le fait d'une perte de confiance radicale dans beaucoup d'acteurs : du politique, en passant par le banquier, jusqu'aux industries pharmaceutiques ( cf le médiator,médicament reconnu "coupable" de la mort de plus de 500 utilisateurs). Ce livre est comme une soupape réveillant des valeurs fortes auxquelles nous sommes pour la plupart très attachés : le respect de l'homme dans ses droits économiques et sociaux, l'égalité des droits , et le droit par dessus tout à s'indigner de réalités inacceptables, des pauvres au coin de la rue aux violences meutrières aux quatre coins de la planète, le terrorisme, .

Petit ingrédient qui relève le tout. Le ton n'est ni plaignant, ni arrogant, ni pacifiquement neutre. Il ouvre sur une autre émotion, une émotion du registre de la colère mais une colère apprivoisée, intériorisée, l'indignation.

Ainsi, sans faire de testament, avec simplicité et l'élégance d'un vieil homme qui ne cherche même plus à donner des leçons de morale, il veut réveiller le citoyen , le sortir de la tiédeur de l'indifférence, avec un seul slogan : indignez vous !

 

Dans la même veine, les voeux de Stéphane HESSEL pour 2011 sur Youtube médiapart avec un zeste d'humour .

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:46

NOEL, historiquement synonyme pour le monde chrétien et croyant de l'arrivée d'un petit enfant nommé Jésus dans une modeste étable est devenu au fil du temps de notre monde dit moderne, le grand big bazar de la consommation. A tel point que des enfants interrogés dans la rue étaient dans l'incapacité de citer l'origine de NOEL !

Les magazins et grandes surfaces ouvrent des week-ends entiers en décembre, pratique qui semble se banaliser alors qu'au départ, elle avait fait réagir le corps social revendiquant qu'un jour de repos, sans consommation, c'est une respiration salutaire pour un être humain trop souvent hâpé par la spirale du travail ou encore de la publicité. Avec l'arrivée des nouvelles technologies toujours plus compactes, donnant plus de fonction, d'options de forfait et donc plus de séduction auprès des consommateurs, c'est à qui aura la dernière console , la dernière wii la plus sophistiqué ou encore le dernier iphone dernier cri, en tête du hit parade sur le marché économique du Père Noêl. Et signe des temps, des jeunes américains âges à peine de 10 ans revendiquaient pour leur cadeau de Noêl, dans le cadre d'un sondage, déjà "l'artillerie phone" de leurs aînés, à savoir l'achat d'un iphone ! Dans ce " toujours plus " ,  une voix à contre-courant s'élève et rencontre un écho de plus en plus large sans pour autant user de l'impact médiatique de la déesse télévision, celle de Pierre Rabhi.

Qui est Pierre Rabhi ?

Originaire d'Algérie, Pierre Rabhi est arrivé en France avec sa famille d'adoption, a connu le milieu de l'entreprise puis s'est tourné vers l'agriculture biologique, la réflexion pour une économie de l'équité entre pays du sud et pays dits avançés. Souvent cité comme un des  penseurs écoutés du développement durable sur un plan international , il a écrit un beau livre  intitulé "Vers la sobriété heureuse". (1)sobriete-heureuse.jpg

 

Et là, changement de décor, avec poésie, à l'appui d'un récit personnel d'une enfance passée près d'un père forgeron et la beauté nostalgique d'un monde rural vivant fortement du lien social et disparu sous le coup de boutoir colonisateur de l'industrialisation, il nous lance un appel vibrant. Regardons avec lucidité  notre "pseudo-économie" qui produit toujours plus avec plus de pauvres et de laissers pour compte. Si chaque habitant sur cette terre consommait comme un européen, il faudrait 3 planètes et comme un américain, au moins 5 !! Il est donc urgent de revoir notre style de vie, et dans sa proposition globale , la charte internationale pour la terre et l'humanisme, il nous pose deux questions indissociables : quelle planète laisserons nous à nos enfants ? et quels enfants laisserons nous à notre planète ?

Comment changer de style de vie pour renverser le mouvement ?

Un mot résonne en filigrane de sa démonstration : la sobriété heureuse. Mot d'ailleurs que l'auteur se refuse à enfermer dans une définition "prête à penser". Elle affleure autour de l'autolimitation, de la modération, du sens de l'équité en pensant à ceux qui n'ont même pas le minimum vital pour survivre. Plus loin, c'est une attitude de gratitude envers notre planète terre qui nous a tant donné pour vivre en se rappelant que ses ressources s'épuisent rapidement. C'est encore l'idée qu'il y a un rééquilibrage à opérer entre le masculin et le féminin, déjà dans la gouvernance, estimant que les femmes, par nature, sont davantage protectrices de la vie que les hommes. Et puis cette sobriété heureuse, c'est le choix conscient des moyens utiles à nos besoins vitaux en renonçant au superflu. Et là les marges de progrès sont immenses !

Alors, une question, la sobriété heureuse est-elle accessible à tous ?

Oui répond Pierre Rabhi à condition de se relier collectivement à une forme d'intelligence. En changeant notre regard sur le monde, en déconstruisant  les fondements de notre modèle dit économique pour faire émerger une liberté de penser, d'imaginer et d'agir;

Et là, Pierre Rabhi sait de quoi il parle. En effet, parmi ses mutiples initiatives,  il a été à l'origine de l'expérience en 2003, dans la Drôme, aux portes de la Provence, du site écologique, solidaire et pédagogique des Amanins (2). Sur ce site, se côtoient une école dans laquelle les enfants sont sensibilisés très tôt à l'écologie et au vivre ensemble par la coopération, une ferme aux méthodes visant à préserver la terre pour produire une nourriture saine, et des bâtiments utilisant les énergies renouvelables comme le soleil et le bois. Ce lieu est aussi accessible au grand public pour des stages ou des journées de sensibilisation.

Et laissons le mot de la fin à Pierre Rabhi très sensible à l'intelligence des peuples terriens desquels il rapporte cette pensée :

 

Seulement après que le dernier arbre aura été coupé,

 

Que la dernière rivière aura été empoisonnée,

 

Que le dernier poisson aura été capturé,

 

Alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas.

 

Et si NOEL était plaçé sous le signe de la sobriété heureuse autrement dit la joie, le contentement d'avoir ce qu'il faut pour vivre sans chercher le "toujours plus".

 

(1) "vers la sobriété heureuse"; collection Actes sud

 

(2) site internet : lesamanins.com

 

 

 

 

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  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
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