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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 20:31

Ce matin, 10 h, Paris, dans une salle de formation,  je participe à un atelier pour m'initier avec d'autres novices à une nouvelle méthode de lecture venue d'outre-atlantique dont l'américain Paul Scheele (1) est le concepteur, le photoreading ou, si vous préférez, la photolecture. La formatrice française, Thérèse s'est formée auprès de l'américain. Chaque participant dispose sur son bureau , de feutres, d'un petit cerveau en mousse pour se détendre ( le cerveau !), un bloc de post it, un puzzle à reconstituer et le livre du concepteur de la méthode qui vient de sortir en France.  Les murs de la salle sont tapissés de citations et de dessins interpellant : le lieu est agréable et chaleureux. 

 Thérèse, avec beaucoup d'enthousiasme et de conviction, nous invite d'abord à inscrire notre objectif sur une feuille puis rapidement évoque la méthode en "accéléré" : heureusement, j'ai lu le livre de Paul Scheele car je m'en imprègne depuis quelque temps. Puis , c'est l'étape clé dite photofocus avec une lecture d'une page par seconde, soit environ 25 000 mots par minute. Stop, je m'arrête là. En fait, il y a un ingrédient qui change le décor : cette séance d'initiation est sous le regard d'une caméra de télévision, d'une perche micro tenue par le preneur de son, d'un contrôleur d'image avec son petit écran et d'une journaliste... en sitting par terre.photolecture

Et je prends brusquement conscience que c'est bientôt la télévision qui prend le contrôle "pédagogique" de la séquence en donnant des directives à l'intervenante : " Reprenez  le geste de feuilleter l'ouvrage; prenez l'objet symbole du bâton de parole à nouveau pour un gros plan,... passer directement à cette étape là..." Et l'intervenante conciliante de s'adapter en rappelant que la méthode passe par telle et telle étape dont notamment une relaxation physique et mentale trop longue et pas "télévisuelle". Je me sens  alors moins participant à un atelier et davantage cobbaye d'une expérience.

Et je m'interroge sur le résultat final, la diffusion sur les écrans de télévision prévue le 2 septembre (sans certitude de date, a prévenu la journaliste) : comment la télévision va t'elle rendre compte en moins de 3 minutes d'une méthode originale éprouvée aux Etats Unis depuis plusieurs années et  faisant appel au cerveau conscient et au non conscient ( concept plus subtil) en étant fidèle à l'esprit et à la  pédagogie ?

Commentaire : c'est de mon point de vue le format télévisuel et sa durée courte qui impose sa norme et son rythme . Or, j'ai observé que cette contrainte et cette pression du temps ont crée du stress autant pour l'intervenante que pour les participants . Heureusement, en cours de route, Thérèse a eu la belle intuition de proposer ( hors caméra) un exercice ludique de brain gym (2) pour "échauffer" d'une certaine manière les deux hémisphères cérébraux à travailler ensemble et en harmonie.

Conclusion : si vous vous intéressez aux méthodes du mieux apprendre et notamment aux méthodes de lecture rapide , le mieux , c'est peut être de commencer par lire le livre...qui vous propose une manière très pittoresque de l'aborder en fonction du temps que vous voulez y consacrer. Il ne s'agit pas tant de lire à toute vitesse ( le titre  de l'ouvrage est ambigu de mon point de vue) mais plutôt de lire de manière méthodique et dans une posture dite de vigilance détendue pour mémoriser durablement...sans se prendre la tête !

 

 

(1) expert en PNL et en techniques d'apprentissage accéléré, co fondateur de la société Learning Stratégies aux Etats Unis

 

(2) méthode  appelée aussi kinésiologie éducative mise au point par le docteur Paul Dennison et favorisant par des exercices physiques un équilibre émotionnel et mental propice à la concentration et aux apprentissages.

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 04:16

SORTIR DE LA VIOLENCE AVEC MARSHALL ROSENBERG

 

 

Quand je ne peux pas dire avec des mots,

je risque de retourner la violence contre d'autres ou contre moi.

 

Des "vagues" de suicide dans certaines entreprises qui ont fait la une des médias,  à la violence de joueurs ou de supporters sur des terrains de football, en passant par un ton agressif qui veut montrer sa domination au cours d'une réunion, la violence est bien présente au coeur de nos sociétés et peut entrainer à des extrémités d'acte que les protagonistes n'avaient pas imaginées au départ. 

Dans ce contexte, il est à souligner que chacun, chaque institution est à la recherche du " Comment prévenir ?" ou encore " Comment aider les personnes à ne pas franchir la ligne rouge d'une violence qui est peut être déjà en germe dans un regard ou dans un ton de voix " ?.

Le processus de communication élaboré par le psychologue américain Marshall Rosenberg, disciple de Carl Rogers dans les années 1970 apparait  être un outil de prévention particulièrement pertinent.

En invitant le lecteur à plonger dans son ouvrage de référence (1), rappelons rapidement les 4 étapes du processus :

 

1 revenir aux faits, en recherchant l'objectivité, le non jugement.

ex : " Vous m'avez dit que mon dossier était nul"

 

2 revenir à soi et aux sentiments ressentis liés au fait déclencheur

ex : " j'ai été surpris et choqué"

 

3 à partir de cette clarté sur son ressenti, exprimer le besoin insatisfait

ex : " J'ai vraiment besoin de compréhension et de considération"

 

 

4 oser, en s'appuyant sur l'énergie du besoin, affirmer de manière directe, une demande à l'interlocuteur susceptible de répondre au besoin insatisfait ou en souffrance.

ex : "Est ce que vous seriez d'accord pour m'exprimer ce que vous mettez derrière le mot " nul " en terme de constats concrets ?"

 

Ce déroulé en 4 étapes, que les formations en "communication non violente" proposent de travailler en jeu de rôles et d'intégrer dans sa manière de parler et d'être, révèle des ingrédients susceptibles de "tuer" la violence dans sa racine.

 

1 revenir aux faits, c'est remettre aux commandes l'hémisphère gauche, celui du rationnel, de la logique alors que la violence peut nous entraîner hors de nous, dans une spirale émotionnelle pouvant atteindre l'insulte ou encore l'agression physique.

 

2 revenir à soi, à sa sphère émotionnelle pour nommer le sentiment , l'émotion qui nous habite, qui nous agite, c'est déjà en la nommant, la mettre un peu à distance : je ne me réduis pas à ma colère, ma honte, ma tristesse, mon désarroi...Je l'assume comme émotion à un moment donné. Et les émotions sont comme les nuages dans le ciel, elles passent.

 

3 Nous touchons là à l'originalité de la proposition de Marshall Rosenberg. Les sentiments sont l'aspect visible, comme le haut d'un iceberg au dessus de la mer, de quelque chose de plus profond, le besoin. Un sentiment négatif est un révélateur d'un besoin insatisfait. Alors, plongeons sous l'iceberg pour repérer ce besoin. Travail pas si évident quand on s'initie à la démarche. Cependant, le besoin a la force de l'universalité . Parler d'un besoin de respect, d'un besoin de reconnaissance ou encore d'un besoin de sécurité est un langage immédiatement accessible à mon interlocuteur.

Accrocher son sentiment à un besoin et le verbaliser, c'est déjà se relier à l'autre de manière pacifiée.

" Oui, quand vous m'avez dit que mon dossier était nul, j'ai été surpris et choqué. J'ai besoin de comprendre ce que vous mettez derrière le mot "nul" et j'ai besoin de respect aussi."

 

 

4 Le processus de communication pourrait s'arrêter à l'étape 3. Ce peut être le cas quand la situation ne permet pas d'aller évoquer le problème avec l'interlocuteur que l'on estime à ce moment là non réceptif .

Cependant, le processus invite à ne pas rester centré sur soi, son sentiment et son besoin, pour oser une stratégie de demande envers l'autre.

Demande qui mérite d'être calibrée, adaptée à son interlocuteur, et réaliste.

Elle s'inscrit dans la croyance que , si j'ai trouvé le chemin pour toucher l'autre dans son intériorité sans violence et avec respect, je me donne des chances pour ouvrir une fenêtre de négociation.

 

la girafe, symbole du langage de la communication non violente (2)

 

girafe

En pratiquant ce processus depuis dix ans, je peux témoigner de cet effet d'ouverture de fenêtre parfois surprenant. A quoi cela  tient-il ?

- il est à l'antithèse de la posture de victime de violence : j'entends la violence des mots, de l'attitude, je la détecte et j'accueille en moi ce qui est touché. En quelque sorte, je pratique une auto empathie. Je me place dans une posture pro-active.

- je ne m'enferme pas dans la rumination de la vengeance, de ce qui me ronge mais je cherche activement le chemin de sortie de violence. Qu'est ce que je peux dire, faire avec mes limites et avec cet interlocuteur à l'instant T ?

- l'apprentissage de ce processus dans le temps, la patience nous permet de nous connecter plus vite à nos besoins , source de vie. Et ce sont eux qui donnent l'énergie,la légitimité de la demande y compris pour des personnes qui ont du mal à s'affirmer naturellement.

 

Certes, comme je le répète souvent à l'occasion de stages de formation, ce processus n'est pas une potion magique qui transforme la violence en non violence par des mots,  il invite davantage à entrer dans un chemin avec un questionnement permanent sur soi : "Là, dans cette situation, qu'est ce que tu peux te dire à toi même et dire à l'autre pour sortir du rapport de forces, de l'impasse ?" (3).

 

Enfin, j'ai eu l'occasion de vivre un stage il y a plusieurs années avec Marshall et j'ai été frappé par deux traits de sa personnalité. Sa grande humilité. Fondateur du centre mondial de la non violence aux Etats Unis, il a parcouru plus de trente pays pour faire connaitre ce processus dont des pays en guerre. Il a même initié un stage en Suisse associant palestiniens et israêliens ! Avec une guitare, devant 400 personnes réunies à l'Unesco, il a aéré son propos avec des chansons...alors qu'il ne se dit pas artiste ! Son sens aigû de la bienveillance pour aller chercher le meilleur chez l'autre. En effet, le premier pas décisif sur ce chemin, c'est de "concentrer notre attention là où nous avons le plus de chances de trouver ce que nous cherchons".

 

 

(1) Les mots sont des fenêtres ou des murs, initiation à la communication non violence. Edition La découverte.

 

(2) voir explication du symbole dans l'article sur ce blog " L'empathie une valeur qui remonte par temps de crise"

 

(3) Développer des relations de coopération en milieu professionnel, sortir des rapports de force. Michel BERNARD. Edition chronique sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 23:11

" Je me suis levé, j'ai bu un verre d'eau, et j'ai prié jusqu'à l'aube. C'était comme un grand murmure de l'âme. Cela me faisait penser à l'immense rumeur des feuillages qui précède le lever du jour. Quel jour va se lever en moi ?" Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne.

Cette citation en prologue de l'ouvrage de Christophe André " Les états d'âme : un apprentissage de la sérénité" est une belle ouverture sur le chemin que nous ouvre ce médecin psychiatre parisien déjà auteur de nombreux ouvrages médiatisés.

Les chapîtres résonnent comme la voie douce et délicate de Christophe André et nous entrainent sur des chemins très variés : douleurs et douceurs des états d'âme, le calme et l'énergie, deux facteurs importants de sérénité intérieure, guérir de la maladie matérialiste, compassion, auto compassion et force de la douceur pour conclure sur les sagesses du monde.

De ce parcours très vallonné au coeur de l'âme humaine pour y discerner des lumières vers la sérénité, une quête permanente de l'homme, je retiens notamment deux axes parmi d'autres : la maladie matérialiste et la pleine conscience.

" Trop de choix, trop de stress" . Combien de fois avons nous hésité devant des rayonnages de super ou d'hyper marché, incertains du bon produit au meilleur rapport qualité prix ! En effet , de nombreuses études démontrent  que la profusion de choix est stressante et avec l'hypothèse de plus de regret s'il s'avère que le choix nous parait à l'usage insatisfaisant.

Plus grave, la rapidité, la dispersion, l'abondance bloquent en nous les expériences de lenteur et de réflexion. Nous pouvons alors devenir des victimes déboussolées de ce que Christophe André appelle d'un mot pittoresque, les distracteurs marchands qui polluent et envahissent nos esprits. Caricatural , pensez vous ? Constat complémentaire, le libre service qui se généralise avec le déploiement des grandes surfaces, et maintenant des caisses automatiques sans caissière " humaine" tend à faire augmenter la consommation contrairement au magasin avec vendeur.

Suggestion de l'auteur pour freiner notre course plus ou moins conditionnée de consommateur : faire des exercices de non consommation, aller dans une grande surface après un bon repas, s'exposer à la profusion de nourriture et  se demander ce qu'on  aurait acheté à jeun; boycotter ce qui est placé systématiquement près des caisses. L'auteur rejoint aussi le mouvement de la simplicité volontaire en émergence visant à faire des choix plus conscients  et en privilégiant l'essentiel, l'indispensable face au superflu. En période de crise, cette résistance active à la maladie matérialiste peut trouver sens en terme de solidarité avec les plus fragiles et démunis dont le nombre hélas ne se réduit pas. C'est probablement un bon remède des plus naturels !

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Deuxième axe : la pleine conscience. Rassurez vous, le propos n'est ni new-âge, ni plongeant dans les hautes sphères du mysticisme. L'auteur, à sa manière, nous invite à retrouver le goût du temps présent, habiter le plus souvent possible ce présent, cet ici et maintenant. Des outils peuvent nous y aider comme la méditation qui n'est pas réservée à la seule pratique religieuse et qui s'invite de plus en plus chez Monsieur tout le monde. Des petits trucs qui n'ont l'air de rien : s'arrêter, arrêter une activité en plein milieu et observer ce que je suis en train de faire, ce que je ressents et sur quoi portait ma pensée . Et plus la pression est forte dans la gestion de son temps, et plus l'exercice peut s'avérer salutaire.

Stop, je m'arrête, je prends quelques secondes de vraie respiration profonde (1) et puis je peux repartir,comme une baleine qui a repris soufle avant de replonger à nouveau au fond de l'océan.

Repérer le pilote automatique. De quoi s'agit-il ? De tous nos programmes mentaux qui nous font automatiser des gestes, des réflexes : du brossage de dent le matin, en passant par des tâches répétitives du jour. Certes , ces automatismes nous libèrent le cerveau mais certains ouvrent la boîte des diablotins des ruminations. Je mange machinalement au self et je rumine sur un dossier qui me "mange du temps inutilement selon moi"...Sortir de temps en temps du pilotage automatique, c'est reprendre sa pleine conscience de l'ici et maintenant un peu comme le docteur Vittoz (2) le suggère dans sa méthode : se sentir ouvrir une porte, monter un escalier, ou encore prendre le temps de savourer avec l'odeur, le geste , les lèvres... un café plein d'arôme.

Enfin, dans cette invitation vers la sérénité, je retiens le propos de David Thoreau, philosophe naturaliste américain, " pouvoir regarder le soleil se lever ou se coucher chaque jour, afin de nous relier à un phénomène universel, préserverait notre santé pour toujours."

Oui, de ces pistes vers plus de sérénité, d'intériorité nous aidant à sortir plus facilement des conditionnements sociaux et de nos propres conditionnements de pilotage automatique, il y a un enjeu majeur pour chacun : sa santé !

 

 (1) voir article sur ce blog : slow down

 

(2) voir article sur ce blog : une tasse de thé...pleine de révélation !

 

 Christophe André : " Les états d'âme : un apprentissage de la sérénité" ; Odile Jacob,2009.

site christopheandre.com

 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 22:44

SLOW
           DOWN


Ce titre anglais peut peut être déranger les puristes de la langue de chez nous, le français. Cependant, je l'emploie à dessin car il vise à nous alerter, et répond à un mouvement , celui de ralentir, de reprendre le temps de vivre...De quoi s'agit-il ?



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De crier halte à nos conditionnements d'hommes et de femmes pressés.
Pressés pour aller à son travail ( le temps est compté), pressés pour en revenir.
Pressés par la dégringolade des mails sur sa boite arrivée courrier, ouf , çà s'arrête enfin !
Pressés par le rythme télévisuel de spots courts, brefs, parfois violents aux  journaux du 20h. Pression, zapping ( décidément , encore un mot d'origine anglaise) et encombrement. Notre cerveau arrive en fin de journée après avoir subi un bombardement non pas de missiles mais d'informations tout azimut, en provenance de notre environnement, de l'ordinateur, du portable, de l'iphone, de la radio ou encore de la télévision. Lequel d'entre nous a t'il eu l'occasion de vivre un "jeûne" de moyens de communication, ne serait ce qu'une journée, un week-end ?.
Cette expérience, je l'ai vécue récemment avec un groupe de coachs qui s'est regroupé le temps d'un week-end dans un refuge au coeur du Vercors dans un  paysage de pure beauté, entre neige vierge, sapins et rochers . Or le portable ne passait pas. Quel bonheur !
Au moment des pauses dans nos temps de travail , personne n'était tenté de sortir son portable ( réflexe devenu traditionnel aujourd'hui dans les réunions, les colloques...au moment des pauses) et dans un refuge à la vie simple autour d'une cheminée et entre deux ballades en raquettes, il ne restait qu'une alternative : vivre ce qui était donné de vivre dans l'ici et maintenant. Et au coeur de ce paysage , le donné ,c'est la contemplation de la nature, la neige, sentir ses pas , voir ses traces dans la neige vierge, goûter son soufle dans la froidure du matin, goûter le silence des lieux...
Oui, slow down. Cette expérience m'a aidé à vivre ce rythme en lien avec la nature et  qui a d'ailleurs contribué à une belle cohésion et production collective. Chacun en garde un souvenir marqué. Mais, revenu dans la vallée du bruit, du rythme, du stress, comment vivre ce "slow down" dans son quotidien ?


PAUSE LECTURE :

Demain, je fais le choix de "slow down", de ralentir mon rythme pour goûter l'ici et maintenant, qu'est ce que je peux décider consciemment de faire dans ce sens ?

Reprise de lecture...calmement à votre rythme !

Comme le souligne le docteur Palardy ("Mon code de vie"),
notre cerveau consomme 25% de l'oxygène utilisé par l'organisme au repos. Ainsi, notre respiration sert non seulement au corps mais également à régénérer nos neurones et apaiser notre esprit. Dans cette perspective, il recommande vivement la respiration abdominale à la portée de tous. Il va même à la recommander toutes les heures !
Enfin, la connaitre et la pratiquer ( 5 fois de suite recommandé) est déjà un premier pas vers ce retour à notre nature profonde.
Conditions : dans une position confortable, détendue ( épaules, trapèze) assis, debout ou encore allongé, inspirer au moins sur 6 à 8 secondes et expirer 8 à10 secondes ou un peu plus avec la bas ventre ( en mettant si besoin une main sur le bas du ventre pour sentir le mouvement du diaphragme). Puis rester en apnée à la fin de l'inspiration, sans respirer pendant 2 à 5 secondes ( sans chercher la performance qui serait à contre courant ). Les pratiquants de yoga parmi vous retrouveront ce qu'on nomme la grande respiration avec en fait deux apnées , une à la fin de l'expir ( poumons vides) et une à la fin de l'inspir ( poumons pleins). Que produit cette dernière apnée ? Si je suis branché sur moi, je vais ressentir un bien être du corps tout entier rempli d'oxygène. Quelle belle sensation ! Plus globalement, la respiration abdominale plus lente et plus régénatrice en oxygène provoque la production d'endorphines, hormones du bien être qui vont "irriguer" le cerveau.
Respirer lentement et en profondeur régulièrement dans sa journée offre donc cette possibilité de régénération pour ne pas dire de revitalisation .
En évoquant un autre médecin, le docteur Vittoz, auteur de la méthode Vittoz ( voir article " une tasse de thé pleine de révélation), il invitait ses patients à effectuer des actes conscients : reprendre conscience d'ouvrir une porte, de la refermer, de lasser ses lacets, de marcher, de s'asseoir,...Ces actes conscients recentrent notre cerveau et le réhabituent à habiter le présent et non le passé, ou encore le futur avec nos pensées tourbilonnantes sur nos projets ou nos soucis.
Exemple d'application : en marchant vers votre lieu de travail, sur un "tronçon choisi" pensez à votre marche, à délier votre cheville, sentir le sol avec tout votre pied , mettez votre cerveau dans vos pieds ! Faire descendre le cerveau à ce niveau est très reposant, c'est lui donner l'occasion de revenir à une altitude moins cérébrale et plus ancrée dans le corporel, les sensations.
Profitez de temps d'arrêt, arrêt à un abri bus, au feu rouge au volant de sa voiture, dans une station de train ou de métro ou encore à la terrasse d'un café, et poser votre regard simplement sur l'environnement sans le juger. Voir, être réceptif aux bruits, aux odeurs, aux couleurs, aux ombres et aux lumières.
C'est le regard qui reçoit et qui goûte ce qui est donné, la vie qui passe.
L'écrivain, Christian Bobin nous invite à ce slow down à sa manière : " J'ai toujours craint ceux qui partent à l'assaut de leur vie comme si rien n'était plus important que de faire des choses, vite, beaucoup."

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STOP !
Arrêtez votre lecture. Fermer les yeux. Que ressentez vous ?  Portez votre attention lentement vers votre respiration, observez la, laisser vous respirer, vivre.

Puis lentement, quand vous le décidez, rouvrir les yeux, regarder ce qui vient à votre regard, prenez le temps de le (re) découvrir.

Pour celles et ceux qui veulent aller plus avant dans ce mou ve ment de ra len ti sse ment, "slow down" de John Hapax sous titré "prenez le temps de vivre" me semble riche de petits préceptes et astuces du quotidien...qui peuvent aussi, peu à peu, dans une pratique souple et régulière le transformer !

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 08:13

               Dans l'ouvrage " l'apprentissage du bonheur" de Tal Ben-Shahar, docteur en philosophie et en psychologie de Harvard, il est intéressant de noter le sous titre " Principes, préceptes et rituels pour être heureux".
En effet, pour changer suffit-il de prendre les bonnes résolutions de début d'année ? Manger moins de chocolat, faire plus de sport, réduire le gaspillage alimentaire, freiner sa course au temps...

coucher de soleil sur mer

L'expérience  de beaucoup d'entre nous, d'ailleurs confirmée par des travaux scientifiques, démontre que l'auto discipline ne suffit pas toujours pour changer d'habitude au delà du forcing et de la vigilance des premiers jours ou des premières semaines .
Que peut on faire alors pour changer et évoluer vers notre quête éternelle de plus de bonheur ?
Des auteurs américains suggèrent d'instaurer plutôt des rituels dans sa vie à des moments précis de sa journée et de sa semaine  fondés sur des valeurs personnelles fortes et stimulantes.
Ce n'est finalement pas nouveau. Depuis les premières monastères notamment à la suite de Saint Benoît au VIème siècle, les moines ont instauré des temps d'office religieux de journée à des heures fixes, quitte à se lever dans la nuit à 4 heures du matin...Et , un moine de l'abbaye d'Hautecombe témoignait que cette ritualisation, au lieu de le contraindre, lui simplifiait la vie. Il n'avait plus de question à se poser sur l'horaire et la gestion de son temps journalier rythmé par les temps d'office, de prière et de travail.
Comment alors pouvons nous mettre du rituel dans notre vie pour la rendre plus belle ?
Arrêter la lecture et prenez quelques minutes de réflexion sur la question "pausée"
avant de lire la suite.

 PAUSE

Quel rituel j'ai adopté ou je pourrais expérimenter pour me mettre en forme le matin avant d'entamer ma journée professionnelle ?ou ma journée ? Et à quel moment précis ?


En fait, le rituel peut se situer au niveau du mental, des pensées, de la méditation, des gestes ou encore du coeur.
Le matin, certains pourront se réconforter avec une pensée personnelle stimulante . D'autres trouveront, dans une marche avec respiration consciente (inspir et expir) pour se rendre  à leur lieu professionnel, l'occasion de faire peut être les 30 minutes d'activité physique et sportive par jour recommandé par l'organisation mondiale de la santé. Pour d'autres, ce pourra être un temps de relaxation, de yoga, de zen ou autre technique de mise en forme du corps et de l'esprit ou encore un temps de méditation ou de prière en fonction de ses croyances. Pour la dimension émotionnelle, faire mémoire d'une image qui nous donne du soleil intérieur, souvenir récent d'une rencontre, d'une activité, ou de vacances peut s'avérer aussi un rituel bon pour le moral, et pour partir du bon pied. Les perfectionnistes, dont je me reconnais, pourront chercher à vivre un rituel combinant  les  trois dimensions :  mentale, émotionnelle et corporelle. Il existe, cherchez bien !



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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 22:51

apprendre le bonheur, rêve ou réalité ?

 

A partir d'une analyse scientifique à priori sérieuse au sein du courant en pleine émergence de la psychologie positive, il est considéré que notre aptitude au bonheur, même si elle est conditionnée par un patrimoine génétique, une histoire de vie ou encore un environnement socio-économique plus ou moins favorable....dépend au moins pour 50% de nous-mêmes ! Bonne nouvelle, n'est ce pas ?
monsieur heureux
Aux Etats Unis, un professeur  pas nécessairement gai luron , extraverti mais plutôt comme il l'écrit lui-même dans son livre, timide et introverti par nature, décide un beau matin de lancer le premier cours sur le bonheur dans la très réputée université de Harvard.
Première année en 2002, 8 étudiants. Deuxième année 380, et troisième année 855.!!
Comment expliquer une telle courbe exponentielle et un tel engouement ?
Le bonheur, sujet longtemps réservé aux philosophes puis "mis en business" par les marchands de bonheur du développement personnel avec du pertinent dans certains cas , mérite une autre approche fondée sur de vraies recherches scientifiques et visant la possibilité d'un apprentissage par l'expérience pratique tout au long de sa vie. C'est toute l'originalité de l'approche de ce professeur, Tal Ben-Shahar.

Pour connaitre ce professeur et sa démarche , lire la suite sur le blog mister-aidant.overblog.com

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 01:58


Remettre du rire dans sa vie,
la rigologie, mode d'emploi
ouvrage de Corinne COSSERON, 2009

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Nous rions de moins en moins : des statistiques affirment qu’en 1939 les Français disaient rire dix-neuf minutes par jour, puis six minutes en 1983, et que nous serions passés sous la minute quotidienne en l’an 2000 !

Et non seulement nous rions moins aujourd’hui qu’il y a soixante-dix ans mais nous rions moins à cinquante ans qu’à cinq ans.

Comment remettre du rire dans nos vies ? Comment est-il possible de déclencher sur commande quelque chose d’aussi spontané et naturel que le rire ?
Par la Rigologie ! propose Corinne Cosseron, formée en psychologie mais aussi auprès des plus grands spécialistes du yoga du rire ou de la Sophrologie ludique. La Rigologie est une forme d’éducation émotionnelle collective qui a la particularité de nous ramener, entre deux émotions, à un point neutre qui se veut joyeux, positif et optimiste. Elle s’appuie sur des outils comme la relaxation, le toucher ludique, la ludothérapie ou la méditation pour évacuer les tensions, mettre le groupe en confiance et remettre le rire en route.
Le rire est ainsi une fenêtre pour se reconnecter à toutes ses émotions souvent enfouies depuis l'enfance.
Retrouver l'enfant en soi à partir du rire, voilà un programme enthousiasmant que propose Corinne COSSERON dans son académie internationale du rire basée sur la belle ville du littoral, à 20 kilomètres de Montpellier, à Frontignan.

site internet
www.ecolederire.org

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  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
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  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
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