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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 20:05

J'ai fait un rêve. Fini les constatations sur la morosité de la météo, du climat social, du climat politique et du yoyo des variations saisonnières sur nos humeurs chagrines. Un rêve dans lequel les médias, notamment les journaux télévisés de 20h font le choix d'autres informations en donnant la parole aux agissants pour plus de solidarité, de soutien aux plus démunis, aux promoteurs d'aide humanitaire à tout niveau, aux développeurs d'invention à visée collective utile, ou encore aux porteurs de parole de sagesse les incarnant dans leur vie.Bref, un monde nouveau où il s'agit davantage de coopérer que de gérer son petit ou grand territoire dont la réalité est une fiction . Qui possède quoi en fait ?

Et j'ai vu surgir comme étoile filante pour nourrir ce rêve une force de vie, une énergie ascensionnelle et qui me semble porter un nom dans notre langage d'aujourd'hui : l'optimisme. L'optimisme n'est pas prendre des lunettes roses pour voir une image rosée de la vie, c'est davantage un regard réaliste qui s'attarde sur ce qui peut donner du goût, du beau, de l'espérance dans un geste, une parole, une réunion, un événement. Cet optimisme de fond ouvre un regard sur le rayon de soleil perceptible à travers une énorme couche de brouillard. Il ose persévérer et en même temps patienter pour trouver des opportunités, ouvrir des fenêtres sur un champ de possibles. Philippe Croizon, amputé des quatre membres, suite à une décharge électrique de 20 000 volts alors qu'il voulait démonter l'antenne de télévision de sa maison, après des mois de galère où il se pose la question de vivre ou de mourir, a fait un choix radical : il choisit la vie. Il se lance un défi qui parait irréaliste : traverser la Manche à la nage avec ce qu'il est ! En 2010, avec des palmes spécifiques, il réussi cet exploit. Lien avec l'optimisme ? Vous l'avez deviné : Philippe a décuplé son optimisme dans la vie. A Paris, les 16 et 17 mai 2014 au printemps de l'optimisme, il a été un des principaux témoins vibrants pour une première réalisée sous l'égide du conseil économique,social et environnemental. Là, ce n'est plus un rêve !

Finalement, le rêve est en marche : cette première mêlant grosses têtes, têtes de tous les jours, jeunes générations, générations plus âgées, élus politiques de tous bord, hommes de médias, chercheurs, enseignants, chefs d'entreprise, et même un grand chef cuisinier a réussi un énorme pari : casser les cloisons entre les hommes et tisser une toile d'énergie collective créative ouverte sur l'avenir. Cet événement ne change pas le monde et pourtant il enclenche un premier pas vers une nouvelle conscience. Nous pouvons, chacun, depuis notre fenêtre, bouger les lignes, non par la force, le pouvoir, ou encore l'argent mais d'abord par un autre regard sur son voisin de palier, de travail , sur son pays et sur le monde. Cet optimiste est loin d'être naif, simplement ,comme le suggère Alexandre Lockart, il ne refuse jamais de voir le côté négatif des choses, il refuse simplement de s'attarder dessus. En effet, celui qui veut cultiver l'optimisme aiguise son regard pour relever, mémoriser, se réjouir de ce qui fait la vie dans ces petites choses du quotidien, le regard bienveillant et souriant de la boulangère, un appel téléphonique encourageant d'un collègue sur un projet, le regard sur deux enfants qui s'amusent comme des fous dans l'eau d'une fontaine. L'optimisme, comme un torrent jailli du rocher, irrigue notre vitalité, renouvelle notre conscience, et nous ouvre à la communion avec le cosmos...

 

LE PREMIER PRINTEMPS DE L'OPTIMISME

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 00:10

Vous l'avez peut être remarqué dans  les grandes librairies. Un rayon nouveau s'installe doucement sur le thème d'ho'oponopo, cette sagesse ancestrale venue de l'île d'Hawai et que nous sommes de plus en plus nombreux à découvrir.

J'ai eu la chance de vivre un stage avec une des principales pédagogues en France, Maria-Elisa Hurtado-Graciet sur le thème " prendre soin de son enfant intérieur avec Ho'oponopo".

Je vous laisse le plaisir d'écouter sa  voix enthousiaste dans l'interview qu'elle m'a accordé. .

Ho'oponopo est un outil de développement personnel et peut aussi se révéler une voie de guérison intérieure. Marie-Elisa nous invite à effectuer un premier petit pas à la portée de tous.

 

blog de Maria-Elisa Hurtado-Graciet : mercijetaime.fr

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 22:15

La fête bat son plein. Des français, des brésiliens, des antillais, bref Danièle qui fête joyeusement ses 60 ans a réussi le pari de réunir dans un lieu magique au sommet d'une colline en Ariège avec vue sur la chaîne pyrénéenne, famille, future belle famille et amis dont je fais partie avec mon épouse. Relayé par la télévision, le Brésil vient de battre, en coupe du monde de football , le Chili après des prolongations et un interminable suspens de tirs au but. Nos amis brésiliens exultent après cette victoire incertaine jusqu'au dramatique but manqué d'un footballeur chilien. Enfin, dans la soirée, nous passons à table : brochettes les plus variées avec poulet, agneau, rôti et légumes déferlent sur la table d'une trentaine de convives. Tout va bien.

Brusquement, captivé par une conversion passionnante sur la synchronicité (1), je ne fais peu attention, peu de cas du gros morceau de brochette que j'oublie de bien mâcher et que je tente d'avaler en une fois. Erreur ! Le morceau se bloque dans la trachée, je ne peux plus respirer, je commence à suffoquer. J'entends des bruits de plus en plus vagues autour de moi. Et je n'ai plus qu'une seule pensée qui émerge :"Si personne ne réagit efficacement, je suis foutu !". Mon souffle devient de plus en plus court, je suis incapable de parler, pas même d'appeler à l'aide, je me sens au bord de la perte de connaissance. " Il en faut peu pour mourir, finalement..."

Mais, il y a heureusement un beau mais dans cette histoire que je n'aurais pas eu l'occasion de conter sur ce blog sans ce mais. Après des bras qui tentent de me faire expurger le morceau coincé sans succès, deux nouveaux bras plus costauds prennent le relais et se placent sous le diaphragme et là, pour la première fois, j'y crois. La pression est vigoureuse et je donne mes dernières forces, le tout pour le tout. Miracle : le morceau est expulsé comme un obus sortant du canon de la trachée. Le temps de réaliser que je suis passé à côté d'un étouffement et je reprends peu à peu mes esprits.

Je remercie chaleureusement mon sauveur, René qui a eu le geste efficace et rapide. Les pompiers éloignés de ce domaine perdu dans la campagne ariégeoise seraient arrivés trop tard...pour constater.

Quelle leçon de vie retenir de cet événement en plein milieu de la vie,

de la fête ?

Moi même, j'ai encore du mal à réaliser ce qui aurait pu être un moment terminal si René n'avait pas eu le réflexe de pratiquer la technique de Heimlich, du nom du médecin américain qui a inventé cette méthode pour désobstruer une voie aérienne rapidement.

Premièrement, je viens de lire que l'étouffement par blocage d'un objet dans la trachée est la deuxième cause d'accident mortel domestique avec plus de 4000 décès par an (2). Donc, faire la fête avec au moins une personne en capacité d'intervenir avec la méthode Heimlich n'est pas un luxe.

Deuxièmement, le réflexe de survie est très puissant chez l'être humain, j'ai vraiment vu le moment où je risquais de partir...et le moment où j'ai senti la chance de m'en sortir avec la pression sur le diaphragme que j'ai accompagnée de toute mon énergie restante.

Troisièmement, apprendre à bien mâcher, à ne pas avaler tout rond surtout quand les verres sont bien remplis est une vigilance utile surtout par temps de fête.

Quatrièmement, si ce n'est pas votre cas, apprenez à réaliser la technique Heimlich, elle peut sauver des vies autour de vous. C'est une technique à la portée de tous.

Reste un petit mystère à éclairer pour moi-même : comment se fait-il que j'ai connu pour la première fois ( à 54 ans) ce risque d'étouffement au moment où la discussion s'est endiablée autour de la synchronicité ? Une nouvelle synchronicité à décoder ?

Je me laisse le temps pour décanter, relire l'événement qui a marqué plusieurs convives. Certains me confiaient le lendemain matin qu'ils avaient eu du mal à trouver le sommeil.

"La vie tient à un fil", m'a t'-on dit aussi parmi mes proches. Non, je ne le crois toujours pas. La vie nous appelle à la vivre pleinement, dans l'instant, dans l'acceptation de ce qui est. La vie est effectivement un cadeau dans ce présent, un cadeau si précieux que nous en reprenons la mesure bien souvent dans ce type de circonstance.

Je respire, je vis, je suis.

(1) voir article sur ce blog : Vous avez dit "synchronicité" ?

(2) voir site internet www3.chu-rouen.fr

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  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
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  • Michel BERNARD
  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
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