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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 20:11

Après plusieurs heures de voiture pour arriver dans la belle ville de Biarritz , nous cherchions avec mon épouse une place de parking pas trop loin de la plage. Il faisait très chaud et une place à l'ombre serait le rêve. Et puis un peut "sonnés" par des heures d'autoroute sous un soleil de plomb, si nous pouvions être proches de la plage, ce serait encore mieux.

Nous y pensons intérieurement très fort. Et la voiture arrive sur un parking ombragé. A priori complet, évidemment, c'est Biarritz et c'est en plus une période de vacances. Pourtant après un tour de piste, nous trouvons une place à l'ombre sous un platane. Ouf, on stoppe enfin la scénic rouge. Maintenant, faut il trouver la plage car à priori, nous sommes stationnés au dessus de la corniche. Nous interpellons la première voiture pour connaitre le parcours. " Oui, la plage est plus bas. Vous avez un petit parcours à faire." Et là surprise totale, je ne sais si ce sont nos visages fatigués qui ont convaincu notre charmant indicateur mais voilà ce monsieur retraité de nous dire tout de go : " Montez, je vous emmène jusqu'à la plage". Et en moins de temps qu'il ne faut pour le saisir sur ordinateur, nous nous sommes retrouvés avec la vue magnifique des vagues déferlantes de l'Océan, la vue imprenable sur les montagnes d'Espagne et celle sur le palace du Palais de Biarritz allongés sur une belle plage de sable ! Coincidence, direz vous sans doute. Je penche plutôt vers la synchronicité.

C'est à dire un hasard pas tout à fait fortuit.

Revenons à la source. Le premier à définir la synchronicité est Carl Jung, psychanalyste qui la formule ainsi : " La synchronicité est l'occurence simultanée entre deux événéments qui ne présentent pas de lien de causalité mais dont l'association fait sens pour la personne qui les perçoit."

D'ailleurs, à la suite de Jung, plusieurs chercheurs ont regardé dans la petite et grande histoire des faits de synchronicité. En 1984, un parlementaire européen est chargé d'envoyer plusieurs lettres avant de prendre l'avion à l'aéroport de Londres. Or, une lui échappe. Un canadien passant à proximité la ramasse et constate que...c'est lui le destinataire ! . Un voleur après avoir dérobé une voiture  à Paris fait le plein du côté d'Avignon avec une fausse plaque d'immatriculation. A côté de la sienne, une autre voiture se gare. Le pompiste alerte immédiatement la police et le voleur est arrêté. La voiture qui s'est garée portait en fait... le même numéro d'immatriculation !

Comment croire à la synchronicité sans croire à la coincidence, au hasard pur et dur ?

Je propose sans affirmation dogmatique mais plutôt comme hypothèse deux éléments.

Le premier est lié au cerveau humain qui peut aussi transmettre des désirs au delà du langage codé verbal. Ne vous est-il jamais arrivé de rencontrer quelqu'un ou d'être appelé au téléphone par une personne à laquelle vous pensiez sur l'instant ?? Sans parler de télépathie, parlons simplement du pouvoir d'attraction à distance de notre cerveau. Enfin, et Carl Jung le suggère le premier, la synchronicité n'est pas une donnée objective, elle prend consistance avec le sens que lui donne la personne. Pour revenir à mon exemple personnel, je pourrais me contenter de constater qu'une personne aimable nous a conduit jusqu'à la plage mais en mon fort intérieur, je crois intimement que c'est une réponse donnée face à un désir intérieur. D'ailleurs l'amabilité de notre chauffeur fait sens aussi dans ce cas là.

Et plus nous pouvons percevoir cette dimension cachée , plus nous sommes invités à laisser faire les choses. La synchronicité nous offre l'inattendu répondant à des désirs profonds pas toujours conscients. Tiens, j'ai pu emprunter ce portable à ma fille ce soir et livrer cet article dans la fraîcheur nocturne de la belle côte basque. Ce n'était pas programmé, pas prévu.

Et qui va lire le premier cet article ?

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:11

Avant hier, 2 milliards de téléspectateurs, selon les médias, ont suivi en direct le mariage d'un prince et d'une jeune femme "bergère", celui du Prince Williams, petit fils de la reine d'Angleterre et de Kate Middleton et en ce jour le pape Jean Paul II  a été béatifié à Rome par le pape actuel, Benoît XVI devant plus d'un millions de personnes venus tout spécialement pour l'événement.

Quoi de commun entre ces deux événements hormis leur dimension d'hypermédiatisation ?

Certains commentateurs vous diront que Jean Paul II serait l'homme qui a rencontré le plus de personnes dans sa vie, près de 2 milliards à travers ses déplacements missionnaires aux quatre coins de la planète entre 1978 et 2005.

Quant à Kate Middleton, jeune femme anglaise de 29 ans, petite fille, elle rêvait de devenir princesse...et son voeux s'est excausé en ce vendredi 29 avril 2011.Kate-Middleton_aLaUneDiaporama.jpg

Et bien, cet engouement pour ces deux événements avec certes des publics variés, marie quelque part notre désir profond de soif de rêve et d'attachement  à la force durable d'un homme qui a traversé toutes les épreuves de la vie.

Au coeur d'une crise mondiale, économique, sociale et morale avec des repères chanchelant y compris dans les représentants de nations d'Europe dont la crédibilité est mise en cause, nous avons vécu deux grands moments de répit et j'oserais dire de respiration d'un air sain.

Certes, les mauvaises langues pourront dire que le mariage "du siècle" aura coûté cher au contribuable anglais avec une cérémonie avec plus de 800 invités, mais la télévision a cet art magique de nous montrer cette jeune femme toute en retenue, toute en émotion vivre ce moment de rêve, devenir épouse et princesse du même coup en épousant dans la célèbre abbaye de Westminster le prince William. Elle nous touche par sa simplicité au milieu d'un protocole stricte, sans doute dépassé avec obligation de chapeaux pour les dames. Elle est là dans ce regard complice donné au prince William. Et notre imaginaire pourrait nous ramener à Cendrillon . Le carosse les as bien ramenés jusqu'au palais royal de Burkimgham mais un peu plus tard,  ce n'était pas le carosse devenu citrouille, mais ce sont deux jeunes amoureux qui faisaient le tour de la place devant la foule avec une petite voiture de sport décapotable avec un panneau "just wed". Quel bon vent frais de jeunesse !

Jean Paul II aura marqué son temps, quel que soit le point de vue pris, politique, religieux,  ou encore humaniste ! Pape missionnaire, il n'a pas hésité à interpeler avec audace les dictateurs sur leur territoire pour les inviter au respect de l'homme et de la vie. D'ailleurs victime d'un attentat en 1981, il ira lui-même pardonner dans sa prison à son agresseur. Sur la fin de son pontificat, il est gagné par la maladie de Parkinson mais continue son "métier de pape" devant les médias du monde entier. Dans un monde où il JP2_grand.jpgest de bon ton de cacher la souffrance, la maladie, la vieillesse, lui l'affiche sans arrogance, avec humilité dans son corps qui s'affaiblit, se rigidifie et tremble. L'homme sportif à ses débuts est devenu au fils du temps un homme courbé, de plus en plus souvent incapable de tenir debout , usé par la maladie. Il n'arrêtera pas pour autant sa mission et mourra avec en avril 2005. Son message " n'ayez pas peur !" au début de son pontificat a redonné Espérance à nombre de personnes dans le monde.

Avec Kate Middleton, jeune femme qui reste simple et elle-même au coeur du protocole de la couronne royale et Jean Paul II, modèle d'humilité et de courage qui a contribué à déplacer quelques "montagnes" dont le communisme avec la chute du mur de Berlin, notre actualité nous a offert deux beaux visages de lumière :

la vie devant soi et la vie donnée jusqu'au bout.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:35

Oui, en une heure, j'ai traversé les cinq continents de l'Europe, en passant par l'Asie, l'Afrique, l'Amérique jusqu'à l'Océanie. Par quel miracle ?

Dans la belle ville méditterranéenne de Montpellier dans laquelle j'ai élu domicile depuis quelques semaines, j'ai fait ce tour du monde un peu particulier. Comment ?

En partant en footing depuis chez moi, je me suis dirigé vers le zoo du Lunaret, situé dans la hauteur nord est de la ville. La ville de Montpellier a préservé la belle idée d'un zoo municipal gratuit ouvert au public de tout âge grâce à une donation d'Henri de Lunaret en 1910.

Passée la grille d'entrée, me voici parti pour un parcours dans un espace d'arbres et sur un chemin serpentant à travers les continents et les enclos des animaux. Un bonjour ici au loup d'Eurasie, à l'ours de Syrie, à la girafe, à la loutre d'Europe qui se cache sous l'eau, ou encore au lynx, espèce de gros chat que l'on préfère derrière une cage. C'est un trajet très agréable pour le visiteur car le zoo se prolonge par un sentier d'interprétation sur les arbres et la faune et au détour d'un virage, la vue porte sur le pic Saint Loup, promontoire dominant de plus de 600 mètres  la plaine montpelliéraine. Pour un coureur de trail, le parcours avec ses montées et ses descentes est un excellent entraînement avec ce dépaysement en prime. Avant de repartir vers la sortie de ce lieu étonnant à quelques kilomètres de mon quotidien, je veux rendre visite au roi des animaux, comme l'a si bien dépeint notre auteur de fables, Jean de La fontaine : le lion. Mais en surplomblant l'enclos, M Lion nous tourne le dos avec dédain ou majesté... alors que sa compagne la lionne s'étire sur le dos dans l'herbe. Le panneau pédagogique accessible au profane que je suis permet de bien comprendre que les "composantes" de cet animal tout à la fois craint et admiré ne sont pas du hasard mais répondent à des besoins très concrets.

LION.JPG

Ses jambes arrières particulièrement musclées lui offrent la possibilité de bondir rapidement pour poursuivre une proie innocente, sa crinière le protège des coups de griffe de ses compères lions dans les luttes de territoire, et son ouîe extrêment fine lui donne un avantage décisif sur les autres animaux : la capacité d'entendre, de détecter tout bruit à des kilomètres à la ronde. Et là dans ma contemplation de l'animal, je me surprend à me dire qu'être lion comporte certains avantages. Mais voilà les lions dorment une bonne partie de la journée jusqu'à 20 heures par jour (!) et Jean de La Fontaine dans la fable " Le lion et le rat" nous rappelle aussi comment il peut se piéger lui-même. Le plus gros et puissant des animaux peut se faire prendre dans un filet et devenir vulnérable et se voir sauver par un minuscule rat qui va couper les mailles du filet.

Ce tour du monde me fait méditer sur deux sujets : le dépaysement qui ne réclame pas des millions de kilomètres, il est à notre portée quand nous nous ouvrons à la beauté de sites, d'espaces proches de nos lieux de vie et la notion de puissance. Qui est finalement le plus puissant du lion et du rat ?

Quelle est la vraie force ? Celle qui bondit, est explosive, veut impressionner  mais sans lendemain ? Celle qui a la patience du rat pour ronger une à une toutes les mailles du filet pour sauver un lion capturé ?

Pour ma part, je choisis la note finale de cette fable :

" Patience et longueur de temps font plus que force ni que  rage."

Dans notre société TGV, à Très Grande Vitesse, toujours plus pressée ( à un an des présidentielles en France, les médias cultivent déjà le suspens et les pronostics sur le lauréat final...) et du " tout, tout de suite " cher à l'adolescent qui veut le dernier vêtement ou la dernière paire de chaussures branchés, valorisant la "business" réussite, l'image du rat patient et respectueux de son engagement avec le lion ( qui lui avait laissé la vie) est pleine d'actualité.

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 16:46

Incroyable mais vrai ! Depuis près d'un mois, mon opérateur téléphonique contacté pour transférer ma ligne téléphonique et internet a réussi un exploit au comble de l'absurde.

Devant déménager, j'avais pris les devants pour demander mi mars un transfert de ligne début avril. Or quelques jours après ma demande, la ligne était déjà transférée sur mon nouveau lieu de vie à Montpellier et la "charmante et anonyme" opératrice contactée en urgence de m'expliquer que je ne pouvais plus revenir en arrière ou bien cela pouvait durer 21 jours !!! L'affaire prend une tournure encore plus ubuesque quand début avril, il est prévu après mon déménagement, que je récupère dans ma ville d'arrivée, Montpellier le kit complet dans un relais de l'opérateur. Et là, le dépositaire (par ailleurs buraliste dans son quotidien) de m'expliquer que le kit est bien arrivé mais comme personne ne s'est manifesté en mars, le kit est reparti. Je vous fais grâce des péripéties ultimes qui démontrent une "chaîne de l'irresponsabilité" avec un système de répondants téléphoniques anonymes et de relais pas plus préoccupés que de stocker et de redonner une marchandise de passage.

Mais, au delà de la colère contre l'opérateur, la psychologie positive m'a incité avec ma chère épouse à regarder l'autre face : une expérience de vie en l'absence de liaison téléphonique fixe et internet pendant près d'un mois à mon domicile !

Cette expérience nous a invité à nous poser la question d'une vie au XXIème siècle sans la technologie devenue aujourd'hui quasi universelle : le téléphone, le portable téléphonique et l'ordinateur.

Premier constat avant le grand départ du déménagement ( avec cependant un téléphone portable personnel) : il y a naturellement une sélection des choix d'appel. Nous avons paré au plus essentiel et urgent dans une phase de préparation de déménagement. Nos trois jeunes ne suivant pas les parents dans leur nouveau lieu de vie, il est apparu important de veiller à leur bonne stabilisation sociale et professionnelle. Quant au réseau d'amis, cela a valu des choses assez amusantes : " Quoi, votre ligne ne répond plus....On se demandait ce qui se passait !" Et l'autre chaîne plus vertueuse, celle de la solidarité active et concrète s'est mise en place et rapidement nos amis et liens ont répercuté l'information.

Deuxième constat après le déménagement : avec mon épouse, nous nous sommes recentrés de fait sur le réel, l'ici et maintenant et c'est vrai que les multiples travaux d'installation nous ont fait patienter... Nous nous étions presques habitués à l'absence de téléphone, d'ordinateur en liaison internet et de télévision.

Et le miracle s'est produit un matin quand le facteur a livré le colis contenant l'ebox et un guide  sur CD d'installation  . Nous avons alors renoué le lien téléphonique avec nos amis de Reims et des quatre coins de la France.

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Que retenir de cette expérience insolite ?

D'abord que nous sommes devenus de fait très dépendants de ces nouveaus "joujoux" de la communication moderne et que leur suppression provisoire nous a d'abord  irrités et même inquiétés dans le suivi de notre réseau social. Puis, une prise de conscience pour apprendre à lâcher la bride, et pourquoi pas des "jeûnes" certains jours d'ordinateur, de téléphonie  pour renouer avec l'ici et maintenant, son cercle proche et la nature présente.

D'ailleurs, le sociologue spécialiste de la jeunessse Olivier Galland rencontré il y a quelques années me disait déjà que pour les jeunes, le tchat, les sms et l'internet dans la chambre créait un espace privé du jeune au sein de l'espace familial, avec un risque certain de s'en couper.

J'ai en souvenir le temps de mon adolescence où le soir, dans un quartier très vivant de Besançon, après les devoirs bouclés, j'allais taper le ballon pour un match de foot avec les jeunes du quartier. Pas de "machin dans les oreilles" et encore moins de casque sur la tête, le bonheur simple de se défouler entre copains.

Vivre sans ordinateur, sans portable et sans télévision , cela peut paraitre préhistorique, ringuard et pourtant il y a peut être une sagesse à retrouver un juste usage de ce qui devrait rester des outils de communication et de dialogue complémentaires ou encore au service du lien social...

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 19:39

Dans moins de 48 H, je vais quitter la ville du sacres des rois de France, celle qui a vécu la reddition de l'allemagne un certain 7 mai 1945, la ville capitale pétillante du champagne et la ville parfois qualifiée de "belle endormie". Je quitte Reims, cette ville aux parfums d'histoire avec son ange du sourire, pour une destination méditteranéenne. vignoble1.jpg

Quitter un lieu de vie, un réseau d'amitiés, un lieu chargé de beaux souvenirs, c'est quelque part faire un deuil.

Aussi, cet article vise à ouvrir sur le questionnement du changement dans nos vies. Changement de lieu de vie, de travail, d'environnement social...

Changer, c'est faire ce passage d'un monde connu à un monde inconnu.

Changer,c 'est quitter les habitudes ancrées, sécurisées pour faire ce pas dans le vide.

Un peu comme cet alpiniste qui quitte sa dernière prise pour se hisser plus haut.

Changer, c'est aussi ( quand il s'agit d'un choix volontaire) croire en un lendemain qui ouvre une nouvelle route, un nouvel horizon.

C'est l'histoire de Jonathan le goêland qui , loin de sa tribu, se découvre aussi de nouveaux talents .

Changer, c'est laisser le passé, sans trop se retourner, pour se projeter sur un avenir à construire.

Changer, c'est penser un rêve, l'imaginer et nourrir ce désir par l'imaginaire...

Mais voilà, le changement nous met dans une double posture : le désir du nouveau, d'une nouvelle aventure et le besoin de sécurité ,de retrouver rapidement des ancrages rassurants en terme de lieu de vie, de réseau, d'organisation au quotidien. Et pourtant, le passé n'existe plus, seul le présent peut nous concerner, nous transformer.

Le changement nous offre l'opportunité finalement de sortir d'habitudes qui ont pu nous enquiloser, pour ne pas dire nous endormir dans le train-train du quotidien, pour oser de nouvelles habitudes.

 Et si je commençais ma matinée plus tôt pour goûter ce temps libre avant une reprise professionnelle ? Et si je me remettais à tel instrument de musique que j'ai trop vite délaissé ? Et si je donnais plus de temps à ma vie de couple ? Et si j'osais quitter la course folle du toujours plus, du toujours plus vite de notre société TGV pour retrouver le slow down ? Et si j'entrais dans une nouvelle solidarité avec tel ou tel groupe de personnes ? Et si j'osais faire une activité dont j'ai longtemps rêvé et que je me suis interdis tout seul ?

Et si , comme l'a chanté John Lennon avec sa chanson culte Imagine, je me laissais aller à "imaginer tous les gens du Nord et du Sud vivant dans la paix", "vous pouvez dire que je suis rêveur mais je ne suis pas le seul."

Et puis, dans un quotidien très incarné, si je suivais la suggestion de Thomas d'Ansembourg (1) dans son livre " Cessez d'être gentil, soyez vrai", un des livres que je recommande assez souvent aux personnes que j'accompagne en coaching.

Prendre trois minutes trois fois par jour d'une écoute de soi-même sans chercher à changer. Se mettre à l'écoute de celui qui habite en nous, se relier au plus profond de soi, sortir du balcon et rentrer dans notre intériorité. Et pouvoir goûter cette qualité de présence à soi-même et qui pourra aussi contribuer à une présence à l'autre.

Changer, c'est oser ce tout petit pas qui peut transformer durablement notre vie.

Vivre déjà avec soi cette bienveillance non jugeante malgré nos faiblesses et fragilités, nos doutes, c'est déjà un grand pas vers la tolérance, vertu dont notre monde a tant besoin dans la diversité des cultures, des religions et des styles de vie.

 

(1) formateur européen spécialisé dans la communication non violente inspirée du psychologue américain, Marshall Rosenberg.

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 22:44

Alors que le Japon a engagé depuis une semaine une lutte contre la montre pour limiter l'accident nucléaire de la centrale de Fukushima, limiter les risques de diffusion radioactive au niveau du Japon et d'autres pays, il est urgent aussi, en dehors de cette hyperfocalisation médiatique sur ces 4 réacteurs en bord de mer les plus connus du monde, de poser un regard sans concession.

En effet, le Japon est reconnu comme un pays riche et connu pour ses avancées technologiques ( automobile, high tech..) et notre inconscient collectif pourrait penser que les catastrophes naturelles touchent d'abord les pays pauvres, ceux du Sud. Or là , le séisme doublé d'un tsunami de grande ampleur ( vague déferlante de plus de 30 mètres de haut) a touché de nombreuses villes et villages du nord du Japon et a mis en exergue la vulnérabilité du système de prévention.

Première leçon : un des pays les mieux armés du monde contre les séismes n'est pas en capacité de faire face pour juguler rapidement un début de contamination de l'air en radioactivité. Cette fragilité questionne notre société de consommation du toujours plus. L'écrivaine biélorusse, Svetlana Alexiévitch, dénonçait dans un quotidien français, le fait que le soir du tsunami, les japonais, à Tokyo attendaient hystériques pour acheter un nouveau gadget qu'Apple venait de lancer ! Sans commentaire.

Deuxième leçon : l'optimisme des dirigeants japonais qui relativisent l'incident jusqu'au premier ministre exprimant dans une conférence de presse : " Nous n'avons pas le temps d'être pessimistes. Nous restons résoluement optimistes". Manière de masquer la réalité pour rassurer la population nippone ou bien une posture très culturelle de chercher coûte que coûte les solutions au jour le jour en croyant que la victoire est au bout. Et effectivement, pour l'heure pas de mouvement de psychose sur cette pollution nucléaire qui a déjà contaminé des productions alimentaires. Il est vrai aussi que le drame des "sans abris" suite au séisme occupe déjà bien les préoccupations de chaque japonais.

 Troisième leçon.j'ai été très touché par la minute nationale de silence observée par tous les japonais une semaine après la première secousse sismique. Tous l'ont observé, dans les écoles, sur les lieux de travail, sur les lieux de déblaiement et de recherche des rescapés. Cette minute de silence vaut tous les discours : le peuple japonais a démontré, au delà des drames, des morts, des disparus, des rescapés, son unité pour combattre l'ennemi intérieur. 

C'est le silence d'une nation qui refuse le fatalisme, l'état de victime pour rester debout et agir. Belle leçon pour notre monde occidental en crise et qui a parfois tendance à pleurer sur lui-même.100 0265

Ces trois leçons, quelle que soit l'évolution plus ou moins heureuse ( ou dramatique) de la catastrophe naturelle et nucléaire invite à nous poser au moins trois questions :

- avant de m'offrir le dernier joujou matériel, où est ce que je place mon essentiel pour vivre ?

- quelle est ma manière d'être optimiste face aux événements qui défont, anéantissent ce que j'avais projeté et que je n'ai pas le pouvoir de contrôler ? Est ce que je retrousse mes manches pour trouver une faille qui me réveillera à croire en la vie ? Est ce  que je sombre dans la peur du lendemain ? Est ce que je subis la vague avec le risque de me laisser engloutir dans le pessimisme ambiant ?

- au milieu de mes tempêtes et tsunamis personnels ( perte , deuil, souffrance...) , comment je fais silence pour me ressourcer et ne pas laisser prise au ressassement du passé ? Comment je me relis aux autres pour retrouver une force collective ?

Et si la quatrième leçon, c'était de prendre le contre-courant de la pensée ambiante et d'irradier autour de soi une dimension humaine, celle qui croit que tout est possible malgré les indicateurs et les vents contraires !

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 07:58

EPISODE 2

 

Avec Marielle BRADEL,

l'ennéagramme se révèle un chemin de vie.

 

A la suite de l'épisode 1 relatif à l'ennéagramme, un outil original de croissance humaine , rencontre avec Mariellle BRADEL qui a animé avec son mari pendant plus de dix ans des sessions ennéagramme de découverte et d'approfondissement à travers toute la France. Relaxologue-thérapeute, elle vient d'accoucher d'un ouvrage intitulé " l'ennéagramme, un chemin de vie". (1)

Qu'est ce qui a déclenché votre attrait de l'ennéagramme ?PHOTO-MARIELLE-copie-1.jpg

Lorsque j'ai lu le premier livre existant en français sur l'ennéagramme, j'ai été stupéfaite par la justesse de la description des Types parmi lesquels je retrouvais le mien : c'était comme si l'auteur me connaissait. J'étais rejointe dans ce que j'appelle "mon ambiance intérieure", c'est-à-dire dans mes motivations profondes à agir ou ne pas agir.

Le deuxième point qui m'a tout de suite donné envie d'aller plus loin, c'est que l'ennéagramme prenait bien en compte le fait que je ne vis pas seule sur une île déserte, mais avec d'autres, avec toutes les conséquences que cela a : interactions, comportements différents selon les personnes avec lesquelles je suis. Enfin, cerise sur le gâteau, je voyais noir sur blanc des pistes d'évolution, ce qui donnait du sens à cette " lecture de qui je suis".

 

En ayant sillonné avec votre mari la France pendant plus de dix ans d'animation de sessions de l'ennéagramme, qu'est ce que vous avez observé chez les participants ?

Quelle que soit la raison pour laquelle ils étaient venus vivre une session, la plupart des participants ont parlé de libération ( je comprends pourquoi je remets souvent à plus tard ce que je devrais faire; je comprends pourquoi j'ai sans cesse besoin de changement dans ma vie), de réconciliation avec soi-même ( je suis comme tout le monde, ni meilleur, ni pire, nous sommmes des millions à avoir peur du conflit, de l'échec,...), de tolérance ( je comprends mieux mon conjoint. Ses réactions qui m'agaçent ne sont pas dirigés contre moi. C'est sa façon d'éviter de revivre des situations douloureuses), d'espérance ( je vois mieux aujourd'hui comment grandir, sur quoi je peux " travailler" pour améliorer ma façon d'être; je suis moins dure avec mes enfants et mes proches car je comprends que tout le monde ne se situe pas dans un rapport de forces dans lequel c'est le plus fort qui a raison et qui gagne).

 

Après la découverte de son "type" ( ou profil parmi 9 possibles) , qu'est ce qui est à recommander aux personnes en vue d'un réel bénéfice et d'une croissance humaine ?logo-enneagramme.jpg

Découvrir son "type" n'est qu'un début. Pour tirer profit de la connaissance de son type ennéagrammique, il faut d'abord avoir le désir  de changer. Parfois, il faudra réveiller ce désir enfoui sous des désilllusions et des découragements.

Cela ne pourra se faire qu'en changeant son regard sur soi-même, en se regardant avec tendresse. A ce titre,  se rappeler qu'il n'y a pas de bon ou de mauvais "type" dans l'ennéagramme est facteur d'espérance. Repérer les dons et le potentiel de chaque type est un encouragement à se mettre en route.

Ceci revient à dire qu'avant de travailler sur soi, il faut commencer par s'accepter dans sa totalité de son type, en toute objectivité, avec ses points forts et ses points faibles. Accepter aussi que nous ne pouvons prétendre devenir des êtres parfaits ! Cela nous évitera de tomber dans la toute-puissance. En nous acceptant dans nos propres limites, nous ferons un pas dans l'acceptation des limites des autres !

La deuxième étape sera de rétablir la confiance en soi-même et dans les autres. Pour ce faire, il sera bon d'aller à la rencontre de ce "petit enfant" toujours présent au fond de nous-mêmes, ce petit enfant qui a peur de ne pas correspondre à ses propres attentes, à celles des autres ou de la société. Cela permettra à l'adulte qu'il est devenu de sortir progressivement de l'emprise de sa compulsion ( 2) pour découvrir son don et son potentiel.

La troisième étape sera donc de repérer aussi souvent que possible les situations dans lesquelles nous nous enfermons dans notre compulsion. Apprivoiser et dédramatiser les peurs qui se cachent derrière chaque compulsion pour oser de nouveaux comportements.

Enfin, suivre le chemin balisé par l'ennéagramme en développant les points forts des types dont on est proche ( ailes, types d'intégration ou de non intégration...)

 

Certains auteurs estiment que l'ennéagramme a plus qu'une dimension de repérage de son mode de fonctionnement humain et qu'il a, dès son origine, une dimension spirituelle. Qu'en pensez vous ?

A l'origine, il semble  que des sages spirituels, en observant l'âme  et les comportements humains, ont voulu aider des personnes à s'accepter dans leurs fragilités, à se recevoir d'un Autre et à se laisser aimer.

On ne peut  réduire l'ennéagramme à un simple ensemble de recettes pour être mieux dans sa peau. Je pense qu'il nous ouvre à une vraie conversion du coeur pour aimer mieux : s'aimer soi-même, aimer les autres tels qu'ils sont et se laisser aimer par les autres et par Dieu. S'accepter dans ses fragilités et sortir d'une toute-puissance (nous mourrons avec nos compulsions(2) ) pour se recevoir d'un Autre plus grand que nous.

 

En quoi l'ennéagramme a été utile à votre couple ?

( en référence au chapître du livre " l'apport de l'ennéagramme dans la vie de couple")

La compréhension de nos types a été une énorme bouffée d'oxygène pour notre couple : il nous a permis de sortir de nos jugements l'un sur l'autre, jugements basés généralement sur la partie visible des comportements. Avec l'ennéagramme, nous avons reçu des clefs de lecture pour nous accepter dans nos différences : non seulement nous accepter en les dédramatisant, mais en plus en y découvrant des points de complémentarité et donc d'enrichissement. J'ai mieux compris pourquoi certaines de mes attitudes poussaient mon maris à se retrancher derrière sa compulsion (2), à donner le moins bon de lui-même...et vice-versa.screen1024-copie-1.jpg

  "L'ennéagramme, chemin de vie", riche de témoignages vivants recueillis auprès des participants aux sessions de "tous les types" nous invite à nous mettre en mouvement. Et il nous encourage à accueillir avec confiance nos fragilités spécifiques partagées avec des millions d'autres hommes et femmes et à avancer sur un chemin avec patience, tolérance et espérance. A l'opposé du kit du style " 10 leçons pour tout savoir de la vie", l'ennéagramme, comme un chemin sinueux d'une montagne, nous révèle pas à pas les contours de notre personnalité profonde et l'essence de notre être.

 

(1) l'ennéagramme , un chemin de vie, éditions DDB, 2011.

 

(2) la compulsion est une contrainte interne, impérieuse, qui pousse un sujet à certains comportements sous peine de sombrer dans l'angoisse ( extrait du glossaire de l'ouvrage)

 

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 09:55

PREMIER EPISODE

 L'ennéagramme, un outil original de croissance humaine 

 

En allant fureter dans les rayons des librairies et notamment dans le rayon développement personnel et coaching, vous vous êtes  peut être aperçu(e) que, depuis une dizaine d'années , de plus en plus d'ouvrages sont consacrés à un mot qui pourrait apparaitre à priori comme ésotérique : l'ennéagramme.

Cette émergence de l'ennéagramme se révèle aussi dans le domaine du coaching où il est cité   à côté de grilles de connaissance psychologique de la personnalité comme le Myers Briggs Type Indicator ( MBTI)  ou encore la process communication de Taibi Kahler. En effet, pour ma part formé et continuant à me former depuis plusieurs années à cet outil puissant, progressif et subtil , j'y puise régulièrement un modèle de compréhension des comportements humains et professionnels... à condition de prendre du temps pour l'observation.

 En fait, l'ennéagramme échappe aux classifications ordinaires. Ce n'est pas seulement une grille d'interprétation pour comprendre les motivations profondes liées à 9 types de personnalité représentés par neuf points à équidistance sur une cercle. Ce n'est surtout pas un étiquetage enfermant dans des catégories et il n'y a pas de bon ou mauvais type. Il y a surtout ce que chacun peut en faire. Eric Salmon, un des pionniers en France, vous dira, dans sa session de découverte, que l'ennéagramme éclaire une partie de la personnalité et que chacun, par son histoire, reste unique. enneagramme_th-1.jpg

 

 

L'ennéagramme se révèle un outil évolutif,

un chemin d'intériorité et  son approfondissement contribue à faire "grandir humainement" .

 Plus concrètement, j'ai eu la chance de me former auprès d'Eric Salmon et de Fabien et Patricia Chabreuil qui illustrent à mon sens des approches complémentaires et riches. Eric, issu du monde de l'entreprise, propose même cet outil au sein d'une grande école,  HEC ou Hautes Etudes Commerciales, preuve que l'outil est  reconnu comme outil d'aide pour les futurs Directeurs des ressources humaines ( DRH) ou managers. Se situant dans le courant dit de la tradition orale d'Helen Palmer aux Etats Unis, il considère que la  compréhension est facilitée  quand les apprenants peuvent échanger avec des personnes représentatives d'un type, en écoutant notamment leur témoignage direct . Fabien et Patricia Chabreuil  ont crée l'institut français de l'ennéagramme et proposent et animent en couple tout un cycle de sessions portant sur les diverses composantes de l'ennéagramme.

Dans ce premier épisode, dans la mesure où l'enneagramme suppose une  appropriation dans la durée afin d'en mesurer toutes les dimensions, j'invite le lecteur qui le (re)découvrirait  à suivre le parcours suivant  :

 

étape 1 : aller sur le site des Chabreuil très riche et complet www.enneagramme.com

voir notamment la vidéo 1 dans laquelle Fabien donne les premières explications sur le modèle qu'est l'ennéagramme pour comprendre le fonctionnement humain. Rubrique à droite Voir puis mini séminaire vidéo.

 

étape 2 : aller sur le site d'Eric Salmon, trés attirant par le jeu des images, présentant le centre d'étude de l'ennéagramme www.cee-enneagramme.eu et ,à la rubrique orange ennéagramme, voir notamment Helen Palmer  psychologue américaine considérée comme celle qui a contribué à une vulgarisation éthique de l'outil à l'échelle internationale.

Bien sûr, chacun pourra surfer comme il l'entend, et je prends conscience que cette manière pédagogique suggérée est finalement bien révélétrice de mon profil ennéagramme !! 

 

Des questions peuvent émerger comme :

 

- Comment découvrir mon type ennéagramme entre 1 et 9 ?

 

- Qu'est ce que cela peut changer pour moi dans ma vie ?

 

- Professionnellement, comment peut-il m'aider ?

 

- Présente -il des risques ?

 

Dans un souci pédagogique, je vais me contenter aujourd'hui de répondre à la question 1 et 4.

Pour découvrir son type ( entre 9 profils ou bases selon les appellations), il est effectivement incontournable de vivre un stage d'initiation  généralement possible sur 2 jours. Les 2 sites internet cités le proposent comme d'autres...En effet, le type se révèle par l'échange avec les autres et c'est un moment fort quand un participant, avec la confirmation du formateur, peut nommer son type. En effet, en conformité avec le code éthique de l'ennéagramme, c'est la personne qui peut réellement confirmer son type ennéagramme.

En terme de risque, je n'en vois qu'un : celui de mieux se comprendre soi même, mieux comprendre certains automatismes de pensée, de comportement, de réaction face au stress et donc le risque de changer déjà son regard sur soi. Pour ma part, sur ce chemin de connaissance intérieure qui ne s'apprend pas dans les livres et qui comporte une bonne part d'auto observation, d'intuition, j'ai appris à devenir plus souple, plus tolérant, plus bienveillant avec moi-même et de manière corrélaire plus lucide et plus tolérant avec les autres dont j'ai pu saisir le "mode de fonctionnement" grâce à la cartographie fine de l'ennéagramme  .

 

Bon voyage dans cette découverte.

 

A suivre avec l'épisode 2.

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 23:34

Lâcher prise , lâcher prise, nous disent certains psy aux magazines de développement personnel. Lâcher vos crispations, vos obsessions, vos contrôles sur vous et sur les autres, bref lâcher toutes ces tensions qui vous empêchent de vivre plus sereinement . 

 

Or, en remuant plus concrètement ce concept très populaire de lâcher prise, je me sens finalement un brin agaçé, presque indigné comme le suggère Stéphane HESSEL. (1). Pourquoi ?

D'abord, au sens propre, lâcher prise voudrait dire que nous tenions quelque chose que nous arrêtons de tenir. Or peut-on vraiment affirmer, dans un sens littéral, que nous tenions des crispations, des contrôles, des tensions ??...

Et puis, lâcher pour se tenir à quoi ?

Imaginer un alpiniste en train d'escalader une paroi dans la chaîne du Mont Blanc. Et demander lui alors de lâcher ses prises. C'est la chute dans le vide ou au mieux, la récupération par le second de cordée qui pourra le retenir s'il dévisse.

Avec un peu, beaucoup de provocation, je crois plus sérieusement, dans une société fragilisée par la crise, à l'importance justement, comme l'alpiniste, de savoir trouver les bonnes prises pour progresser dans son ascension.

Or, savoir discerner la bonne prise, le bon appui, celui qui va permettre d'avancer devient tout un art notamment dans la quête de l'emploi pour les jeunes.

Environ un jeune sur quatre de moins de 26 ans est demandeur d'emploi. Allez leur dire de " lâcher prise"!!!

Non, ils ont besoin au contraire de s'accrocher , de persévérer dans leur recherche, dans la durée quand le chômage persiste ou quand les petits jobs ou boulots se succèdent, de CDD en CDD sans perspective de trouver immédiatement un CDI.

Alors, oui, APPRENEZ A TROUVER LES BONNES PRISES.

escalade-seul.jpg

De quoi s'agit-il alors ?

 

DE PRISES EXTERIEURES : le réseau des institutions, le réseau des amis qui peut aider à garder le moral, et préserver autant que possible une estime et une confiance en soi.

 

DE PRISES AUSSI INTERIEURES. A l'intérieur de lui, sur quoi un jeune peut-il s'appuyer?Son expérience même jeune d'endurance dans l'effort, sa capacité à relever des défis, à relativiser l'échec...

Une sécurité intérieure ( que certains jeunes hélas n'ont pas eu l'occasion de bâtir dans leur enfance) construite à partir de croyances positives. Oui, je sais au final que je trouverai un emploi. Oui, je crois en ma capacité à m'adapter à des jobs provisoires. Oui, je crois au "rap", réseau d'appui professionnel que je suis en train de me constituer...

Encore est il besoin aussi qu'ils rencontrent sur ce chemin des adultes de confiance qui puissent par un regard, un mot leur renvoyer en miroir : " Oui, courage, je crois en toi, en ta capacité de trouver des solutions, et un travail".

Un  mot sur cette recherche des bonnes prises. Il est parfois utile, comme en montagne, de trouver le premier cordée . C'est un homme ou une femme qui aura l'oeil vigilant pour confirmer si la prise envisagée par le pied ou la main du second est bien sûre et qui pourra,comme on dit dans le jargon assurer "sec" si celui qui fait un pas de recherche de nouvelle prise sent qu'il peut glisser et se perçoit en danger.

 Sortir de sa zone de confort, c'est d'abord oser faire ce pas en avant ...à condition d'avoir une prise solide en arrière pour garantir le passage d'une prise à l'autre.

La prise de risque dans la vie sociale comme professionnelle suppose alors de lâcher prise sur des fausses sécurités ( par exemple les croyances limitantes du style "je ne me sens pas capable de...")  pour prendre des prises solides liées à des croyances ressources.

Yes, you can do it !

 

(1) voir article sur ce blog Indignez vous !

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 23:31

Il est né il y a un an.

Toutes les fées se sont penchées sur son berceau.

Fruit d'une incitation, d'une inspiration, avec l'appréhension d'une naissance, d'une création.

Oui, ce nouveau né célébré ce jour , vous êtes en train de lui donner votre regard.

Il s'appelle blog mister-aidant-over-blog.com.

 

C'est l'occasion de dire MERCI :

MERCI à celles et ceux qui m'ont encouragé à passer à la création,

 

MERCI à celles et ceux qui m'ont donné leurs vrais encouragements,

 

MERCI à tous les anonymes qui prennent du temps pour venir cueillir quelques lectures,

 

MERCI à ma famille qui, sans me le dire, reste discrètement attentive à la croissance de ce nouveau né.

 

Et dans cette année et cette période traditionnelle de voeux, j'ose vous inviter à relire d'abord votre année passée et lui dire MERCI, quelles que soient les circonstances vécues avec son lot de joies, de tristesse, de souffrance ou encore d'épreuves.

Dire MERCI à son année, c'est reconnaitre les petites choses qui vous ont touchées,

Les rencontres, les bonnes surprises, les élans du coeur dans telle direction,

 

Dire MERCI à son année, c'est pratiquer l'art de la gratitude en tout temps,

Par temps de soleil, de ciel gris, de ciel tourmenté ou même annonciateur de tsunami.

 

Dire MERCI  à son année, c'est se préparer aussi à mieux savourer l'année à venir

Avec un peu plus de lumière dans le regard, plus de lâcher prise sur l'inconnu.

 

Dire MERCI, c'est finalement transformer les bonnes choses de la vie en cadeaux, en vrais cadeaux.

 

Et je vous propose une expérience suggérée par Robert Emmons (1) dès ce mois de janvier.

Concentrez vous un moment sur les bienfaits ou "cadeaux" reçus dans votre vie. Par exemple, de simples plaisirs quotidiens, des personnes, vos talents ou vos forces particulières, des moments de beauté de la nature, ou des gestes de gentillesse venant des autres. Prenez un moment pour les savourer, pensez à leur valeur.

 

Le constat de cette expérience "en laboratoire " a démontré que les personnes reconsidérant ces moments comme des cadeaux avaient tendance à amplifier naturellement leurs sentiments positifs dans l'existence.

 

Alors, quels sont les vrais cadeaux  que vous avez reçus en 2010 ?

 

(1) psychologue américain auteur du petit livre remarqué et remarquable "Merci ! quand la gratitude change nos vies"

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  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
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