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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 13:49

Lâcher le mot "méditation" dans une conversation et vous êtes assuré d'une réaction entre ceux qui en ont entendu parler, même beaucoup, ceux qui s'y sont essayé de manière très ponctuelle et celles et ceux qui la pratiquent de manière plus ou moins régulière.

Peut on parler d'un phénomène social contemporain ? La question reste ouverte. Pour élargir notre horizon sur les multipes pratiques qui gravitent autour de la méditation (1), j'ai eu l'occasion d'une belle rencontre à Poitiers, celle d'un curé pas comme les autres, Patrice Gourrier. En effet, il cumule avec sa charge de prêtre de paroisse  une fonction de psychologue. Il propose à toute personne la possibilité de suivre un cycle initiatique en MBSR ( le protocole de 8 semaines intensives de méditation conceptualisé par Jon Kabat-Zinn) et il co-anime  des sessions reliant la tradition chrétienne et la tradition bouddhiste.GOURRIER_Patriced.jpg

Selon vous, qu'est ce qui provoque autant d'engouement pour la méditation en ce début du XXIème siècle ? Le mot méditation deviendrait presque un mot courant !

Les mots sont porteurs d'un contenu qui les dépasse. Il en est ainsi du mot "méditation". Pour quelques uns, ce mot peut faire peur car il est, dans leur esprit, synonyme de silence et d'immobilité. Mais aujourd'hui, pour la plupart de nos contemporains, dépassés par un temps qui les dépasse et les avale, il est synonyme de sérénité, d'un idéal de vie auquel ils aspirent.

 

Qu'est ce qui fonde une méditation chrétienne par rapport à une méditation bouddhiste ou encore une méditation dite laîque comme celle promue par Jon Kabat-Zinn ?

La grande différence à mes yeux est que la méditation chrétienne est "adressée". Son premier objectif est cette union à la divinité à laquelle nous sommes appelés.

 

Un chrétien qui pratique la méditation chaque jour est-il vraiment différent d'un chrétien pratiquant ordinaire ? Quel plus la méditation dans une démarche de foi ?

La méditation chrétienne, comme beaucoup d'autres formes de prière, constitue le socle de la vie du chrétien. Le père Maurice Zundel, un grand mystique du XXème siècle, écrivait que la foi n'est pas une morale mais une rencontre. La méditation est l'un des chemins de cette rencontre.

 

Chaque lundi, dans l'église de votre paroisse, de 12h 15 à 13h 45, vous proposez un temps de méditation et vous avez eu la surprise de constater que, déjà , plus de 100 personnes y participent. Avez-vous l'occasion d'échanger avec elles ? Quelles sont leur motivations ?

Pour en avoir rencontré un grand nombre, je puis dire que la plupart de ces personnes ne sont pas des pratiquants réguliers. Ne se retrouvant pas dans l'exercice du culte habituel, elles viennent  en dehors des célébrations car elles ont soif d'infini. Je constate aussi, qu'à la messe qui précède la méditation, de plus en plus de personnes viennent y assister, renouant avec une pratique aujourd'hui disparue.

 

Vous avez la conviction profonde que pour vivre une croissance humaine et spirituelle, il est nécessaire de devenir méditant. Qu'est ce que cela signifie concrètement cet état de méditant ?

La méditation, pour moi, comme la prière n'est ni une technique, ni une manière de faire. C'est une manière d'être au monde qui fait l'union entre la transcendance et l'immanence.

 

Quel petit pas pourriez vous suggérer à une personne qui aurait le désir d'expérimenter la méditation mais qui craint la durée du silence ou encore le vide intérieur ?

Il me semble opportun de lui suggérer de rejoindre un groupe car le groupe est porteur (2)

 

 

Pour aller plus loin :


site de Patrice Gourrier : www.gourrier-meditation.fr


(1) voir article sur ce blog : la méditation appartient au patrimoine de l'humanité


(2) site de la communauté mondiale pour la méditation chrétienne qui donne la liste des groupes de méditation en France et les coordonnées des responsables : 

meditationchretienne.org



 


 



 


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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 01:26

Si la loi de la relativité est bien connue du grand public avec son inventeur, Albert Einstein, il existe une théorie, une loi universelle qui mériterait d'être aussi populaire : la loi de l'attraction.Coucher de soleil

En effet, elle peut changer profondément notre vision du monde et nous offrir l'opportunité de changer d'orbite. Restons pragmatiques en précisant ses trois postulats de base :

1 Tout ce qui nous entoure est constitué d'énergie que ce soit dans le monde humain, animal, végétal ou matériel. Et notamment nos pensées sont des vecteurs d'énergie. Les travaux scientifiques les plus récents le confirment comme en témoigne la journaliste scientifique Lynne Mac Taggart (1)

2 Nous attirons à nous ( consciemment ou non) les expériences qui reflètent nos pensées. Les sceptiques peuvent évidemment objecter que cette conviction parait étonnante. Or, constatons simplement que quand notre humeur est tout simplement maussade, nous réagissions plus négativement aux événements extérieurs et que ceux ci, comme par hasard, sont moins porteurs d'énergie...A contrario, quand nous sommes portés par un enthousiasme de fond ( énergie positive), les rencontres semblent plus fluides et les opportunités s'ouvrir.

3 Ce sur quoi nous portons notre l'attention prend de l'expansion. Autrement dit, si nous réfléchissons constamment à des soucis personnels, familiaux, financiers, ceux ci peuvent grossir dans notre cerveau et occuper une place exorbitante. Dans l'autre perspective, si nous portons notre attention sur la beauté de la nature, des projets enthousiasmants, des rencontres nourrissantes; alors nous cultivons une propension à élargir cette vision et cet état d'être.


Comment exploiter cette loi d'attraction dans son quotidien ?

En premier lieu, c'est bien notre regard qui reste déterminant. La qualité de notre regard est telle qu'il crée la qualité de notre environnement. Ce matin, quand vous vous réveillés, sur quoi,sur quel objet portez vous votre regard ?

Orienter ce regard dans notre journée, c'est orienter notre attention.

A quoi ai je le désir de faire attention aujourd'hui ? A une personne en particulier, à une rencontre, à un projet qui me tient à coeur, ...

Et puis, derrière l'attention vient notre flux permanent de pensées. Si je me compare à un observateur au bord d'une rivière traversée par des bancs de poissons incarnant nos pensées, lesquelles j'ai vraiment le désir de retenir dans mon champ de conscience ?

Aujourd'hui, c'est décidé, je veux attirer des expériences probantes de rencontres nourissantes et stimulantes pour ma réflexion, ma créativité. Et bien, la première étape suggérée par la loi d'attraction, c'est de commencer par ancrer dans son mental des pensées qui me nourrissent et me stimulent. Et pour ce faire, nul besoin de faire appel à un gourou ou même à un coach . Vous êtes, à coup sûr, votre meilleur entraîneur.

Top, demain, premier entraînement au saut du lit. Observer un objet attirant et formuler une pensée positive pour ouvrir la journée.

Et cette loi est aussi vieille que notre monde : Marc Aurèle, empereur romain et philosophe aimait à dire : "Notre vie est ce que nos pensées en font."

 

(1) extrait de l'ouvrage " la science de l'intention" de cet auteur  :

"On sait aujourd'hui que les pensées sont une forme d'émission de biophotons, particules de lumière porteuses d'énergie émise par tous les organismes vivants : plantes, animaux , être humains. Elles créent une énergie qui émane de nous en permanence."

 

Pour aller plus loin : petit cahier d'exercice pour pratiquer la loi d'attraction. Editions jouvence;

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 05:28

"Quand j'étais pilote d'aviation de grande ligne, je ne pensais jamais au crash,seulement aux pannes possibles." Cette phrase de conviction,  plusieurs fois dans cette soirée conférence pour des coachs, Eric nous l'a martelée. En faisant un pont avec le coaching, il m'est apparu intéressant de transposer cette réalité à la posture du coach. Celui ci croit dans les ressources de son client. Et il n'est pas souhaitable qu'il pense au crash pour celui-ci car l'induction pourrait se révéler fatale pour la suite du parcours. Certes, dans une trajectoire d'accompagnement d'un coaché, il peut advenir des passages délicats dans lesquels il est confronté à des options parfois radicales pour sortir des nuages, des zones de pénombre et éviter la panne.avion_air_caraibes.jpg

Eric, pilote d'hélicoptère puis pilote sur des lignes commerciales nous a ainsi invité à faire des ponts, laisser aller notre imaginaire entre ce monde aérien et le nôtre en général plus proche de la terre. Voici donc l'histoire courte de M Centhistoire.

"Attention, décollage dans 3 minutes, veillez garder vos ceintures attachées." M Centhistoire est bien harnaché, pas de risque, juste un petit pincement au coeur quand l'avion s'élance sur le tarmak et qu'il attend durant les quelques secondes qu'il arrache du sol  sa centaine de tonnes. Ouf ! Décollage réussi. M Centhistoire peut piquer un petit sommeil en attendant l'arrivée prévue dans deux heures. Mais, dans son sommeil, une voix vient le bousculer : " Hé, réveille toi, dormeur de l'infini, la vie t'appelle. Tu consommes, tu voyages mais ta vie reste une succession de routine. Reprends ta vie en main !" Secoué, notre bonhomme se réveille et il constate qu'un voyant rouge est allumé dans le compartiment. La voix du commandant de bord se fait entendre : " Nous avons détecté une panne de réacteur. Rassurez vous, nous pouvons continuer notre vol. Veuillez simplement revenir à vos places et garder vos ceintures attachées." Panique dans le cerveau de M Centhistoire :" Et si cette voix faussement rassurante du commandant n'était qu'un bluffle alors que l'avion est vraiment en perdition. Si, dans quelques minutes, quelques secondes, il s'écrasait au milieu de l'océan, et si c'était la fin de ma vie...." Bientôt, le cerveau de M Centhistoire bouillonnant, angoissé refaisait en accéléré tout le parcours de sa vie, ses réussites, ses échecs, ses déceptions, et des rendez vous manqués qu'il aurait pu peut être rattraper... Bref, quand la voix du commandant s'est à nouveau fait entendre : " Mesdames et Messieurs, je tiens à vous rassurer. La panne a été réparée. Nous reprenons notre vol. Notre avion aura seulement un retard de 30 minutes à l'arrivée", M Centhistoire n'était plus tout à fait celui qui avait embarqué. En effet, ces quelques minutes d'angoisse et d'incertitude ont transformé de manière brutale sa vision de la vie. Et, dans l'apparition du premier rayon de soleil à l'approche de la zone d'atterrissage, il se jura une chose : " Ne plus passer à côté d'opportunités, à côté de sa vie et la goûter à pleines dents."

Quand l'avion se posa sur la piste d'atterrissage, M Centhistoire prenait l'engagement avec lui-même de faire décoller sa vie d'une autre manière...

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 23:15

Non, rien de rien...Non, je ne regrette rien. Cet air universellement connu, chanson culte d'Edith Piaf de l'année 1960 refait surface à l'occasion de son cinquantième anniversaire.

Au delà de l'artiste à stature internationale sur scène et à la voix puissante, contrastant avec sa petite taille, je vous propose d'ausculter cette chanson qui nous parle en direct. Et la psychologie positive qui n'était pas encore née à cette époque peut nous aider à nedith-PIAF.jpgous poser des questions toujours actuelles :

Le langage est brut : "le passé "c'est payé, balayé, oublié, je me fous du passé". Il y a une forme de refus d'assumer ce passé qui, pour l'artiste, a été très tourmenté entre une enfance malmenée et des amoureux trop tôt disparus dans des drames. Mais jusqu'où peut on nier ce passé qui, au delà de ses hauts et ses bas, nous a façonné dans notre personnalité ?

"Balayés les amours avec tout ses trémolos, balayés pour toujours, je repars à zéro..."

La chanson veut défier le temps. Tous les drames de sa vie depuis une enfance vécue dans la misère seraient effaçés d'un coup de gomme et Edith éprouvée par les amours et une santé fragile ( polyarthrite et addiction à la morphine) pourrait vraiment repartir sur un nouvel horizon.

Naiveté (?) de la chanson quand on connait la fin tragique d'Edith Piaf  trois ans plus tard.

En fin de compte, la chanson prend le contre pied de la vie d'Edith Piaf : malgré des succès internationaux et notamment aux Etats Unis, l'artiste française  va progressivement et irrémédiablement décliner physiquement dans une dépendance toxico maniaque et mourir à 47 ans.

Non, je ne regrette rien fait vibrer la voix du coeur, la voix de la révolte, la voi x qui veut croire à une nouvelle chance. Je ne connais pas assez la vie d'Edith pour savoir si elle a rejoint la chanson en assumant finalement son passé : je ne regrette rien.

Et je crois que l'essentiel est là , dans ce " je ne regrette rien". En effet, c'est l'expression de quelqu'un qui aurait assumé son passé, reconnu ses errements, ses  erreurs, ses doutes communs à l'ensemble de l'humanité et  pourrait avec force en faire un tremplin pour un avenir transformé. Edith l'a chanté sans pouvoir l'incarner dans sa vie.

Elle nous laisse ainsi sur une question de sens : assumer sa vie, est ce ne rien regretter et tourner la page chaque jour pour guetter la joie ?. Car " ma vie, car mes joies, aujourd'hui, ça commence avec toi !"

 

Pour écouter l'enregistrement émouvant en public d'Edith Piaf,

consulter le site de l'INA : ina.fr



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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 01:26

Crée en 2009 à Montpellier, l'association Happy planète n'a pas grand chose à voir avec une bande de joyeux illuminés ou encore avec des adeptes nostalgiques de l'astrologie planétaire. Elle est inclassable dans les catégories connues des associations, ni sportive, ni culturelle, ni seulement bien être. De mon point de vue, elle incarne, dans son originalité, cette recherche sociale en émergence autour d'une "nouvelle conscience". Que vous dire de cette association pour vous la présenter ?terre-europe-copie-1.jpg

Son président, Franck, a pris l'habitude, dans l'introduction des conférences atelier, de la situer sur deux axes complémentaires : une association à vision holistique et cherchant à relier l'écologie intérieure ( comment se faire du bien à soi de manière saine) et l'écologie de la terre invitant à une démarche collective et rejoignant le courant du développement durable.

Mais cette définition pourrait encore cacher la grande variété des activités proposées à ses adhérents :

depuis des cafés philosophiques comme celui sur le thème de l'instant présent, des conférences sur les thématiques du développement personnel, du coaching jusqu'aux ateliers touchant la créativité, le jeu, la relation à son corps, le rire, et la sensibilisation à des approches nouvelles comme le Wutao et le retour à des formes de danse folklorique appelé balety.

Vous pourriez y lire cependant un joyeux bazar très écclectique. Pourtant, ce qui me semble une belle intuition du départ confirmée par la montée en puissance de l'association et de son impact au coeur de la ville de Montpellier, est révélée par la fréquentation de l'association par des personnes de tout courant de pensée, religieux ou non, politique ou non. Enfin, un espace où tout peut se partager dans le plus grand respect des personnes.

C'est aussi un tremplin où des professionnels du bien être et de la santé viennent se faire connaitre à l'occasion de conférences et ateliers vécus dans une ambiance bonne enfant ponctuées par un temps de "boisson sans alcool" en salle, en plein air et même parfois au bord de la mer.


Happy ?

Oui, manifestement, il y a une forme de joie contagieuse qui germe au coeur de ces rencontres vécues aussi dans le "donner-recevoir" comme l'atelier échange autour d'un livre. Chacun apporte un livre choisi dans sa bibliothèque, le commente, l'argumente et puis, il y a échange avec celui d'un autre participant. Pour l'avoir expérimenté, j'ai été surpris de constater que personne ne s'est battu pour un même ouvrage, et que les transactions régulées par une animatrice se sont réalisées dans une sérénité très appréciable.


Planète ?

Oui, une planète différente par rapport à la société consumériste et matérialiste. Happy planète offre des activités à moindre coût et invite à partager, échanger, s'ouvrir à l'autre ....Ainsi un intervenant formateur un jour peut devenir le lendemain un participant d'une activité.  Nous sommes effectivement loin du schéma classique entre ceux qui auraient le savoir et ceux qui le reçoivent. Et voilà une originalité détonnante d'Happy planète : un participant, s'il  a un désir ou une expérience à faire partager, peut demain se voir proposer un café philosophique et même une conférence !


Sur Happy planète, y a t'il des risques ?

Oui, j'en vois un : celui de développer une autre conscience.  Notre "pensée unique" est secouée , à l'occasion des conférences et ateliers, par la richesse des diverses approches psycho-corporelles. Pour ma part, je me rappelle une conférence concernant la méditation de pleine conscience à laquelle j'ai participé et qui a été déterminante pour m'engager dans cette voie parmi d'autres. Rester ouvert à la  diversité tout en s'engageant dans une voie me semble une attitude que l'association happy planet contribue à promouvoir...pour le bien de tous.

 

Pour en savoir plus, happyplanète.org



 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 06:15

A l'occasion des journées européennes du patrimoine, ce week-end, j'ai l'honneur de demander officiellement à l'UNESCO l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité d'une richesse millénaire souvent oubliée  : la méditation. En effet, depuis ce début de XXIème siècle, elle fait l'objet d'une re-découverte étonnante.

Quelle religion ou courant religieux peut-il réellement revendiquer d'être le berceau de la méditation ?goutte d'eau

Le bouddhisme, inspiré d'un homme de 30 ans au VIème siècle, le bouddha, prend son origine dans la pratique méditative de cet homme trouvant ainsi remède contre les détresses humaines de son époque. Plusieurs courants partant de l'Inde ont émergé au cours de l'histoire. Le bouddhisme thibétain incarné par la haute figure charismatique du Dai-Lama en est un des plus connus. Deux piliers caractérisent cette forme de méditation en silence et si possible en position assise de lotus : le Samatha et le Vipassana.

Le Samatha signifiant "tranquille, paisible" vise à calmer l'agitation du mental par la focalisation de l'attention sur un point d'ancrage : la respiration avec ses deux temps l'inspire et l'expire ou encore la flamme d'une bougie. Le deuxième pilier, le vipassana ou "vision pénétrante" conduit progressivement le méditant à percevoir les choses, les êtres tels qu'ils sont et non tels que l'on souhaiterait qu'ils soient. C'est aussi l'art de l'observation intérieure de ses pensées, ses émotions, ses images tout en gardant une forme de détachement. Le méditant peut être comparé à un observateur sur le bord d'un rivière . Il observe le flux ininterrompu de la rivière avec ses pensées, obsessions, soucis sans se laisser hâpé par eux.

Le taoisme, vieux de près de 2000 ans avant l'ère chrétienne, a inspiré la médecine chinoise et diverses approches faisant appel au Chi ou énergie vitale telles que le Tai chi-chuan ou le Qi gong. Certaines pratiques taoîstes invitent le pratiquant à travailler  sur la circulation de l'énergie vitale et le souffle en prenant une posture d'assise immobile.

L'hindouisme, à la frontière entre un courant religieux et des écoles philosophiques, a conduit à la création d'ashram, lieux de ressourcement autour d'un gourou et notamment en utilisant la pratique du yoga. Et il est assez amusant de constater que les professeurs de  yoga  en France reviennent doucement à des pratiques d'assise et de méditation , notamment en fin de cours.

Et puis, n'oublions pas la pratique méditative, née  dès le IVème siècle, des pères de l'Eglise chrétienne d'orient car en fait elle a été  mise en sommeil durant plusieurs siècles. Dans les années 80, le moine bénédictin anglais, John Main, à travers une initiation à la méditation chez un swami indien, puis la redécouverte des écrits du moine d'orient Jean Cassien, a remis au "goût du jour" une pratique d'assise méditative. Tout en partageant les fondamentaux de la méditation , l'assise, le silence et l'immobilité "souple" du corps en laissant passer les pensées comme des nuages dans le ciel, elle s'en distingue par l'invitation au méditatnt de prononcer intérieurement un mot sacré, marathana qui signifie en araméen, "viens Seigneur Jésus". John Main explique que la répétition douce  de ce mot durant une méditation quotidienne de 30 minutes irrigue une présence à soi, une présence à Dieu sans intermédiaire, sans chercher à penser Dieu, à penser à des images, mais simplement à être .

En marge de cette méditation incarnée dans des religions, rappelons que Jon Kabat-Zinn, professeur en biologie moléculaire aux Etats Unis, s'inspirant de la pratique méditative bouddhiste, a conçu un programme d'initiation de 8 semaines  accessible à tous. Cette proposition dénommée MBSR ( Mind Based Stress Réduction) ,s'inscrivant dans ce que l'on appelle aujourd'hui la mindfullness ou méditation de pleine conscience, n'a  finalemnet rien inventé. Sa grande qualité a été de donner lieu à des études scientifiques validant des effets positifs chez les méditants en matière de réduction du stress, d'augmentation des anticorps ou encore de plus grande stabilité émotionnelle face aux chocs de la vie.

Bref, si la méditation de pleine conscience très médiatisée depuis quelques années a permis de nous faire redécouvrir les vertus du silence habité dans la présence à l'instant, elle confirme (avec l'histoire rapidement évoquée de la méditation), que celle ci ne saurait être rattachée à un courant religieux en particulier. La méditation par essence est universelle, elle ne se laisse pas enfermée dans un dogme, une croyance, ou une culture. Elle appartient à notre patrimoine historique, n'a pas perdu sa saveur, au contraire, dans une société hâpée par la vitesse, le toujours plus vite, elle nous redit sans mot :

" Prend le temps de te poser, prend le temps de respirer,

prend le temps d'être là avec toi."


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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 23:10

" Tu sais, j'ai revu dans ma région des copains de mes 20 ans  et ils n'ont pas vraiment changé. Ils sont restés les mêmes." Cette parole entendue cet été d'un ami de 50 ans à l'occasion d'une reprise de contact téléphonique m'a questionné.

Certes, il ne s'agit pas de regarder le changement physiologique et biologique qui s'opère entre un homme, une femme de 20 ans et un homme, une femme de 50 ans . Tout le monde est bien acqui au fait de performances moindres dans la force physique, l'endurance ou encore des capacités de détente ou de souplesse. A ceci près que , cet été, ayant eu l'occasion d'être spectacteur d'une démonstration de haut vol en kyudo (1) , j'ai été  sidéré par la force tout en intériorité,  souplesse et adresse de 4 maitres japonais âgés de près de 80 ans !

Mais qu'en est il du fond de l'âme, des désirs profonds, de la personnalité marquée par plus de 30 ans de vie, de joies, d'épreuves, et de rencontres ?

Je veux simplement me livrer à quelques observations autour de ces deux questions  :

- les désirs de nos 20 ans restent-ils présents à 50 ans et sous quelle forme ?

- à 50 ans, a t'on encore des désirs de changement  ?

J'entends autour de moi des adultes qui me racontent rêver de faire telle activité qu'ils n'ont pas encore entreprise faute de temps ou de circonstance favorable et quand je creuse avec eux, je constate que ces désirs ne datent pas d'hier mais peuvent remonter à l'adolescence. L'un rêvera de traverser la méditerranée en catamaran, une autre de pratiquer la danse classique, et un troisième de devenir écrivain...Et puis, il y a le constat parfois plus douloureux ou nostalgique de ceux qui constatent que leur condition physique, leur réalité sociale ou économique, leurs capacités actuelles ne leur permettent plus ou pas de réaliser ces rêves d'adolescent. Faut-il s'en attrister, s'en culpabiliser, en faire le deuil ?

Non point. D'abord, ouvrons les yeux sur ces séniors parfois déroutant qui s'engagent dans des activités nouvelles qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de vivre adolescent ou adulte. Ainsi, ce couple rencontré ce week-end. Lui, plus de 70 ans , l'esprit toujours vif et la langue alerte, vient d'acheter une moto et sillonne les routes avec sa belle comme des "petits jeunes" de 20 ans ! Il m'explique au passage que le vendeur a eu une hésitation quand il lui a avoué ne jamais avoir piloté de moto .ete-2013-Biarritz-Cauterets-095.jpg

Pour ma part, avec mes 53 ans, j'ai fait un constat assez amusant sur le cycle du désir. Etudiant à Grenoble à 20 ans, j'ai eu l'envie de m'initier à la méditation. A l'époque, celle qui était repérée dans les années 80 s'appelait méditation transcendentale popularisée par les beatles qui s'en étaient fait les "supporters". Puis, y découvrant une dimension sectaire ( confirmée par la suite), j'ai arrêté cette pratique. Plus tard, j'ai découvert le zen, son assise et sa forme de méditation de deux fois 30 minutes entrecoupée par une marche lente. Je n'ai pas continué cette pratique liée à un groupe que je ressentais trop centré sur son nombril. Récemment, dans la vogue actuelle de la reconnaissance scientifique de la méditation, j'ai eu l'occasion de m'initier au cycle de 8 semaines de la MBSR ou Mind Based Stress Réduction  ( réduction de la méditation par le stress) élaboré par le professeur de biologie américain Jon Kabat-Zinn. J'ai vraiment goûté le silence intérieur qui laisse passer les pensées, les constructions mentales avec une instructrice très imprégnée, humble à la fois et au sein d'un groupe  bienveillant. Puis, j'ai redécouvert cette année une forme de méditation intérieure en accord avec mes valeurs profondes. Finalement, plus de 30 ans après ma première initiation, je redécouvre la méditation avec , sous doute moins de forcing et plus de lâcher prise sur le résultat et les bénéfices attendus, et je me suis engagé dans une pratique quotidienne.

Alors, à vous adultes de 50 ans et plus, la question pourrait être : quel désir m'a habité naguère que j'ai peu ou pas creusé et qui cherche à resurgir ? Laisser le émerger puis poser vous délicatement la question : et si je lui donnais corps pour  vérifier sa consistance ?

Le moine bénédictin Anselm Grûn, grand spirituel de notre temps, et accompagnateur de nombreux adultes, a pris l'habitude de questionner ceux qui viennent le voir de la manière suivante : " Quand vous étiez enfant, quelle activité vous donnait du plaisir, de la joie, de l'élan ?"

Bien sûr, il n'invite pas les femmes à revenir au jeu de la dinette, de l'infirmière ou aux hommes à celui du cowboy ou encore du pompier. Mais derrière ces activités, qu'est ce qui en faisait l'attrait au fond : l'imitation de l'adulte, l'imagination, la création, le sens de la justice, l'organisation d'un groupe, ....

Ce pont entre l'enfance et l'âge adulte  me semble présenter un grand mérite. C'est celui de nous recentrer sur notre enfant intérieur, celui qui nous fait vibrer, rire, remuer, nous étonner, nous émerveiller...L'avons nous baillonné pendant 30 ans, étouffé au fond d'une cale remplie de nos rationnalisations d'adulte ou bien est il une composante bien vivante de notre personnalité ?

Et si un changement positif pour les plus de 50 ans était de réveiller cet enfant intérieur pour lui donner toute sa place et ainsi retrouver un élan vital parfois émoussé, amoindri par les chaos du chemin ?


(1) art originaire du japon proche du zen qui vise à tirer des flèches sur une cible avec un arc simple en bois et dans la concentration d'un état présent à soi et un lâcher prise sur le résultat.


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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 22:01

En ce mois d'août, l'air est chaud et le soleil haut dans le ciel. Ce n'est pas un temps pour laboureur mais plutôt pour faire la sieste derrière des volets clos pour se préserver de la canicule. Soudain, autour de la fontaine aux multiples jets, deux jeunes enfants , tout rire déployé, s'amusent à une folle course poursuite en s'aspergeant de cette eau. La scène est amusante au coeur d'une ville, Montpellier comme si des lutins en maillot de bain avaient surgi au milieu des passants . 100_4246.jpg

Autre moment, au bord de la méditerranée, avec des mouvements de grâce tout de lenteur, une jeune femme , les pieds dans l'eau, enchaîne un tai chi chuan (1). Ses bras se baissent dans l'eau jusqu'à l'éffleurer et remontent dans les airs. Son petit garçon, tranquillement , avec sa pelle et son seau,  monte un chateau de sable devant elle . Toute entière donnée à son mouvement, elle semble oublier les touristes qui arrivent sur la plage.

Ces deux histoires d"eau m'ont touché car elles révèlent deux belles dimensions : la spontanéité et la grâce. Spontanéité de ces jeunes enfants jouant avec l'eau comme s'ils étaient seuls au monde. Grâce de cette jeune femme dans la lenteur d'un mouvement effectué en bord de méditerranée. Elément commun, l'eau, celle dans laquelle nous avons baigné d'une certaine manière avant notre accouchement, dans le ventre de notre mère. Notre corps reste bien constitué de 60% d'eau et notre cerveau est encore plus riche puisqu'il contient  près de 80% d'eau en volume.

L'eau reste bien une ressource multiple. Quand elle manque dans un certain nombre de pays du sud, c'est une des principales causes de mortalité notamment des enfants. Quand elle est disponible, elle nous abreuve et répond à un de nos premiers besoins physiologiques, et nous aide à contempler comme un beau lac au coeur scintillant au coeur d'une montagne. Elle est, à l'image d'un torrent, un symbole de permanence et de renouvellement.

Pourrions nous imaginer une journée sans boire et sans voir de l'eau ?

 

(1) le tai chi chuan est un art martial chinois interne proposant l'enchaînement de 108 mouvements codifiés et visant à favoriser un travail d'équilibre de l'énergie en réduisant le stress.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 22:18

L'archer est immobile, totalement concentré sur la cible. L'arc est tendu, la flèche ajustée vers la cible. D'un geste, la flèche quitte l'arc et vient se figer au coeur de la cible. Satisfaction de l'archer qui quitte l'hypervigilance qu'il avait quelques secondes auparavant. kyudo-3d0ba.jpg

Et si toutes nos intentions atteignaient, comme dans la situation présentée, nos cibles ? Qu'est ce qui empêche vraiment cette réussite entre intention et cible ?

A l'occasion des stages que j'anime sur la thématique "efficacité et sérénité en milieu professionnel", je prends de plus en plus en considération ce mot de 9 lettres INTENTION car il peut effectivement se révéler une flèche puissante pour transformer nos désirs en réalité.

Or il ne s'agit pas de pouvoir magique. Il est à la portée de tous !

En effet, des travaux notamment conduits aux Etats Unis ont montré le véritable pouvoir de l'intention. Une journaliste scientifique de réputation internationale, Lynne Mac Taggart rappelle la dimension quantique de la pensée :

"Une pensée est une forme d'émission de biophoton ( petite particule de lumière porteuse d'énergie émise par tous les organismes vivants : plantes, animaux et êtres humains) et  elle génère ainsi une énergie qui émane en nous en permanence." Elle situe ainsi  l'intention comme une pensée qui "peut produire une énergie assez puissante pour transformer la réalité physique".

Démonstration à la clé à l'occasion d'une conférence tenue à Toulouse en 2012. Elle propose aux participants de se constitueer en groupe de 6 puis après prise de connaissance, elle leur demande de concentrer leur pensée sur un membre choisi qui a évoqué un problème de santé. Quand Lynne demande au membre choisi (après ce temps oû chacun s'est concentré dans le silence ), "Avez vous éprouvé une sensation positive d'amélioration de votre état ?",  toutes les mains se lèvent. D'autres expériences ont démontré comment la pensée et l'intention d'une personne pour une autre à distance pouvait produire un effet chez cette dernière.

Revenons donc à l'utilisation  quotidienne de ce réel pouvoir de l'intention.

Si vous avez par exemple le vrai désir d'améliorer une relation avec un membre de votre famille avec qui vous vivez une tension, revenez à la posture de l'archer !

D'abord formuler dans votre tête une intention avec vos mots de manière simple et directe.

Ex : j'ai l'intention de prendre contact avec Robert et de renouer une relation respectueuse pour nous deux.

Comme l'archer, visualiser la cible. Plus exactement , imaginez vous en train de retrouver Robert, voyez vous faire le premier pas, engager la discussion et surtout imaginer la réaction de Robert, peut être surpris au départ, puis visualiser comment la relation se dégèle peu à peu. La visualisation est un élément clé. En effet, elle permet de focaliser votre intention et de mobiliser toutes vos ressources dont votre attention et votre énergie physique et psychique.

Quand cette intention est bien claire dans votre tête, lâcher la flèche dans l'univers. Elle fera elle même son chemin. Car votre cerveau sera alors programmé avec cette intention qui ouvre une  forme d'attention comme un radar qui filtrera tout ce qui peut  répondre à cette intention.

Couramment, j'observe que lorsque je cherche un ouvrage dans tel domaine et concernant telle thématique, comme par hasard, je tombe dessus dans une librairie ou dans un rayon de ma médiathèque. Hasard ou pouvoir de l'intention ?

Bien sûr, l'intention rejoint aussi la synchronicité déjà évoquée sur ce blog. Je vous invite à relire l'histoire de la petite fille indienne racontée par le père Ceyrac, missionnaire en Inde ou comment l'intention forte et généreuse d'une petite fille a pu permettre de sauver son petit frère.

Qu'est ce qui empêche alors nos intentions de se transformer en réalité ?

Plusieurs freins peuvent se rencontrer et notamment : je ne crois pas vraiment à mon intention, je manque d'attention à mon environnement. Ou encore l'impatience qui voudrait du "Tout, tout de suite". En effet, si nous lâchons nos flèches d'intention positive pour notre planète, gardons la patience et la persévérance d'attendre qu'elles trouvent leur cible.

Et qui nous empêche de sortir une deuxième flèche de notre carquois pour conforter la première !

Mesdames et messieurs, tous à vos arcs !

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 21:01

 

Bientôt une heure que j'attends chez mon dentiste dont c'est ma deuxième visite. Et pourtant, moi qui suis souvent impatient , je n'ai pas trouvé le temps long ? Bizarre. La personne suivante arrive et me dit qu'elle est venue avec un quart d'heure de retard sur son rendez vous car elle sait que ce chirurgien dentiste est réputé pour ses retards chroniques.Ce qui me questionne finalement dans cette petite expérience, c'est le fait que je manifeste presque pas de tension ou de crispation malgré la légitimité que pourraient avoir ces     états d'être. Et finalement, est posée la question de comment chacun de nous gère ses impatiences et ces temps d'attente qu'ils soient liés à un rendez vous chez un professionnel de santé, un temps d'attente pour un moyen de transport dans une gare, une station de tram ou de métro, de bus, ou banalement l'attente à une caisse de grande surface. Ma première réflexion sur le fait que je n'étais pas agaçé ou énervé par l'attente tenait au fait que je n'avais pas de contrainte immédiate après, que j'ai trouvé même du plaisir à consulter des revues qui ne font pas  partie de mon répertoire comme la revue Gala, vitrine des people de la planète ( je suis incollable désormais sur l'actrice Sophie Marceau et sa manière de vivre...en tout cas telle qu'elle est présentée). Et finalement, ce rendez vous situé à la fin d'une semaine dense en activités, en stress positif a été pour moi un petit oasis de pause bienvenu à ce moment là. Une belle leçon de vie : comment un temps d'attente inhabituel sans certitude de durée se transforme en moment agréable parce que je l'ai investi en répondant à mon besoin de pause et d'évasion.

Première clé proposée pour gérer l'impatience : se poser la question :

" quel besoin je peux nourrir pendant ce temps d'attente que je ne maîtrise pas ?"

L'impatience nous habite aussi quand nous espérons une nouvelle, l'arrivée d'une commande par la poste, la réponse à un projet et que la réponse tarde. Cet état d'être crée de l'excitation et de la tension. Elle peut se vivre positivement si je canalise cette énergie brute avec deux questions simples :

 

- Est ce que j'ai le pouvoir d'obtenir une réponse plus rapidement ?

  

- Est-il vital pour moi que j'obtienne une réponse rapidement ?

 

Si la réponse, après réflexion, est non à ces deux questions, vous permettrez alors à votre mental impatient de se libérer de cette pression. Enfin, en m'inspidu-lion-et-du-rat-1-.pngrant d'une réflexion pertinente du psychiatre Christophe André, et si nos impatiences du " tout, tout de suite"  étaient des signaux pour nous inviter à préserver du temps entre le désir et sa réalisation, des signaux pour nous inviter à davantage habiter le présent , ici et maintenant.  

Déjà, Jean De La Fontaine, notre grand fabuliste français, avait bien saisi l'importance d'apprivoiser l'impatience avec la célèbre conclusion de la fable du Lion et du Rat que des milliers d'écoliers ont récité. Rappelez vous, le rat qui ronge avec ses petites dents le filet dans lequel le lion s'est pris et dans lequel il s'est débattu sans succès et lequel rat réussit avec patience et persévérance à libérer le roi des animaux. Je vous laisse déguster cette conclusion saluant la victoire du petit rat sauveur du grand lion :

"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage".

 

article en lien sur ce blog : savoir attendre, un art ?

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  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
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  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
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