Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:39

La conférencière avait martelé à plusieurs reprises, de manière convaincue, le slogan " Il vous faut des objectifs. Sans objectif, vous ne pouvez pas avancer." Or, en observant les réactions non verbales des participants et surtout en écoutant une réaction d'une femme dans l'assemblée ," Vous employez le mot objectif et ce qui me gêne, c'est qu'il a un poids très professionnel. Cà ne donne pas envie ...", j'ai pris conscience que, pour beaucoup d'entre nous, le mot objectif est immédiatement reconnecté au monde professionnel. Et là, toutes les résonnances sont possibles. Quand des personnes vivent les objectifs comme des impératifs de rentabilité et de résultats, par exemple, " objectif de réaliser x entretiens qui débouchent sur au moins 80 % de contrats", le mot objectif est reliée immédiatement à une pression du style "Il faut que...".La floraison des contrats de performance confirme cette tendance à mettre de l'objectif avec indicateur et cible un peu partout.

Aussi, en matière de développement personnel, quand il s'agit d'évoquer le mot objectif, quelques précautions sont de mise. La première, c'est probablement de parler d'objectif choisi librement par la personne. Et dans ce champ, il est opportun de relier l'objectif personnel aux bénéfices attendus pour soi.

Quand vous aurez atteint cet objectif pour vous, quel(s) bénéfice(s) allez vous en retirer ?

Enfin, comme un voilier sur la mer qui met le cap vers une destination précise, l'objectif devient stimulant dès lors qu'il évoque une image mentale, bien réelle dans la tête du "porteur d'objectif".

Quand la navigatrice Maud Fontenoy a envisagé la traversée de l'Atlantique en barque et qu'elle a entrepris, avec son enthousiasme, toute une démarche auprès de partenaires financiers, d'équipementiers,....sa force de conviction était portée par cette image d'arrivée au bout d'un périple marin malgré toutes les incertitudes et les inconnues.

Pour aller encore un peu plus loin sans forcément traverser l'Atlantique, il existe aussi des objectifs appelés auto-concordants. C'est cette appellation que le psychologue et professeur "du bonheur" d'Harvard, Tal Ben Shahar (1) utilise pour qualifier des objectifs personnels. AUTO-CONCORDANTS signifiant à la fois donnant du  plaisir dans leur réalisation et porteurs de sens pour soi. Il démontre, notamment dans son ouvrage " l'apprentissage du bonheur, principes, préceptes et rituels pour être heureux" que ces objectifs contribuent particulièrement à libérer notre énergie et aiguiser notre concentration pour atteindre le but.

Or, Tal Ben Shahar attire notre attention sur la nécessaire conciliation entre sens donné et plaisir. Si je n'éprouve pas de plaisir pour atteindre coûte que coûte le sommet du Mont Blanc, mon objectif pensé, préparé depuis des années, alors mon niveau de bonheur sera relatif. Par contre , si je trouve du plaisir depuis la montée de l'aiguille du goûter à 3800 mètres, et le départ de nuit du refuge jusqu'à l'arrivée à 4810 mètres, l'objectif "Mont Blanc" prend une autre saveur et renforcera durablement un souvenir de réussite et de plaisir associés.

A partir de ce constat, se posent deux questions préalables pour vérifier que nos objectifs personnels sont bien "auto-concordants" :

-  en pesant cet objectif, quel sens, quelle signification pour moi par rapport à mes valeurs ?

- en le visualisant par avance, quel plaisir j'en attends dans sa préparation, son vécu ?

  Et si nous parlions finalement d'objectifs de VIE, d'objectifs qui nous mettent en route, nous donnent du courage dans les creux de vagues, et qui nous mobilisent avec nos ressources et nos limites. Sans être navigateurs, nous avons tous une traversée d'Atlantique qui nous attend dans nos vies, saurons nous la voir, la préparer et nous y engager ?

 

(1) voir  article sur ce blog : "apprendre le bonheur, rêve ou réalité ?"

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 22:40

Vis tes rêves !

Non, ce n'est pas une incantation publicitaire par temps de crise. C'est le slogan du futur rassemblement des scouts de France appelé Jamboree. Et force est de reconnaitre que ce mouvement de jeunes, depuis les fondements au début du XXème siècle par Baden Powell, un général anglais, a traversé toutes les crises pour rester dans le vent avec plus de 38 millions de scouts répartis dans près de 217 pays. 

Vivre ses rêves est sans doute une des facultés spécifiquement humaines qui nous détachent du monde animal.

Dans notre sommeil et durant la phase appelée paradoxale qui correspond à environ 20% de sa durée, nous rêvons même si au réveil, nous avons pas souvenir de nos rêves. Les rêves des enfants, selon les spécialistes, sont plutôt branchés sur l'entourage immédiat et les symboles relèvent des contes lus et entendus, Blanche Neige, Cendrillon, et les trois petits cochons...L'adolescent, à la puberté, va vivre ce passage vers l'âge adulte, avec des rêves emprunts de symboles sexuels, en rupture avec le cocon familial. Quant à l'adulte, ses rêves plus complexes à interprêter mêlent sa personnalité profonde, des événements familiaux comme des éléments de la vie sociale, règles, interdits et obligations. Freud, le père de la psychanalyse, considérait déjà les rêves, dans leur analyse, comme une "voie royale pour parvenir à la connaissance de notre âme." Deux parts de nous se confrontent dans nos rêves : l'animus, le pôle masculin, celui de l'action, de la logique, et le pôle féminin plus dans la réceptivité, la créativité, les émotions. Le rêve, selon les psychanalystes, est un produit de notre inconscient, et participe ainsi à la construction, à la structuration de notre personnalité en reliant le moi profond et le réel vécu par la personne. clair-de-lune.jpg

Nous pouvons alors aussi mieux saisir comment le concept de rêve est important pour exister, tout simplement.

Le rêve, en dehors de la phase de sommeil, est un carburant fondateur de la vision et du projet. Combien d'hommes politiques, De Gaulle ( et la libération de la France en 1945), Martin Luther King ( "I have a dream")   et d'inventeurs , Walt Disney et le dessin animé (alors que la technique du film animé n'existait encore pas au moment de son "rêve"), Léonard de Vinci ( inventant le principe du sous marin et de l'hélicoptère avant l'heure...) ont rêvé tout haut dans leur tête des réalisations qui verront le jour de leur vivant ou après leur mort.

Dans l'inspiration de l'utilisation de notre inconscient, le courant de la pensée créatrice nous indique que " ce qui est pensable est réalisable" ou encore " ce que je peux rêver en images dans mon cerveau, je peux le réaliser." Certes, il ne s'agit pas de s'imaginer gagner le gros lot d'une loterie ( la question de la probabilité statistique reste première) mais plus sûrement de laisser libre cours à ses rêves "éveillés"  venant quelque part de notre moi profond , de les laisser émerger. Quand Gérard d'Aboville a traversé à la barque l'océan atlantique, nous pouvons imaginer qu'il avait rêvé, longtemps rêvé cet exploit insolite. Bien sûr, cela ne dispense pas ensuite la mise en oeuvre d'un projet avec sa phase de planification, de recherche de partenaires, de financement. Mais, dans toutes ces aventures humaines, le grand moteur attractif est bien souvent le rêve, l'image intérieure nourrie d'émotions positives que le rêveur colporte et qu'il vend autour de lui.

Quel rêve portez vous au fond de vous et qui cherche à éclore ?

Ce n'est peut être plus devenir pompier pour le petit garçon que vous étiez ou la petite fille voulant devenir infirmière ! 

Quoi ? Vous ne voyez aucune image. Alors, prenez du repos, retrouvez le sommeil et... au réveil, laisser vos rêves remonter doucement à la surface.  

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 23:49

Savez vous ce qu'est un caldarium?

Jusqu'à ce jour, je ne le savais pas avant d'avoir le privilège d'en découvrir un. Non, je ne parles pas du caldarium historique, les bains chauds sous la Rome Antique. J'évoque un lieu actuel dont la signification sur un panneau à l'entrée vous fait rentrer tout droit au paradis : " Ce caldarium est un paradis voilé dans la brume   où l' âme peut s'éveiller".

Revenons sur terre. Ce jour, j'ai participé à un trail dans une belle station thermale de la méditerranée et l'organisateur avait eu la bonne idée de proposer, après la course, aux 300 premiers inscrits une visite gratuite dans un centre de bien être. Et c'est vrai qu'après 17 kms de montée et descente de garrigue dans des single ( chemins sinueux ne permettant qu'à un coureur de passer) , le réconfort fut appréciable. Bain de plein air à 35 degrés avec geyser d'eau massante, quelle relaxation ! Puis sauna et enfin le paradis du caldarium. chutes-d-eau-sauvages.jpg

Le caldarium est en fait une sorte de hammam rebaptisé avec un terme latin et la brume évoquée est constituée par  des vapeurs d'eau aux essences d'eucalyptus et de pin favorisant une fluidité des voies respiratoires dans un air chaud et  avec près de 90 % d'humidité, . Ce moment fut effectivement très reposant dans une atmosphère étonnante où je ne voyais plus les autres personnes, masquées par la vapeur d'eau. Au delà de ce moment de rêve suspendu dans la brume, j'ai trouvé très poétique la recherche de définition de ce lieu. Je suis admiratif non seulement du jeu de lumière, de brume, d'accueil tout en courtoisie de cet espace de bien-être mais de cette capacité certes commerciale à mettre en mots cet espace de détente.

Paradis voilé dans la brume où l'âme peut s'éveiller.

Reste que je ne sais pas si mon âme s'est effectivement éveillée même si j'ai pu goûter ce moment de présence à moi-même, baigné dans la chaleur du lieu et  hâpé par ses senteurs vivifiantes. Il y a la magie du lieu, le pouvoir évocateur des mots et la reliance des deux déclenche certainement un certain état d'être...sans pour autant nous conduire au paradis !

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 23:57

100_2683.jpgAvez vous déjà essayé l'expérience de ne rien faire ? Je dis bien "ne rien faire" du tout. Ce qui signifie non seulement s'arrêter d'agir, de marcher, de téléphoner, d'écrire, de parler, de bricoler, de lire,....mais de ne rien faire de manière volontaire sans être nécessairement en position de yoga, de zen ou de méditation. C'est vrai que le "ne rien faire" n'est guère valorisé dans notre sociétè du XXIème où il est de bon ton de témoigner de son dynamisme, de son allure rapide, de son sens de l'entreprise pour ne pas dire de la performance. Ne rien faire pourrait nous faire étiqueter dans le camp des paresseux, des "farnienté", ce qui pourrait aussi être très culpabilisant. Or les neurosciences confirment l'importance de mettre au repos régulièrement notre cerveau parfois ou souvent saturé d'informations, de pression au travail ou encore encombré ou agité par de multipes sources de stimulation.

Si l'aventure vous tente pour en mesurer les bénéfices immédiats et notamment face à l'ordinateur, le site "do nothing for two minutes" ou "ne rien faire pendant 2 minutes" est un redoutable test. Il propose de regarder une image de mer et d'écouter simplement les bruits des vagues sans toucher ni sa souris, ni son clavier. Le moindre mouvement entraîne une remise à zéro des 2 minutes. Personnellement, j'ai goûté l'exercice berçé par le bruit des vagues et résisté à la tentation de reprendre la main sur ma souris. Le bruit des vagues apaise l'esprit et le site voisin calm.com propose même des images de rivages variés avec ce mouvement des vagues qui s'abîment tranquillement. Depuis mon enfance, le bruit du roulement des vagues a toujours eu une vertu apaisante. Est ce la régularité du mouvement, ce bruit familier, la symbolique de la mer, l'air marin...qui crée cet effet immédiat ? A chacun de se faire son opinion.

En tout cas, l'exercice mérité d'être répété régulièrement. Enfin, une opération simple de vide du cerveau qui ne demande pas d'artillerie particulière. Un simple clic, une assise confortable détendue et deux oreilles qui se laissent bercer par le bruit de la mer. Deux minutes d'évasion, quel bonheur !

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 21:46

Comme d'habitude, rappelez vous la célèbre chanson de Claude François. Or, s'il est un sujet intéressant à ausculter de temps à autre dans nos vies parfois trépidentes et agitées , c'est bien nos habitudes. Ces petites choses que nous mettons en place dans nos vies , auxquelles nous finissons par ne plus  penser et qui, jour après jour, peuvent conditionner notre humeur, notre vitalité, voire nos manières de regarder le monde et de s'y adapter. A l'occasion d'un stage que j'anime depuis plusieurs années et intitulé "efficacité et sérénité en milieu professionnel", je propose aux participants un diagnostic sur leurs habitudes et réflexes au travail.Je vous livre quelques enseignements de cette "foire aux habitudes" , séquence très ludique d'échanges.

En tentant de faire un premier inventaire de tout le vide-grenier entendu, je commencerai par les habitudes pour se mettre en forme le matin en arrivant sur son lieu de travail.  L'allumage de l'ordinateur est un rituel devenu incontournable pour beaucoup et certains ont besoin du petit café réveil matin et du tour des "popotes" pour se reconnecter. Le "rendez vous avec soi-même", ces 5 minutes prises le matin seul à seul pour poser sur une fiche papier (ou éventuellement informatique) les points forts de sa journée ( priorités, appels téléphoniques, points de vigilance sur tel dossier...) ne semble pas encore une habitude bien ancrée même si les participants en reconnaissent la vraie nécessité. L'ordinateur reste roi avec des suggestions pour insérer des paysages zen, des musiques, des éléments apaisants. Dans les habitudes citées, je pressents bien cette recherche concomittente de garder du plaisir (quand c'est encore possible dans un contexte professionnel) et de rester dans l'efficacité professionnelle. Dans la première recherche, les rituels du "bonjour", du sourire, des temps de pause , de convivialité ont une belle audience. Dans le registre de l'efficacité, la demande s'oriente sur "comment mieux faire face au quantitatif débordant, aux courriels qui innondent l'ordinateur dès le matin, aux dossiers qui s'empilent sans traitement."...Or les pédagogues et neurologues nous rappellent quelques principes de bon sens pour désencombrer nos cerveaux saturés et préserver une concentration utile :

- ne faire qu'une chose à la fois, un dossier après l'autre. zen-au-bureau.jpgPar exemple, ne poser que le dossier actif sur son bureau et garder les autres classés. Et vérifier que je retrouves facilement le dossier classé de manière logique.

- limiter les clics incessants sur la boîte réception courrier de son ordinateur. A moins d'être dans un service SAMU de traitement de l'urgence, le  relevage deux fois par jour, une fois le matin et une fois l'après midi,est une moyenne souvent indiquée par les prescripteurs de sagesse.

- vider le dessus de son bureau de tout dossier au moment de quitter son bureau le soir. Je sais que certains vont crier : "Moi, çà ne me dérange pas, j'ai toujours fonctionné avec un bureau couvert de dossiers. Et je m'y retrouve !". La question est à mon sens celle ci : pourquoi renoncer au plaisir d'arriver le matin devant un bureau net, non encombré et inspirant la quiétude ? A moins que la nature ayant horreur du vide et du qu'en dira-t-on, nous nous sentions plus rassurés avec des piles de dossiers attestant que nous avons beaucoup, oui beaucoup de travail....çà se voit , non ?

Dans la poursuite de ce grand inventaire, nous pourrions aussi citer les habitudes pour faire rupture, pour se retrouver soi, pour retrouver de l'énergie. De la pause respiration ( en respirant par l'abdomen et en étirant le corps, en baîllant...) à la pause conscience ( prendre le temps d'accueillir ce qui vient en réceptivité et en coupant le moteur des pensées), il y a un vrai "travail" pour que certains, notamment marqués par des habitudes de travaillomanes apprennent à respirer au coeur de leur activité. Cette respiration physique, mentale et psychique régulièrement vécue chaque jour  peut s'avérer un moyen préventif contre le stress et  ses conséquences nocives pour la santé.

Enfin, il y aurait un ménage à effectuer dans ses habitudes qui pourrait s'orchestrer autour de trois actions : éliminer les habitudes qui encombrent le cerveau, consolider celles qui nous apparaissent utiles en efficacité et sérénité et oser expérimenter, hors de notre champ habituel, une habitude pour vérifier son effet. Car nous disposons tous d'un droit inestimable : le droit d'expérimenter sans douleur, d'en évaluer le bénéfice et de décider in finé du choix durable.

En ce début d'année 2012, quelle habitude nouvelle pourriez vous expérimenter avec bonheur ?

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 21:01

La troupe d'une vingtaines d'unités progresse dans la nuit en pleine forêt sur un petit sentier humide sur lequel ruisselle le reste d'un petit cours d'eau. Nous sommes le 31 décembre 2011 et les douze coup de minuit approchent. Non, ce n'est pas une troupe militaire. Ce groupe est  composé d'adultes, de couples et d'enfants d'une même famille, marchant prudemment sur ce sentier glissant et boueux les uns derrière les autres ou se tenant la main, comme une procession religieuse derrière le guide organisateur de l'événement.

23H 55 : la troupe s'arrête dans un champs  surplombant la vallée dénommé "la sauvage" et se fait surprendre par un feu d'artifices multicolores. Au coeur de la nuit, après ce spectacle inattendu, c'est l'échange du rituel de bonne année dans la bonne humeur et à la lueur des lampes frontales.

Instant magique, presque surréaliste, avec une vue sur la vallée et le village éclairé sur l'autre versant. Cet épisode vécu en famille évoque pour moi des composantes de nos chemins de  vie.

Pour progresser dans la vie, dans notre croissance humaine et psychologique, nous avons besoin d'abord de guide pour nous montrer la voie, le bon chemin. Ces guides ont pu être nos parents, des professeurs, des éducateurs, des entraîneurs sportifs...Quand nos vies s'obscurcissent sous le poids du stress, des épreuves, des incertitudes de l'avenir, nous avons besoin de voir clair pour orienter nos pas, nos petites décisions de chaque jour. Ces petites lampes que nous accrochons à nos fronts pour progresser de nuit et appelées lampes frontales éclairent devant nous de manière forte un espace suffisant pour poser nos pas avec confiance sur le chemin. Ces frontales sont nos lumières de clairvoyance, nos petites voies intérieures qui nous disent : " Vas y, là, tu peux t'engager même si tu ne vois pas le bout du chemin aujourd'hui." Sans frontale, nous serions perdus ou livrés à la seule lumière du guide qui nous rendrait de fait complétement dépendants de lui.

Revenons à nos grands sentiers très fréquentés, les autoroutes, avec un clin d'oeil à ce message vu durant ces fêtes de fin d'année au dessus de l'une dlune-nuit.jpg'entre elles :"Rester éveillés, rester en vie."

Et si 2012 nous invitait à utiliser nos frontales plus régulièrement pour trouver notre propre chemin de vie , chemin d'éveil sans se laisser abusés ni par les "vendeurs de climat morose sur fond de crise", ni par les gouroux de tout horizon vantant des méthodes miracle pour jouir du bonheur sur ordonnance. Une condition : apprendre à orienter notre frontale, notre petite voie intérieure pour trouver le chemin le plus propice à la réalisation de nos désirs et de nos projets donneurs de vie.

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:44

En ce temps de Noêl, à l'occasion des fêtes en familles ou entre amis, nous pouvons être amenés à déguster le pétillant de champagne dont les bulles remontent dans les verres à pied. Ce temps peut être aussi un temps pour revisiter l'année écoulée et regarder de plus près nos propre bulles de vie.

J'ai en mémoire ce que m'avait confié un jour une ancienne championne internationale en triathlon, sport extrême s'il en est, puisque cette discipline combine en enchaînement ( sans pause) une course de natation, une course en vélo puis un final en course à pied. Elle me racontait comment elle avait vécu ce qui représentait près de 12 heures d'effort physique intensif, très concentré avec peu de moments de récupération pour gagner une course prestigieuse. Le terme qui revenait le plus souvent est celui de "bulle". " Je ne voyais  plus les spectateurs, y compris mes supporters au bord de la route . J'étais tellement concentrée que je n'étais plus que moi avec mon vélo et l'objectif de la gagne...". Cette image est souvent reprise par des sportifs de très haut niveau qui ont appris avec des heures et des heures d'entraînement et de conditionnement à se couper du monde extérieur pour être complétement centrés sur la production d'un effort physique axé sur un objectif de rendement et de réussite sportive.  Autant je peux être admiratif sur cette capacité à se couper du monde pour tout donner sur un moment sportif, autant cela m'interroge sur les bulles que nous fabriquons plus ou moins consciemment dans notre monde dit moderne.

"Moi au travail, vu l'ambiance, je me coupe de tout et je vis dans ma petite bulle. Je fais mon job, je parle peu de moi. Je préfère éviter les racontages et les bruits de couloirs...". Ou encore " Moi, quand je suis au travail, je suis hyper concentré sur ma tâchbulles-de-champagne.jpge, je ne vois plus personne, ce qui compte, c'est d'abattre le boulot. Et quand j'ai terminé, je suis content." Deux types de bulles derrière ces commentaires : la bulle de protection de celui qui veut éviter de livrer trop de lui au travail car la confiance n'est pas forcément de mise et la bulle du travaillomane qui garde le nez dans le guidon de peur de le relever et de voir plus loin...Toutes ces bulles ont, bien sûr, leur raison d'être : nous protéger de dangers supposés ou mêmes réels et parallèlement contribuer à une concentration sur un objet. C'est grave, docteur ?

Non, rien de grave, et ces bulles sont finalement le reflet de stratégies d'adaptation que nous adoptons plus ou moins consciemment. La question reste de savoir si nous sommes à même de sortir de ces bulles facilement quand nous quittons tel ou tel rôle social. Le travaillomane saura t'il retrouver un sas d'oxygène et de spontanéité de retour dans sa famille ou avec ses proches ? Le protecteur de sa vie intime saura t'il redéployer sa sensibilité, vivre un authentique  partage social  dans un autre milieu plus amical, plus confiant ?

En regardant ces bulles de champagne qui remontent dans le verre, je me questionne. Et si ces bulles nous invitaient à remonter à la surface ? Imaginer que vous soyez dans cette bulle de champagne. Elle vous remonte tranquillement en ligne droite vers la surface . Au contact de l'air, elle éclate. Que se passe t'il alors, libéré (e) de votre bulle ?

 

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 18:11

DERNIER EPISODE : un colibri pour rester serein

 

La sérénité n'est pas une question personnelle de chacun pour soi pour nourrir sa petite tranquillité dans son petit coin le plus loin possible des lieux de pollution, d'agression, ou de violence. Quand deux ou trois personnes dans un espace de travail, un lieu de vie, dans un quartier cherchent à incarner la sérénité, il se passe forcément quelque chose. L'analyse systémique rappelle que dans tout système, le changement même minime d'un élément entraîne par effet un changement dans le système.

Oser parler de sérénité dans un univers médiatico-politique usant jusqu'à la corde la toile de fond de la crise est un pari pour sortir de la pensée convenue. C'est mettre un peu ou beaucoup de conscience, de clairvoyance pour prendre distance avec les agitateurs de discours sur l'économie, les remèdes, les responsables, les bouc émissaires ou encore les victimes.

Dans ce courant ou ce contre-courant, un homme parmi d'autres tente de réveiller nos consciences. Cet homme, Pierre Rabhi est notamment l'inspirateur de l'agroécologie tenant compte des équilibres entre la biodiversité, le respect de l'environnement et du sol cultivé en particulier et le système économique et social de production.

En quoi cela peut-il conduire vers la sérénité , me direz vous ?

De mon point de vue, j'y vois un chemin possible, parmi d'autres, pour retrouver ce lien entre l'homme et la nature. Cet ancrage, parfois perdu au coeur des zones urbaines, me semble vital aujourd'hui pour restaurer notre lien terrestre avec la terre, les arbres, les fleurs, et même la nature à l'état brute faite de ronces, de buissons plus ou moins opaques au coeur de forêts.

La sérénité, dans ce monde dont la maîtrise échappe de plus en plus aux gouvernements, malgré leur tentative de régulation, au profit des business économiques et financiers, devient un enjeu de société. Comme sur une crête en haute montagne, il s'agit d'éviter de dévisser. Plus clairement, cette marche d'équilibriste vise à éviter de tomber autant dans le camp des victimes indignées   que dans celui des rebelles, aigris, voire violents  condamnant sans appel le système économique actuel.

J'emprunte à Pierre Rabhi la belle histoire du colibri pour ouvrir ce chemin de sérénité au coeur de la crise.

Il y a eu , jadis sur terre, un immense incendie de forêt. Tous les animaux étaient affolés, terrifiés et impuissants. Ils observaient leur terre en train de brûler. Un seul petit animal, un oiseau lui, avait choisi de s'activer. Comme un avion canadair,il allait puiser quelques gouttes dans un lac voisin pour les jeter sur le feu. Mais le roi de la forêt, agaçé par cette agitation lui dit : "Colibri, tu as perdu la tête. Ce n'est pas toi tout seul avec quelques gouttes d'eau qui  vas éteindre ce feu gigantesque ! Arrête. Cà ne sert à rien." Mais notre petit colibri, avec calme, lui répondit : " Je le sais. Mais je fais ma part."

Et si chacun faisait sa part avec persévérance , rajoutant ses gouttes d'eau à celles de ses voisins.

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 06:25

EPISODE 4 : LE "DRIM" DE LA SERENITE.

 

Montpellier, j'anime un atelier-conférence organisé par l'association happy planet days. J'inscris sur un tableau blanc 4 portes avec 4 lettres : D, R, I et M. Le Drim ou encore le dream, le rêve de la sérénité. Quelles sont ces quatre portes magiques à ouvrir pour accéder à la sérénité ?

Revenons sur terrre, pour préciser que j'ai présenté ces quatre  portes souvent mises en avant aujourd'hui dans la sphère de la psychologie positive ou encore du développement personnel.

 

 porte D comme Désencombrer son cerveau.

Notre cerveau mérite d'ailleurs que l'on s'occupe régulièrement et sérieusement de lui. Attention aux surchauffes des neurones au travail et veillons à son alimentation. Le cerveau consomme 25% de l'oxygène apporté au corps et est constitué d'environ 80% d'eau. S'oxygéner, surtout quand nous travaillons dans des bureaux plutôt fermés et boire de l'eau régulièrement dans sa journée sont des réflexes de santé. Enfin, dans des milieux professionnels dans lesquels la quantité d'information par courriel, téléphone, fax, réunions en tous genres et documents à télécharger bombarde notre cerveau parfois jusqu'à saturation, il est temps de poser quelques règles de désencombrement. Première règle : se concentrer sur une chose à la fois ou encore, à la manière d'un proverbe, ne pas courir deux lièvres à la fois. Une anecdote. Jeune professionnel, j'avais été reçu par un grand patron d'une association. A un moment, je lui pose une question technique. Il se lève, ouvre un placard fermé derrière lui et revient avec un dossier. Je précise que le bureau est vide de dossier et que ceux ci sont rangés, classés derrière lui dans des armoires fermées. Il m'avait alors expliqué qu'un de ses "maîtres" de formation lui avait enseigner l'art de désencombrer son bureau pour traiter un seul dossier à la fois. Effectivement, il se dégageait de cet homme plutôt robuste et posé, une impression de calme. Deuxième règle : éliminer ! Notre organe supérieur adore les opérations vide-grenier. Vider une messagerie une fois par semaine du "trop plein", faire chaque jour sa liste d'actions prévues et les rayer au fur et à mesure de leur réalisation. Ecrire immédiatement des petites tâches dans son agenda ou tableau de bord plutôt que de vouloir tout mémoriser au risque d'oublier. Enfin, je laisse la parole au docteur suisse Vittoz (1) qui, avec intuition, dans sa méthode dite de rééducation du contrôle du cerveau, invite à pratiquer régulièrement des exercices de réceptivité mentale pour couper à l'émissivite quasi permanente du cerveau à produire des idées, des pensées, voire des ruminations ou encore des obsessions. Ecouter le son d'une belle cloche jusqu'à son extinction, observer un avion dans le ciel le plus longtemps possible jusqu'à son effacement de notre vue...Ces exercices nous conduisent naturellement à ouvrir la deuxième porte.

 

porte R comme Respirer et habiter son corps.

Point n'est besoin de pratiquer des exercices sportifs intensifs pour respirer et réhabiliter son corps. Nous avons tendance à respirer par le haut, comme nous pensons par la tête. La respiration, à l'écoute des traditions orientales comme le yoga, le zen ou encore le qi kong, est plus profonde. Elle part de l'abdomen. Et nous pourrions même dire que tout le corps respire. Pratiquer au début de sa journée plusieurs respirations profondes, en associant si besoin un mouvement pour l'amplifier, a déjà un effet sur l'oxygénation du cerveau. Respirer et habiter son corps, c'est rester en éveil sur les tensions qui apparaissent en cours de journée. Un dos qui fatigue avec des muscles du trapèze trop sollicités. Plein le dos. Quelques mouvements d'étirements en respirant sont déjà des bouées salvatrices en cours de journée. Habiter son corps, c'est reconnaitre que nous ne sommes pas des cerveaux sur deux pattes et reconnaitre toute  la vitalité qui nous habite des pieds ( la réflexologie témoigne que le massage des pieds agit sur tous les organes avec des zones spécifiques pour chacun) ...à la tête ! Les yeux méritent une attention particulière surtout pour celles et ceux qui vivent des journées scotchés ,par nécessité professionnelle, devant un écran d'ordinateur. Le palming invite à placer ses mains en creux devant ses deux yeux  en les croisant au niveau du front pour faire le noir complet et ainsi permet d'ouvrir ses yeux dans une cavité noire sans lumière. C'est très reposant pour le nerf optique et il y a un effet de relâchement des tensions musculaires autour des yeux. Quelques minutes toutes les deux heures, comme la pause au volant pour les automobilistes, et vous retrouvez une vue plus nette et moins de fatigue visuelle en fin de journée. Notre corps reste notre meilleur armure contre les agressions extérieures, que ce soit la pollution de l'air, la pollution de messages agressifs ou simplement stressants. Marcher de manière consciente avec tout son corps, sentir le contact du sol à chaque pas, sa respiration rythmée, le balancement des jambes..et nous voilà propulsés vers la troisième porte.

 

Porte I comme se reconnecter à l'INSTANT PRESENT100 2276

Quand sommes nous ni dans le passé à repenser, à analyser un vécu, une situation ou encore à projeter dans un futur à organiser le lendemain, un projet, ou prévoir une tâche à réaliser ?  Vivre l'instant présent semble une quête légitime à laquelle chacun aspire mais qui ne semble pas si simple à mettre en pratique. Certains retrouvent cette qualité de l'instant dans la pratique d'une passion qu'elle soit sportive ou culturelle. Grimper une paroi rocheuse, dessiner une toile, ou encore marcher dans la nature en humant l'air de sapins ou la fraîcheur d'un sous bois peuvent nous reconnecter à nous mêmes dans l'instant présent. Dans une recherche plus absolue, le courant de la méditation de la pleine conscience suggère des temps d'arrêt d'activité dans un lieu calme pour laisser venir les pensées comme des nuages dans le ciel. Sans chercher à les arrêter, à les juger. Ces exercices de pleine conscience ont plusieurs vertus : reposer un cerveau souvent en hyperactivité ou encore prisonnier de son cinéma intérieur et gagner en lucidité sur ce qui tournoit régulièrement comme nuages dans notre ciel intérieur. Là aussi, le docteur Vittoz, précurseur, avait imaginé des exercices d'actes conscients : ouvrir et fermer une porte en sentant la poignée de porte comme l'enchainement de tous les mouvements, y compris le déplacement de l'air ou encore prendre une tasse de café en étant dans le geste de la prise de tasse jusqu'à humer l'arôme et porter la tasse à ses lèvres. Vivre l'instant présent nous ouvre à notre espace intérieur, notre lac intérieur. Nous pouvons lâcher davantage l'ego pour nous rapprocher de l'essence pourrait dire Carl Jung. Autrement dit, l'instant présent, c'est la porte de l'intériorité du moi, de l'âme, celle qui nous fait homme ou femme de manière  unique.

 

Porte M comme MERCI

En Californie, une étude conduite en 2003 a proposé de répartir des étudiants en trois groupes. Le premier notait durant une semaine cinq événements suscitant en eux un sentiment de reconnaissance. Le deuxième groupe notait chaque semaine  cinq soucis et le troisième était invité à noter cinq événements au choix. Résultats : à l'issue de dix semaines d'expérimentation, les participants du premier groupe ( ayant noté cinq événements positifs pour eux) ressentaient plus d'optimisme, de satisfaction dans leur vie quotidienne et étaient moins sujets à des migraines  ou à des troubles physiologiques. Que nous enseigne cette expérience ? D'abord que notre manière de filtrer les événements et de les connoter positif ou négatif est déterminante pour situer notre niveau d'optimisme et de satisfaction dans la vie quotidienne. Enfin, que cette manière de filtrer, de recueillir, de relire les événements peut se travailler et s'orienter. C'est la bonne nouvelle ! Cultiver le MERCI aux événements de sa journée, le cultiver tous les jours y compris dans les périodes creuses ou de grisaille, c'est orienter notre aptitude à l'optimisme, à l'élan de vie. Ce que ne dit pas l'expérience, c'est aussi que cette forme de relecture de journée partant de ce qui a été perçue, reçue comme cadeau ou élément positif, donne du sens tout simplement à notre quotidien.

 

Quatre portes pour un DRIM, un rêve. Un rêve ? Qu'est ce nous empêche finalement de les ouvrir là où nous sommes ? Le manque de temps ? Des habitudes quotidiennes autres ? La fatigue en fin de journée qui rendrait la relecture des 5 événements fastidieuse ? A chacun de regarder la porte qu'il souhaite ouvrir en priorité. Oui, un dernier mot. Derrière chacune de ces portes, est gravé le même message :

" Merci d'avoir ouvert cette porte. Tu vas rejoindre toutes celles et ceux qui l'ont franchi. Et plus vous serez nombreux sur ce chemin de sérénité et plus vous serez une force vivante pour lutter contre les maux du monde. La sérénité est le combat de la conscience au coeur du brouhaha de la vie."

 

(1) voir article sur ce blog : une tasse de thé...pleine de révélation !

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article
20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 14:10

EPISODE 3 : (RE) DONNER DU SENS A SON TRAVAIL

 

Notre XXI ème siècle , siècle des nouvelles technologies envahissant tous nos espaces de vie les lieux de travail, les lieux de vie, comme les moyens de transport collectif ( qui n'a pas observé la prolifération de ces deux bouts d'écouteurs blancs ou noirs coincés dans les oreilles de ses voisins dans un bus, un tram ou un métro urbain ?) interroge aussi sur le sens, sens de la vie et sens au travail. Qu'est ce qui fonde finalement le sens au travail, pour ne pas dire le bonheur au travail ? Ce sens sera aussi à appréhender comme moyen de prévenir  les situations de stress, de détresse, de désengagement, d'ennui, ou encore, les situations extrêmes de burn-out ou d'épuisement physique et psychologique nécessitant un arrêt de travail prolongé.

Nos "cousins" québéçois, avec une longueur d'avance, me semble t'il, ont investi depuis plusieurs années  des recherches sur le concept de santé mentale au travail . Et je vais m'appuyer sur le travail d'enquête de plus de dix ans et de conceptualisation d'Estelle Morin, psychologue et professeur à HEC de Montréal pour préciser le sens au sein d'un environnement professionnel.

Estelle MORIN a ainsi défini, à partir d'une analyse d'enquête auprès de salariés de divers secteurs professionnels, six composantes ou caractéristiques pouvant être associées à un travail qui a du sens.

  • L'UTILITE DU TRAVAIL.

Chacun, quel que soit son environnement, atelier, bureau, chantier, salle de cours, magasin ou moyen de transport, désire se rendre utile, sentir que son travail contribue à la société, au collectif. Cette utilite peut notamment se vivre quand le salarié se sent associé à un projet de développement au sein de son entreprise.

 

  • LA RECTITUDE MORALE DES PRATIQUES

Ce sujet est devenu particulièrement sensible en temps de crise quand les médias mettent en exergue que la crise profite à certains sur le dos des autres...Le respect des valeurs humaines, de l'équité de traitement pour un emploi comparable, de la justice, de la non discrimination raciale, sexiste et  le respect de la dignité humaine apparaissent un socle et un barrage face aux violences perverses observées sur certains lieux professionnels ( mise au placard, intimidation pour provoquer le départ, harcèlement sexuel et/ou moral...). En France, cette rectitude peut être explicitée au sein de réglement intérieur, de charte ou encore de projet. Le respect d'un certain nombre de "règles du jeu" clairement exposées dans un texte officiel peut contribuer à garantir le respect des valeurs humaines et fonder une forme d'éthique professionnelle.

  • L'AUTONOMIE

Certes, le niveau d'autonomie dans un poste de travail est très variable : de la standardiste contrainte sur des créneaux horaires  au cadre professionnel qui construit son emploi du temps sans horaire fixe, il y a un différentiel notoire. Ceci étant, l'autonomie au sens éthymologique, c'est "faire sa propre loi", s'autoriser à. Jusqu'où chacun , en fonction du style de management de son employeur, de la culture d'entreprise, et de son niveau de responsabilité, peut-il élargir son périmètre d'action ?

 

  • LES OCCASIONS D'APPRENTISSAGE ET DE DEVELOPPEMENT

Qui ne rêve de continuer, sur son lieu de travail, d'apprendre de nouvelles connaissances, de nouvelles techniques, de nouvelles habiletés et d'acquérir ou de renouveler des compétences ? La formation professionnelle dénommée aujourd'hui en France, à travers une loi,  "tout au long de la vie" peut être un bon vecteur d'évolution dans la mesure où le salarié peut réinvestir sa formation sur son lieu de travail. Cet axe est l'antidote à la routine qui peut enfermer et robotiser le salarié.

 

  • LA COOPERATION ET L'ENTRAIDE MUTUELLE

Cette réalité est très forte dans certains milieux professionnels dans lesquels la coopération, l'entraide mutuelle sont des valeurs premières : chez les pompiers, les personnels roulants dans la sncf, les chauffeurs routiers...Cet esprit de famille peut permettre à certains de tenir en cas de coup dur ( accident, épreuve personnelle...). Les réseaux collaboratifs sur la toile internet contribuent également à élargir le cercle de ces coopérations qui dépassent les frontières des entreprises et même des pays.

 

  • LA CONSIDERATION ET LA RECONNAISSANCE

De mon point de vue, cette composante du sens au travail est au coeur des problématiques de management des entreprises. Qui n'a pas entendu des témoignages de salariés n'ayant jamais reçu le moindre "Merci" dans leur façon de travailler . Pour ma part, à l'occasion de stages de management que j'anime, j'insiste sur l'importance des signes de reconnaissance réguliers que les cadres en situation hiérarchique peuvent communiquer à leurs collaborateurs. Et je rajoute : " N'attendez pas l'entretien d'évaluation annuelle pour adresser des compliments à vos collaborateurs !". Chacun, en général, garde une bonne mémoire de signes de reconnaissance reçus de sa hiérarchie avec deux conditions importantes : la sincérité et l'argumentation sur un fait précis. Le " C'est bien ce que vous avez fait !" n'éclaire pas la personne sur ce qui est réellement apprécié. Une autre manière plus explicite : " Quand je constate que vous avez su gérer l'organisation du colloque...de A à Z et que tous les participants unanimes ont remercié notre service de cette qualité, je suis fier de vous et vous remercie pour votre engagement. C'est le professionnalisme de notre service qui est reconnu. Merci." Vous mesurez bien la différence ! Le Merci  est un mot qui mériterait d'être démultiplié, affiché tous les jours sur tous les lieux de travail. Il peut concerner des petites choses auxquelles la hiérarchie est sensible comme des tâches d'anticipation ou des initiatives simples prises pour faciliter la vie d'un service.

 

Ainsi, vous disposez d'une grille d'évaluation de votre travail sous le projecteur de ces 6 composantes du sens : l'utilité du travail, la rectitude morale ou éthique des pratiques professionnelles, l'autonomie dans le poste, les occasions d'apprendre et de se développer, le niveau de coopération et d'entraide et la réalité des comportements hiérarchiques en matière de communication  de messages de considération et de reconnaissance.

Les observations de terrain d'Estelle MORIN sont très édifiantes et devraient interroger toutes les directions d'entreprises privées et publiques.

Si ces composantes du sens sont défaillantes, inexistantes ou remises en cause à l'occasion de restructuration, de plan de récession, les salariés adoptent de fait des stratégies défensives : une présence au travail sans investissement, ce qui peut s'appeler le présentéisme, avec des risques d'erreur, d'oubli, d'accident et des comportements de retrait, d'agressivité, ou encore de conflit. Le stress continu peut aboutir à une détresse et un état d'épuisement.

Par contre, si ces composantes sont prises en considération dans l'organisation ( ou la réorganisation) du travail, les effets sont assurément visibles : un engagement du salarié dans son travail, une conscience professionnelle, une utilisation de ses compétences, une recherche de coopération, bref un bien être ou un mieux être professionnel...dont l'entreprise bénéficiera par jeu de boomerang.

Tenant compte d'une espérance de vie moyenne de 79 ans aujourd'hui en France ( 48 ans en 1900 !), le temps de l'activité professionnelle des actifs situé entre 18 ans et 65 ans en moyenne, reste un espace temps signifiant pour "travailler" sa sérénité. Elle se fonde, de mon point de vue, d'une part sur le sens que chacun peut investir dans son activité professionnelle et d'autre part sur sa santé  tant physique que psychologique au travail. Et tous les détails ont du sens ! Par exemple, placer une ou des plantes près de son ordinateur pour réduire les effets nuisibles des champs électromagnétiques. Et bonus en plus, les plantes nous offrent, dans des espaces asceptisés, modernisés, un lien direct avec notre Mère Nature. Respirer la nature est aussi une porte vers la sérénité. A quand des jardins au coeur des entreprises, des hopîtaux, et des administrations ?

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans témoignages
commenter cet article

Qui Est L'auteur ?

  • : Le blog de Michel BERNARD
  • Le blog de Michel BERNARD
  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
  • Contact

Profil

  • Michel BERNARD
  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".