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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 23:07

Deux embarcations légères s'avançent l'une en face de l'autre, avec à bord 8 rameurs à l'allure engagée. Un homme, tout de blanc vêtu, se tient debout derrière chacune des embarcations. Il s'agit du jouteur, celui qui porte  une lance de près de 3 mètres de long et un bouclier appelé bavois. Nous sommes dans le port de Mèze au bord de l'étang de Thau en plein été sous un beau soleil méditterranéen. Sport pratiqué depuis le XVIIème siècle sur la côte du Languedoc, les joutes nautiques sont porteuses de rituels qui ont franchi le cap des siècles.

Le jouteur est règlementairement habillé tout de blanc des pieds jusqu'à la chemise. Avant de combattre, les deux jouteurs font un premier passage et se serrent la main puis avant que les embarcations ne se lancent pour l'affrontement, chaque jouteur lève haut sa lance pour signifier qu'il est prêt. Ainsi, si l'harponnage est vif et met à l'eau un, voire parfois les deux proganistes, nul signe de violence, nul signe d'agressivité non contrôlée pendant le déroulement de cette épreuve suivie par des spectateurs assidus .100_2321.jpg

Autre rituel vieux comme le monde, la poignée de main viendrait du fait que, historiquement, cela témoignait que l'on n'avait pas d'arme cachée( poignard par exemple)  sous la manche et que l'on signifiait vouloir établir un rapport de confiance. Aujourd'hui, le rituel s'est mondialisé et chacun le vit de manière sans doute moins suspicieuse.

Les rites de passage de la vie adolescente à la vie adulte semblent marquer le pas en Occident. Le service national, obligatoire pour les hommes jusqu'en 1996, était considéré par beaucoup comme le passage pour un garçon de l'adolescence à l'âge adulte avec la vieille formule " Après ton service, tu seras un homme". Cela peut prêter à sourire mais le constat aujourd'hui marqué par une génération "tanguy" (1) semble indiquer que l'absence de rituel n'aide pas forcément la maturation de l'adolescent vers l'adulte. Peut on considérer l'entrée dans la vie active comme un rituel ? Oui, si effectivement, il y a un moment formalisé, j'oserais dire une "cérémonie officielle" pour signifier ce changement. Or, je ne connais pas d'entreprise proposant ce type de rituel, même si l'année de stage, ou d'alternance peut revêtir le signe du passage.

Dans le monde professionnel et dans les formations au management, il est souvent souligné l'importance pour un manager de prendre en considération les rites de la "boutique" : pause café, anniversaires, pots spécifiques...Cette prise en considération peut aider un nouveau manager ou un nouveau cadre à s'intégrer plus rapidement dans le fonctionnement de l'organisation.

Le monde de l'éducation s'interroge aujourd' hui , devant la montée des actes d'incivilité et de violence dans les collèges et lycées, sur la nécessité de renforcer la communication sur des règles et des rites qui pourraient sembler acquis : prendre la parole en la demandant d'abord au professeur, se dire bonjour le matin en arrivant, ....

Certes, les nouvelles formes de communication via les réseaux sociaux ont tendance à aller au direct sans préalable et sans préambule. Est il si contraignant de rajouter un "bonjour" dans un courriel ou un sms ?

Et je fais un rêve : si, avant chaque réunion entre partenaires sociaux et chaque réunion à enjeux avec des intérêts divergents des acteurs, il y avait un vrai rituel à l'image de notre jouteur. Chacun prend le temps de se saluer, de s'observer, puis le top officiel de démarrage de la discussion est donné...Le judo en donne aussi un bel exemple avec le salut préalable sur le tatami avant de commencer  et en conclusion de l'entrainement. Ce rituel signifie aussi que tout ce qui se passe sur le tatami reste du domaine du jeu et du sport.

Ainsi, nos rituels même s'ils peuvent apparaître ringuards aux jeunes générations, méritent d'être revisités dans leur sens et dans la protection qu'ils sacralisent entre les êtres humains. De la poignée de main ancestrale...au salut du judoka, nous avons toute une panoplie à exploiter !

 

(1) référence à un film dans lequel le fils, jeune adulte préfère rester chez ses parents plutôt que prendre son autonomie. La génération "tanguy" évoque les jeunes qui,approchant la trentaine, font tout pour rester le plus longtemps possible chez papa et maman.

 

Voir aussi article sur ce blog : "le rituel, une stratégie pour changer."

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 21:56

10 h, un samedi matin de juillet, sur l'esplanade au coeur de la belle ville de Montpellier. Un maître de Taî Chi Chuan tout de blanc vêtu, face à un groupe d'une trentaine de participants pose des gestes lents, souples et amples au bord du petit étang.100_2286.jpg

Puis, il s'arrête et invite tous les participants à se regrouper sous un arbre. " Apprenez à regarder l'arbre, ses feuilles et par l'ombre trouver la lumière..."

Curieux  et bien mystérieux langage pour un non initié mais derrière cette simple suggestion se cache une philosophie  puisée chez les maitres chinois qui se transmettent cet enseignement depuis plusieurs siècles.

Le Taî Chi Chuan pratiqué par de nombreux chinois dans les parcs publics des villes est devenu un art de vivre. Cela peut nous sembler un paradoxe  à nous occidentaux entre la lenteur des gestes  et notre monde moderne à TGV ( très grande vitesse) dans l'anticipation, la réactivité ou encore la productivité.

Revenons à l'arbre.

Effectivement, l'arbre dont les vertus écologiques ne sont plus à démontrer ( production d'oxygène, fixation du sol notamment dans les zones côtières sujettes à érosion, fertilisation avec l'humus des feuilles mortes, lieu protecteur de faune et de flore...) offre une autre vertu aux hommes.

Il nous invite, comme le suggèrent notamment les pratiques chinoises de Tai Chi Chuan et de Qi Gong ( prononcer chi kong) à retrouver un enracinement en puisant nos énergies au bon endroit.

Si je suis bien en contact avec le sol, avec l'énergie terre, je deviens vite "enraciné" et plus résistant aux forces contraires. Et si mon corps est bien déployé sans raideur, je reçois aussi une autre énergie, celle du ciel. C'est ce travail sur l'énergie, le Chi pour les chinois, qui donne du sens profond à cette pratique.

Si je regarde un arbre avec attention, je peux me laisser conduire par sa "droiture" , la force de son tronc.

Enfin, l'omb100_2276.jpgre et la lumière projetée par les arbres font écho aussi à notre propre lumière et notre ombre ou partie rejetée de ce que l'on ne veut pas reconnaitre en soi comme le suggère le psychanalyste Carl Jung.

Ainsi, pour revenir à la phrase mystérieuse de ce maitre dans son cours de Tai Chi Chuan, " par l'ombre, vous trouverez la lumière" est une belle expression pour nous décentrer de notre petit moi et oser regarder ce que nous ne regardons pas spontanément dans nos vies... parce que ombrageux ou encore caché.

Et pourtant sans cette ombre, que serait notre lumière ?

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 23:08

En l'espace de quelques jours, j'ai pu entendre des langues très diversifiées dans la belle ville de Montpellier, certes cité cosmopolite mais bien ancrée dans le bassin méditteranéen, pays de la langue d'OC ou d'Occitanie.

Une jeune fille dans le tram : " Je me suis fait massacrer le bras" en évoquant une simple chute qui, en apparence, lui a valu  un léger hématome sur le bras .

Dans le cadre de la visite du magnifique prieuré de Saint Michel de Grammont, la guide, dans un style très épuré évoquait : " le superflu était interdit à l'époque." faisant référence au monastère et à la règle que s'imposaient les moines du moyen-âge et effectivement le site et l'église en particulier sont très dépouillés sans aucune statue. Par ailleurs, devant des passionnés dans un sport, j'ai entendu le langage ininterrompu de celui ou de celle qui n'a de cesse d'engloutir son interlocuteur dans une langue de passion sans forcément se préoccuper du niveau d'attention de son vis à vis qui peut dangereusement se fâner à la longue. Enfin, nous pourrions évoquer à côté de la langue d'exagération des jeunes pouvant traduire cette soif de vivre avec des émotions intenses,  la langue soutenue des conférenciers voulant faire passer un message dans une forme de neutralité intellectuelle,  la langue passion des sportifs, la langue de bois ou xylolalie de nos chers politiques, art où il s'agit de tenir la parole sans se compromettre et en restant le plus universel possible pour éviter la critique.

Toutes ces formes de langue ou de langage ont bien sûr leur justification historique,culturelle ou encore sociologique. Elles nous montrent aussi des univers qui peuvent vite devenir entre elles tour de Babel, chacun se réfugiant dans son propre langage, sa propre représentation du monde. Qui pourra alors tenter de relier toutes ces langues, facteurs aussi du lien social ?palmier.jpg

L'Afrique a inventé la cabane à palabres encore dénommé arbre à palabres, véritable institution dans les villages pour se réunir, prendre le temps de s'écouter et régler autant que possible à l'amiable les petits et gros problèmes du vivre ensemble.

Nous avons probablement à réinventer, ici en Europe, des espaces à palabre  prenant le temps d'écouter nos diverses langues avant de rechercher des solutions.

Invité récemment pour "faire connaissance" au coeur de Montpellier dans une maison au jardin exotique , j'ai pu goûter, avec mon épouse, au milieu de palmiers, de plantes hautes, peuplé de lézards blancs, et assis sur un petit banc de pierre, au sens de l'hospitalité aigu de nos hôtes et à cet autre langage, celui qui reste le plus fondamental, le langage du coeur. Les mots prennent une autre saveur, nous sommes baignés dans un aller-retour, dans un donner-recevoir. Et Françoise Dolto nous rejoint avec son slogan " Tout est langage". Oui, la manière d'accueillir, de retenir ou non sa parole, de poser sa voix en soi ou en dehors de soi, de regarder plus ou moins son interlocuteur...tout peut faire résonance. Ce langage du coeur ou langage de l'intelligence émotionnelle peut simplement s'énoncer avec la formule suivante :

Si nous avons deux oreilles et une seule langue,

c'est pour au moins deux fois plus écouter que parler.

 

Chut ! Je vous écoute...

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 21:08

Les forums de promotion de la vie associative qu'organisent la plupart des villes de France pour mieux faire connaitre à la population la diversité de l'offre d'activité en sont les premières vitrines. Aujourd'hui, le développement personnel, non seulement occupe des rayons entiers dans les librairies et notammnent les grandes librairies franchisées ( pas de pub) mais a pris rang dans l'offre associative. Des techniques de relaxation, de la sophrologie, en passant par le Chi Chong d'origine chinoise, l'aqua gym, l'eutonie, jusqu'à toutes les formes de gymnastique douce centrées sur soi, le monde associatif intègre dans son offre sociale cette recherche du mieux être individuel et collectif. Reste à chacun de trouver son petit bonheur dans un marché où le bouche à oreille fait concurrence à la recherche d'une technique ou d'une activité ciblée.dpersonnel.jpg

Des magazines spécialisés comme Psychologies tentent avec des articles de fond de donner de la visibilité à telle ou telle technique, méthode, philosophie montante dans le hit parade social. Comment cependant s'y repérer ?

En effet, deux risques sont courus par le "cherchant de développement personnel ": celui de vouloir se spécialiser avec risque d'addication à une seule discipline ou école ou encore celui de jouer l'abeille butinante sur de multiples fleurs au nectar différent donc attractif, quitte à changer chaque année d'activité. Je propose au lecteur une vision possible donc critiquable ( et allez y, c'est fait pour çà) sur trois dominantes :

- les démarches visant un travail sur les énergies

- les démarches visant un travail sur la communication avec soi et les autres

- les démarches privilégiant la méditation et l'intériorisation.

 

Les démarches visant un travail sur les énergies :

Elles rassemblent à la fois toutes les techniques de relaxation, de travail sur la détente physique, musculaire, et mentale.

Elles peuvent commencer par de la simple gymastique douce visant un recentrage sur soi jusqu'à des techniques plus élaborées comme le yoga, le chi chong qui invitent à repérer ses zones de tension, ses méridiens et à approfondir son schéma corporel. Bien sûr, j'entends les remarques de pratiquants de ces dernières approches affirmant qu'il ne s'agit pas seulement de technique mais d'une philosophie de vie. Et c'est vrai, ce choix  suppose aussi une forme d'adhésion à son origine même si les professeurs de yoga ou de chi chong en France ont souvent "occidentalisé" la pratique .

 

Les démarches visant un travail sur la communication avec soi et les autres :

Dans ce registre, nous pouvons classer les stage d'écoute, de communication interpersonnelle, de gestion des conflits, d'affirmation de soi....,de communication non violente ( 1) jusqu'à des démarches plus personnelles avec un travail conduit avec un coach dans la déontologie du coaching  et notamment la confidentialité et  la recherche d'autonomie de la personne accompagnée. La croyance partagée dans la plupart de ces démarches est de considérer que plus la personne est lucide sur sa manière de communiquer avec les autres, sur sa manière de fonctionner à l'intérieur d'elle-même, plus elle sera à même de progresser dans sa manière de se relier aux autres avec plus d'efficacité et de sérénité.

 

Les démarches privilégiant la méditation et l'intériorisation :

C'est une catégorie qui peut partager des zones communes  avec les deux premières. En effet, le pratiquant de yoga pourra passer par des phases d'écoute de son corps, de son soufle invitant à l'intériorisation. Celui qui a participé à une session de communication non violente a appris à écouter son moi intérieur ( qu'est ce que je ressens ici et maintenant ? Quel est mon besoin prioritaire ?...). Cependant, dans le courant des psychologues bien repérés comme Christophe André (2), la recherche du silence, de la pensée consciente, ou encore de la pleine consciente fait son chemin y compris en dehors des courants religieux et spirituels.

Dans un monde souvent conditionné  par l'encombrement ( trop d'infos à gérer, à digérer ),  la dispersion ( le fameux zapping où chacun va butiner sur plusieurs programmes tv , activités, sorties...) et l'impatience ( le tout tout de suite du consommateur), cette quête d'intériorité apparait comme un antidote recherché.

Question : existe-t'il une démarche qui intégrerait ces trois types d'approches ?

Rassurons nous, elle n'existe pas ! Le kit livré "énergie corporelle- communication totale- intériorisation" n'a pas encore été mis sur le marché du développement personnel. En effet, de mon point de vue, le développement dit personnel prend sens avec une recherche individuelle de chacun, évolutive au cours de sa vie d'homme et de femme et qui  repose la question règulièrement :

" Qu'est ce qui aujourd'hui peut m'aider à grandir, à croitre avec mon histoire, mes fragilités et mon potentiel  ? La réponse reste donc dans l'intimité de chacun et de sa propre clairvoyance...

 

(1) voir article sur ce blog intitulé : sortir de la violence avec Marshall Rosenberg

 

(2) voir blog Christophe André, psychologue.

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 20:23

marche-montpellier.jpgHier, nous étions encore à l'heure de la famille traditionnelle, de la communauté locale de village ou de quartier, du temps inscrit dans le cycle des saisons, l'hiver avec son froid et l'été avec le temps du soleil, des moissons ou encore des vendanges. Ce paysage relève de plus en plus de l'histoire : la famille traditionnelle devenue minoritaire ( deux parents vivant en couple durable avec leurs enfants biologiques), la communauté villageoise gagnée aussi par internet et les moyens d'accès rapide aux centres urbains, et le climat lui-même qui se dérègle. Une nouvelle ère s'avance avec un lien social mis en question dans beaucoup de quartiers pas uniquement sensibles et une montée en puissance des réseaux et des communautés.

Les réseaux sociaux internet comme facebook et twitter avec leur néologisme ( nous parlerons de followers pour ceux qui réagissent à un message déposé et le verbe twitter est rentré dans le langage courant) délivrent dans l'instantané une information planétaire. Ainsi la révolution du jasmin en janvier enTunisie a pu aussi gagner le pays par le net. Si les médias traditionnels semblent bridés en Syrie, le net permet de contacter en direct la violence sur la population civile. Hors ces dimensions politiques internationales, les réseaux sociaux démultiplient les connections sans toujours créer de véritable lien social. Ainsi, des élèves vont même demander à devenir "amis" sur facebook de page gérée par un professeur qu'ils connaissent  !

A côté de ces réseaux dits sociaux, il existe le réseau de proximité, c'est une constellation de personnes ressource sur lesquelle je peux faire appel en terme de soutien, de relais d'information en fonction de la compétence ou du statut de tel ou tel membre. Effectivement, ce réseau de proximité ( à distinguer du réseau internet dont la virtualité quand des internautes ont plus de 1000, 10000 amis n'a plus de sens !) peut être activé en fonction de besoins des uns et des autres. Chacun y est repéré de manière individuelle et peut se rattacher à une association, un groupe politique ou syndicale ou encore à un courant religieux ou spirituel. Les québéçois parlent à ce propos de réseautage.

Autre niveau, la communauté de pratique qui se développe au sein de milieux scientifiques et pédagogiques.

Partons de la définition de l'encyclopédie Wikipédia qui atteste d'un concept relativement nouveau ( 1991) : " la communauté de pratique désigne le processus d'apprentissage social émergeant lorsque des personnes ayant un centre d'intérêt commun collaborent mutuellement et  désigne également le groupe de personnes qui participent à ce processus collaboratif." A la différence du réseau de proximité dont chacun peut mesurer pour lui-même son propre périmètre et sa fluctuation au cours de sa vie et de ses changements de lieu ou de cap professionnel, la communauté offre une dimension plus stable et centrée sur un objet partagé et visant une mutualisation. La motivation de ses membres est  davantage centrée sur un développement professionnel, voire personnel. J'entre dans une communauté de pratique dans un "donner-recevoir" en espérant recevoir...autant que je donne en général.

Enfin, en regard de mon propre vécu, j'ai identifié une troisième dimension à côté des réseaux et des communautés de pratique, je lui ai donné le nom de "cordée".

 Celles et ceux et de ma cordée s'y reconnaitront, je l'espère, et quoiqu'il en soit, je leur donne à tous volontiers la parole pour échanger autour de ce concept. En montagne, quand il s'agit de s'engager dans une voie d'alpinisme ou de passer une zone réputée dangereuse en randonnée alpestre, chacun est relié  par une corde, chacun étant équipé lui-même d'un baudrier protecteur. Le premier de cordée peut , en fonction de la fatigue ou du moment, passer la main et être relayé par le second. Ainsi, la cordée peut être changeante dans son ordre mais immuable dans le nombre. Ils partirent à 6 et revinrent à 6...sauf accident ! Et c'est bien là , la force du lien social durable de la cordée. En pensant clairement à ma cordée que j'ai laissée sur Reims, je sais que je peux compter sur chacun et chacune et que réciproquement ils peuvent compter sur moi. Sans nécessairement qualifier cette cordée d'espace d'amitié ( cela peut effectivement générer de l'amitié mais pas nécessairement), elle est d'abord un lieu de solidarité active,vivante, et de connaissance de l'autre et de reconnaissance de ses capacités, et de ses  talents .

Certes, une cordée n'est pas un idéal de gens qui se font des "bisous" toute la journée, c'est plutôt une expérience de rencontre, de partage vrai, avec les fragilités et les ombres de chacun, qui construit peu à peu cette alliance mutuelle qui rassure, stimule et pousse en avant.

Aujourd'hui, si je crois (avec les limites posées) à l'importance du réseautage, des communautés de pratique,  je crois surtout que nous avons besoin de cordée vivante. En effet, comment avancer vers un sommet , un idéal, seul sans coéquipier, sans soutien réel, lucide et comment gérer un passage à vide, une épreuve, même si la famille est présente, sans cette force extérieure de la cordée ?

Bien sûr, pour un certain nombre, la première cordée, c'est le couple avec l'importance de jouer la réversibilité des rôles ( le premier de cordée n'est pas forcément toujours le même !) mais pour tous ceux qui se situent en dehors d'une vie de couple, la cordée peut s'avérer un espace privilégié de ressourcement et de croissance humaine.

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 04:30

MARS OU VENUS ?

 

Sur scène, un homme habillé avec une blousse blanche, comme un chirurgien d'hôpital et au dessus de sa tête, suspendus deux grands globes qui vont s'allumer quand il agite sa baguette de maître d'école : un globe rouge , c'est Mars et un globe vert, c'est Vénus. Ce spectacle qui fait recette ( plus de 500 000 spectateurs en France) est animé par un seul homme, Paul Dewandre, avec son doux accent belge.07-12-10_091007_mars_et_venus_full.jpg

Oui, comme tant d'autres, j'ai été vraiment touché par ce spectacle hors norme qui nous rappelle que les femmes viendraient de Vénus ( mais oui !) et les hommes de Mars. Autant dire que nous avons, comme vous le savez bien, à apprivoiser deux psychologies différentes et qui peuvent s'affronter, se heurter ou encore s'ajuster et même se réconcilier...

D'abord, un parcours étonnant que celui de Paul Dewandre, cadre commercial créateur d'une compagnie aérienne, qui fait un virage à 180 degrés après sa découverte de John Gray aux Etats Unis, l'auteur du best-seller " les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus". Ainsi, il se convertit en animateur de sessions pour couples, "Mars et Vénus" pendant plus de dix ans. Sans avoir aucune expérience ni de théâtre ou encore moins du spectacle, il crée, dans la foulée,cette pièce unique dont il est le seul acteur sur scène.

Oui, j'ai vraiment été touché par la justesse des exemples humoristique utilisés pour pointer les différences mars-vénus ou hommes-femmes. Comme cette dame qui place l'aspirateur à l'entrée de l'appartement et que Monsieur enjambe à son retour du travail comme s'il ne l'avait pas vu ! Ou encore Monsieur prêt dans sa voiture, rétro réglé pour aller voir des amis et Madame toujours pas là et la tension qui monte dans l'impatience...Dans un tourbillon de situations de la vie quotidienne de couples, Paul nous fait sourire et rire parfois aux larmes de nos travers de martiens ou de vénusiennes. Et surtout son intention, au delà des caricatures, les vénusiennes multitâches ( la faculté de penser et s'occuper des enfants, du travail, et des relations en même temps) et les martiens très mono-tâches ( une seule chose à la fois) reste positive : contribuer  à une meilleure relation durable au sein des couples. En participant à deux à ce spectacle, beaucoup de couples témoignent d'une meilleure compréhension dans leurs tensions du quotidien et certains vont même jusqu'à dire que le spectacle leur a permis de rester ensemble !!

Dans un environnement social éclaté dans ses repères, Paul Dewandre, avec talent, humour et sensibilité replace le couple dans un orbite spatial originel : apprendre patiemment à se comprendre, apprendre à vivre ensemble, à faire des différences un mélange subtil et pétillant de croissance mutuelle !

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 01:06

Avez vous conscience des disparités de salaire qui s'accroissent entre les plus riches et les plus pauvres autant à l'échelle internationale qu'à l'échelle de notre hexagone français ? Et quand les syriens de France nous interpellent sur le massacre des civils par les forces militaires syriennes avec le slogan " Où sont passés vos médias ?" Hier, nous étions dans la conscience collective. Conscience de l'histoire, du génocide de 6 millions de juifs durant la dernière guerre mondiale ( 1939-1945). Aujourd'hui, quel économiste, philosophe, géopoliticien , expert ose avancer une conscience du futur .

Avoir conscience , c'est observer, analyser, ressentir et ouvrir son esprit au large. Sortir de sa petite bulle de confort p our voir ce que dit le monde aujourd'hui.

Or force est de constater que les messages sont souvent brouillés. 

Qui croire dans le concert des images véhiculées par les médias ? ben-laden-copie-2.jpg Même la  très célèbre photo de l'équipe autour du président américain Barak Obama en train de suivre en direct la traque du terroriste numéro 1 Ben Laden au Pakistan a été retouchée pour fabriquer plus d'intensité dramatique (1) et de crédibilité de maîtrise de la situation ( notamment en forçant les couleurs sur Hillary Clinton qui, la main devant la bouche, affiche un visage grave...).

La conscience, certes, peut s'appuyer sur le réel mais de fait va au delà . C'est une forme de distanciation sur l'événement et de prise de conscience du sens de l'événement.

Aussi, pour garder toute notre lucidité et clairvoyance dans un monde " oû trop d'infos peut tuer non seulement l'info mais notre conscience éclairée", est il opportun de filtrer. Un peu comme des volets en bois, pendant la période chaude dans les pays du bassin méditteranéen, qui sont fermés, juste pour laisser passer un minimum de lumière et surtout réduire la chaleur. Ce travail de filtre se fait sans doute, pour une part, insconsciemment par notre cerveau chaque jour ( et fort heureusement). Une américaine, le docteur Taylor rescapée d'un accident  vasculaire cérébral ( avc), devenue paralysée de son hémisphère gauche a pu retrouver ses facultés par l'usage de son hémisphère droit (2). Elle nous ouvre, à partir d'une expérience de souffrance et de guérison, une porte sur cette conscience élargie, celle de l'instant présent.

 " Nous avons la capacité de choisir, instant après instant, qui et comment nous voulons être dans le monde".

 

 

 

 

 (1) source site France 24 , article du 13/5/2011

(2) Docteur Jill BolteTaylor "voyage au delà de mon cerveau".

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 20:11

Après plusieurs heures de voiture pour arriver dans la belle ville de Biarritz , nous cherchions avec mon épouse une place de parking pas trop loin de la plage. Il faisait très chaud et une place à l'ombre serait le rêve. Et puis un peut "sonnés" par des heures d'autoroute sous un soleil de plomb, si nous pouvions être proches de la plage, ce serait encore mieux.

Nous y pensons intérieurement très fort. Et la voiture arrive sur un parking ombragé. A priori complet, évidemment, c'est Biarritz et c'est en plus une période de vacances. Pourtant après un tour de piste, nous trouvons une place à l'ombre sous un platane. Ouf, on stoppe enfin la scénic rouge. Maintenant, faut il trouver la plage car à priori, nous sommes stationnés au dessus de la corniche. Nous interpellons la première voiture pour connaitre le parcours. " Oui, la plage est plus bas. Vous avez un petit parcours à faire." Et là surprise totale, je ne sais si ce sont nos visages fatigués qui ont convaincu notre charmant indicateur mais voilà ce monsieur retraité de nous dire tout de go : " Montez, je vous emmène jusqu'à la plage". Et en moins de temps qu'il ne faut pour le saisir sur ordinateur, nous nous sommes retrouvés avec la vue magnifique des vagues déferlantes de l'Océan, la vue imprenable sur les montagnes d'Espagne et celle sur le palace du Palais de Biarritz allongés sur une belle plage de sable ! Coincidence, direz vous sans doute. Je penche plutôt vers la synchronicité.

C'est à dire un hasard pas tout à fait fortuit.

Revenons à la source. Le premier à définir la synchronicité est Carl Jung, psychanalyste qui la formule ainsi : " La synchronicité est l'occurence simultanée entre deux événéments qui ne présentent pas de lien de causalité mais dont l'association fait sens pour la personne qui les perçoit."

D'ailleurs, à la suite de Jung, plusieurs chercheurs ont regardé dans la petite et grande histoire des faits de synchronicité. En 1984, un parlementaire européen est chargé d'envoyer plusieurs lettres avant de prendre l'avion à l'aéroport de Londres. Or, une lui échappe. Un canadien passant à proximité la ramasse et constate que...c'est lui le destinataire ! . Un voleur après avoir dérobé une voiture  à Paris fait le plein du côté d'Avignon avec une fausse plaque d'immatriculation. A côté de la sienne, une autre voiture se gare. Le pompiste alerte immédiatement la police et le voleur est arrêté. La voiture qui s'est garée portait en fait... le même numéro d'immatriculation !

Comment croire à la synchronicité sans croire à la coincidence, au hasard pur et dur ?

Je propose sans affirmation dogmatique mais plutôt comme hypothèse deux éléments.

Le premier est lié au cerveau humain qui peut aussi transmettre des désirs au delà du langage codé verbal. Ne vous est-il jamais arrivé de rencontrer quelqu'un ou d'être appelé au téléphone par une personne à laquelle vous pensiez sur l'instant ?? Sans parler de télépathie, parlons simplement du pouvoir d'attraction à distance de notre cerveau. Enfin, et Carl Jung le suggère le premier, la synchronicité n'est pas une donnée objective, elle prend consistance avec le sens que lui donne la personne. Pour revenir à mon exemple personnel, je pourrais me contenter de constater qu'une personne aimable nous a conduit jusqu'à la plage mais en mon fort intérieur, je crois intimement que c'est une réponse donnée face à un désir intérieur. D'ailleurs l'amabilité de notre chauffeur fait sens aussi dans ce cas là.

Et plus nous pouvons percevoir cette dimension cachée , plus nous sommes invités à laisser faire les choses. La synchronicité nous offre l'inattendu répondant à des désirs profonds pas toujours conscients. Tiens, j'ai pu emprunter ce portable à ma fille ce soir et livrer cet article dans la fraîcheur nocturne de la belle côte basque. Ce n'était pas programmé, pas prévu.

Et qui va lire le premier cet article ?

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:11

Avant hier, 2 milliards de téléspectateurs, selon les médias, ont suivi en direct le mariage d'un prince et d'une jeune femme "bergère", celui du Prince Williams, petit fils de la reine d'Angleterre et de Kate Middleton et en ce jour le pape Jean Paul II  a été béatifié à Rome par le pape actuel, Benoît XVI devant plus d'un millions de personnes venus tout spécialement pour l'événement.

Quoi de commun entre ces deux événements hormis leur dimension d'hypermédiatisation ?

Certains commentateurs vous diront que Jean Paul II serait l'homme qui a rencontré le plus de personnes dans sa vie, près de 2 milliards à travers ses déplacements missionnaires aux quatre coins de la planète entre 1978 et 2005.

Quant à Kate Middleton, jeune femme anglaise de 29 ans, petite fille, elle rêvait de devenir princesse...et son voeux s'est excausé en ce vendredi 29 avril 2011.Kate-Middleton_aLaUneDiaporama.jpg

Et bien, cet engouement pour ces deux événements avec certes des publics variés, marie quelque part notre désir profond de soif de rêve et d'attachement  à la force durable d'un homme qui a traversé toutes les épreuves de la vie.

Au coeur d'une crise mondiale, économique, sociale et morale avec des repères chanchelant y compris dans les représentants de nations d'Europe dont la crédibilité est mise en cause, nous avons vécu deux grands moments de répit et j'oserais dire de respiration d'un air sain.

Certes, les mauvaises langues pourront dire que le mariage "du siècle" aura coûté cher au contribuable anglais avec une cérémonie avec plus de 800 invités, mais la télévision a cet art magique de nous montrer cette jeune femme toute en retenue, toute en émotion vivre ce moment de rêve, devenir épouse et princesse du même coup en épousant dans la célèbre abbaye de Westminster le prince William. Elle nous touche par sa simplicité au milieu d'un protocole stricte, sans doute dépassé avec obligation de chapeaux pour les dames. Elle est là dans ce regard complice donné au prince William. Et notre imaginaire pourrait nous ramener à Cendrillon . Le carosse les as bien ramenés jusqu'au palais royal de Burkimgham mais un peu plus tard,  ce n'était pas le carosse devenu citrouille, mais ce sont deux jeunes amoureux qui faisaient le tour de la place devant la foule avec une petite voiture de sport décapotable avec un panneau "just wed". Quel bon vent frais de jeunesse !

Jean Paul II aura marqué son temps, quel que soit le point de vue pris, politique, religieux,  ou encore humaniste ! Pape missionnaire, il n'a pas hésité à interpeler avec audace les dictateurs sur leur territoire pour les inviter au respect de l'homme et de la vie. D'ailleurs victime d'un attentat en 1981, il ira lui-même pardonner dans sa prison à son agresseur. Sur la fin de son pontificat, il est gagné par la maladie de Parkinson mais continue son "métier de pape" devant les médias du monde entier. Dans un monde où il JP2_grand.jpgest de bon ton de cacher la souffrance, la maladie, la vieillesse, lui l'affiche sans arrogance, avec humilité dans son corps qui s'affaiblit, se rigidifie et tremble. L'homme sportif à ses débuts est devenu au fils du temps un homme courbé, de plus en plus souvent incapable de tenir debout , usé par la maladie. Il n'arrêtera pas pour autant sa mission et mourra avec en avril 2005. Son message " n'ayez pas peur !" au début de son pontificat a redonné Espérance à nombre de personnes dans le monde.

Avec Kate Middleton, jeune femme qui reste simple et elle-même au coeur du protocole de la couronne royale et Jean Paul II, modèle d'humilité et de courage qui a contribué à déplacer quelques "montagnes" dont le communisme avec la chute du mur de Berlin, notre actualité nous a offert deux beaux visages de lumière :

la vie devant soi et la vie donnée jusqu'au bout.

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:35

Oui, en une heure, j'ai traversé les cinq continents de l'Europe, en passant par l'Asie, l'Afrique, l'Amérique jusqu'à l'Océanie. Par quel miracle ?

Dans la belle ville méditterranéenne de Montpellier dans laquelle j'ai élu domicile depuis quelques semaines, j'ai fait ce tour du monde un peu particulier. Comment ?

En partant en footing depuis chez moi, je me suis dirigé vers le zoo du Lunaret, situé dans la hauteur nord est de la ville. La ville de Montpellier a préservé la belle idée d'un zoo municipal gratuit ouvert au public de tout âge grâce à une donation d'Henri de Lunaret en 1910.

Passée la grille d'entrée, me voici parti pour un parcours dans un espace d'arbres et sur un chemin serpentant à travers les continents et les enclos des animaux. Un bonjour ici au loup d'Eurasie, à l'ours de Syrie, à la girafe, à la loutre d'Europe qui se cache sous l'eau, ou encore au lynx, espèce de gros chat que l'on préfère derrière une cage. C'est un trajet très agréable pour le visiteur car le zoo se prolonge par un sentier d'interprétation sur les arbres et la faune et au détour d'un virage, la vue porte sur le pic Saint Loup, promontoire dominant de plus de 600 mètres  la plaine montpelliéraine. Pour un coureur de trail, le parcours avec ses montées et ses descentes est un excellent entraînement avec ce dépaysement en prime. Avant de repartir vers la sortie de ce lieu étonnant à quelques kilomètres de mon quotidien, je veux rendre visite au roi des animaux, comme l'a si bien dépeint notre auteur de fables, Jean de La fontaine : le lion. Mais en surplomblant l'enclos, M Lion nous tourne le dos avec dédain ou majesté... alors que sa compagne la lionne s'étire sur le dos dans l'herbe. Le panneau pédagogique accessible au profane que je suis permet de bien comprendre que les "composantes" de cet animal tout à la fois craint et admiré ne sont pas du hasard mais répondent à des besoins très concrets.

LION.JPG

Ses jambes arrières particulièrement musclées lui offrent la possibilité de bondir rapidement pour poursuivre une proie innocente, sa crinière le protège des coups de griffe de ses compères lions dans les luttes de territoire, et son ouîe extrêment fine lui donne un avantage décisif sur les autres animaux : la capacité d'entendre, de détecter tout bruit à des kilomètres à la ronde. Et là dans ma contemplation de l'animal, je me surprend à me dire qu'être lion comporte certains avantages. Mais voilà les lions dorment une bonne partie de la journée jusqu'à 20 heures par jour (!) et Jean de La Fontaine dans la fable " Le lion et le rat" nous rappelle aussi comment il peut se piéger lui-même. Le plus gros et puissant des animaux peut se faire prendre dans un filet et devenir vulnérable et se voir sauver par un minuscule rat qui va couper les mailles du filet.

Ce tour du monde me fait méditer sur deux sujets : le dépaysement qui ne réclame pas des millions de kilomètres, il est à notre portée quand nous nous ouvrons à la beauté de sites, d'espaces proches de nos lieux de vie et la notion de puissance. Qui est finalement le plus puissant du lion et du rat ?

Quelle est la vraie force ? Celle qui bondit, est explosive, veut impressionner  mais sans lendemain ? Celle qui a la patience du rat pour ronger une à une toutes les mailles du filet pour sauver un lion capturé ?

Pour ma part, je choisis la note finale de cette fable :

" Patience et longueur de temps font plus que force ni que  rage."

Dans notre société TGV, à Très Grande Vitesse, toujours plus pressée ( à un an des présidentielles en France, les médias cultivent déjà le suspens et les pronostics sur le lauréat final...) et du " tout, tout de suite " cher à l'adolescent qui veut le dernier vêtement ou la dernière paire de chaussures branchés, valorisant la "business" réussite, l'image du rat patient et respectueux de son engagement avec le lion ( qui lui avait laissé la vie) est pleine d'actualité.

 

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