Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 22:36

Il est au centre de tous les médias, il est beau, il a l'art de la parole et il séduit autant en France qu'outre atlantique. Lui, c'est le commandant Cousteau qui a  fasciné mon enfance autour des premiers grands films documentaires dévoilant le monde sous marin, le monde du silence.

Le film récent L'Odysée magnifiquement interprété par Lambert Wilson dans le rôle de JYC alias Jean Yves Cousteau ne fait pas l'apologie naïve de ce personnage hors norme, inventeur du détendeur en plongée et explorateur de l'Antartique et de ses fonds marins sous les icebergs. La lumière bleutée et argentée de la mer, du navire d'exploration la Calypso, la lumière de son couple avec Simone au début de l'aventure, la lumière avec ses deux fils initiés très jeunes à la plongée va aussi côtoyer l'ombre. L'ombre des profondeurs marines , là où le soleil ne perce plus, l'ombre d'une vie de couple engloutie par sa passion égocentrique pour le faire valoir de ses films documentaires, l'ombre avec la mort de son fils Philippe qui sera un drame profond à tel point qu'il confie à son autre fils "' Je me sens tout seul". Longtemps, une des personnalités préférées des français, inspirateur de beaucoup de plongeurs et d'hommes de la mer, Cousteau dévoile, par ce film, au-delà de la lumière des projecteurs médiatiques, cette ombre qui a aussi coûté cher à sa vie de couple, à la relation avec ses fils et à ses proches.

Que retenir ? L'homme au petit bonnet rouge de scaphandrier ( le bonnet rouge était aussi une manière de retenir l'attention et les médias) ? L'homme qui a fait progresser de manière significative la connaissance du monde sous marin et de ses habitants ? Ou encore un homme dont l'ego a pu lui permettre d'obtenir des soutiens d'une équipe de plongeurs dévoués et de financeurs américains séduits et en même temps masquant une ombre qui va ravager femme et enfants... Lumière et ombre sont aussi nos deux facettes dans notre vie terrestre. Cette ombre, cette part de nous que nous ne voulons pas voir, rejetons et qui nous conditionne dans nos aspirations, nos désirs comme nos peurs. Et si Cousteau, dans ce personnage séduisant et irritant, nous montrait, par contraste, la voie du dépassement. Non, pas celui de chercher l'exploit à tout prix au risque de sa vie ou de celle des autres. La voie qui cherche à concilier lumière et ombre, force et fragilité, accueil du beau en  soi comme des ténèbres. C'est une forme de plongée intérieure dans un autre monde du silence.

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 05:49

Elle joue du piano près de sa fenêtre. Lui, photographe alcoolique et fumeur la mitraille chaque jour avec son appareil photo depuis sa fenêtre de voisin, sans se révéler. Elle s'appelle Elena et lui Antoine. Matéo, un jeune garçon laissé très souvent à Antoine par sa maman absente ( mystère ) ,  va compléter ce jeu à trois.100 2683

L'interprétation de Benoit POELVORDE, acteur belge plus connu pour son registre comique, est bouleversant dans le rôle d'Antoine, tout en respiration halletante derrière son apparail photo, en silence et en conteur étonnant de Cendrillon revu et corrigé pour son "copain" Matéo. Elena, jouée par une jeune comédienne de talent, Ariana Labed, est l'image d'une déchirure entre une famille blessée ( le film l'explicitera à un moment fort du film), une passion pour l'archéologie égyptienne, et une détresse intérieure incommensurable. Ces trois êtres vont se rencontrer, partir ensemble dans un bout de campagne et le film, par contraste avec une atmosphère lourde, tendue, respire la VIE.

"Une place sur terre" qui vient de sortir sur les écrans est bien, par contraste avec ses personnages hauts en sensibilité, un hymne à la VIE, à ce qui nous touche dans le plus intime du quotidien. Dans les brins de respiration du film, j'ai goûté notamment la participation spontanée du trio Antoine, Elena et Matéo à un enterrement dans un petit village qui n'était plus triste et la ronde autour d'un sapin, beau moment de communion simple à la nature.

Dans les yeux fatigués d'Antoine allumés par un reste de lueur, le regard clair d'Elena et la douceur de Matéo qui comprend la souffrance des adultes sans le dire, nous touchons à la profondeur de la VIE... à travers des personnages qui luttent pour leur survie.

A recommander à celles et ceux qui aiment goûter une sensibilité d'âme au cinéma loin des films  à grand renfort d'effets spéciaux et de bruits à haute dose de décibels...

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:52

Il vient de traverser plusieurs salles dans le palais royal de Buckingham à Londres croisant les membres éminents du gouvernement et les techniciens de la radio, chacun comptant sur lui. Il s'apprête, avec une angoisse presque panique, à prononcer un discours d'entrée en résistance et donc en guerre de l'Angleterre face à l'Allemagne d'Hitler. Cet homme,  Georges VI, vient d'accèder au trône de roi d'Angleterre par la force des choses, son frère ayant abdiqué pour l'amour d'une femme. Or, chacun le considérait comme inapte à la fonction et surtout paralysé par un terrible handicap visible en public : son bégaiement. Cette histoire vraie, magnifiquement interprêtée dans le film sorti en 2011 " Le discours d'un roi" ( traduction française) est aussi celle d'un coaching réussi, malgré toutes les résistances du départ.le-discours-d-un-roi-de-tom-hooper-10370320momsw.jpg

Avec le soutien de sa femme qui y croit dur comme fer, il va rencontrer divers soignants en bégaiement qui échoueront tous. La dernière chance, c'est Lionel Logue, un thérapeute de l'élocution aux méthodes, à l'époque, peu orthodoxes fondées notamment sur la relaxation physique, la respiration et la préparation mentale. La première rencontre entre les deux hommes est un petit caviar de subtilité verbale, chacun voulant se montrer plus fort que l'autre.

Logue veut amener son client à exprimer sa demande , quitte à patienter pour ce faire.

Son client, après une première séance, va renoncer puis revenir. C'est bien au coach de s'adapter et de respecter le désir du coaché. En terme de règle du jeu, elle est posée de manière directe. A la première séance, le roi Georges VI qui est dans le cabinet privé de Logue, sort une cigarette de son étui. Immédiatement, Logue lui dit sur un ton ferme sans appel : " Ici, on ne fume pas. C'est moi qui fixe les règles. C'est vous qui vous déplacerez. ". Et s'il y a un respect éthique du désir du client en coaching, les règles déontologiques sont bien fixées dès le départ par le coach pour garantir un cadre créant une relation de proximité, de confiance en dehors de toute recherche de domination.

Dans le suivi des séances par Logue, les progrès sont très progressifs et infimes et le roi Georges VI, montré sous les traits d'un homme exigeant avec lui-même et facilement en colère, claque la porte à plusieurs reprises.

Logue ira aussi sur le terrain de la provocation interpellante devant celui qui ne se considère pas à la hauteur de la fonction royale.

- Pourquoi perdre mon temps avec vous ?

- Parce que j'ai une voix, hurle le roi humilié en son fort intérieur.

Et Logue de sourire devant cette belle puissance vocale sans l'ombre d'un bégaiement !

C'est bien là, la plus belle réussite de cet étonnant Lionel Logue : contribuer à ce que cet homme peu sûr de lui, handicapé et tétanisé par sa voix, se reconnaisse finalement en capacité d'assurer cette fonction . Paradoxe entre un Hilter charismatique à la voix de tribun devant des foules séduites dans des stades plein à craquer et un Georges VI, bégayeux, angoissé, et finalement réussisant un magistral discours de soutien à son peuple entrant en guerre.

Certes, Lionel Logue , n'est pas coach mais thérapeute de l'élocution et le coaching n'existait pas à l'époque. Cependant, deux traits de caractère de Logue me semblent pertinents à pointer : sa discrétion sur son client spécial (sa femme ne le savait pas au début) et sa persévérance au delà des coups de colère, des renoncements provisoires du roi. Finalement, les "duels" verbaux entre les deux hommes traduisent aussi que le premier à croire en la capacité d'assumer la fonction royale, ce fut Logue. La croyance du coach est souvent moteur pour "déplacer" les croyances paralysantes du client.

A sa mort en 1952, Georges VI fait l'unanimité du peuple anglais en deuil car il l'a touché par sa simplicité, son courage et son humanisme révélés durant l'épreuve de la deuxième guerre mondiale. Ce destin étonnant s'est joué notamment sur une rencontre.

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 22:52

Chris Gardner a cru qu'il allait faire fortune dans les années 80 aux Etats Unis en vendant un nouveau produit : un ostéo tensiomètre auprès des médecins et des hôpitaux. Or, au lieu d'être le début prometteur d'une ascension sociale, c'est le point de départ d'une déchéance. Le produit n'est pas attractif, il n'en vend pratiquement pas et ne peut plus payer son appartement, sa femme, qui misait aussi sur sa réussite, le quitte. Il ne lui reste qu'un rocher sur lequel se raccrocher : son fils de 5 ans, Christopher. bonheur.jpg

Cette histoire vraie a été traduite en film en 2007, avec Will Smith dans le rôle de Chris et de son fils dans le rôle de Christopher sous le titre français " A la recherche du bonheur".

Et cette histoire étonnante montre un Chris restant malgré tout déterminé alors qu'il va jusqu'à faire la queue pour trouver un centre d'accueil de nuit de SDF...avec son fils de 5 ans. Arrivé au fond du puits sans argent, sans logement, il accepte un stage non rémunéré dans une société de courtage. Sur l'ensemble des stagiaires, un seul sera retenu pour un contrat. Chris jongle entre des horaires épuisants pour décrocher des clients, s'occuper de son fils, et tenir le coup. A l'écoute du film et du témoignage de Chris, trois croyances apparaissent comme des prises qui lui ont permis de remonter du puits de la précarité :

- J'ai à me battre, à tout faire pour permettre à mon fils d'avoir une vie digne et une éducation.

- Même si c'est dur aujourd'hui, je vais trouver une solution pour m'en sortir.

- Je suis convaincu au fond de moi que j'ai des ressources pour refaire surface.

Dans  une scène avec son fils (dans le film) sur un terrain de basket, Chris  prend Christopher en tête à tête pour le convaincre : " Ne laisse jamais personne te dire que tu n'es pas capable....tu m'entends bien. Personne." Cette phrase résume à elle seule la détermination de cet homme résolu à ne pas se laisser enfermer dans la boîte de la précarité, de la déchéance et du désespoir. Fin de l'histoire, Chris Gardner a été retenu par la société de courtage pour un contrat et....plusieurs années après, il est devenu un homme d'affaire accompli !

Quelle morale de l'histoire ? Au delà du retournemnent  à 180 degrés de la situation de Chris, je suis touché quand il témoigne lui même que c'est ,en premier lieu, l'amour pour son fils qui a été le moteur de sa rage de s'en sortir coûte que coûte. Bref, trois croyances ressources et surtout l'amour pour un être cher sont, sans aucun doute, les ingrédients de base de cette "résurrrection sociale et professionnelle". 

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 06:57

Juillet  2011 : sortie en France du dernier film de la saga au succès planétaire : Harry Potter et les reliques de la mort. Quand l'auteur anglaise  Joanne Kathleen Rowling écrivait les premiers pas de ce jeune sorcier nommé Harry Potter faisant son entrée officielle à Poudlart, l'école prestigieuse des sorciers, même si sa créativité liée à une belle écriture ne sont pas étrangers à ce succès, aurait-elle imaginé que le sorcier Harry la rendrait aussi célèbre et plus riche que la reine d'Angleterre !

L'univers de Harry Potter nous offre quelque chose d'assez insaisissable et fascinant entre un imaginaire fécond ( un château siège de l'école et lieu de toutes les expériences d'apprentissage en sorcellerie, un quai dénommé 9 3/4 dans la gare de Londres pour accèder en pénétrant  directement dans le mur au train spécial Poudlart et des personnages mêlant le bon, le mystérieux et le mal...) et une cohérence certaine avec la réalité d'adolescents vivant une amitié avec ses hauts et ses bas  pour Harry et ses deux meilleurs amis et alliés, la belle Hermione et le rouquin Ron. Dans le dernier livre devenu film, "Harry Potter et les reliques de la mort", nous sommes convoqués à un bel assemblage de symboles qui nous touchent dans notre inconscient collectif et même notre conscience d'adulte. Harry n'est donc pas réservé à un public enfants ou ados ! harry-potter_24.jpg

L'affrontement final ( que je ne dévoilerai pas dans toute son intensité, ses rebondissements et sa créativité) entre Harry et le sorcier incarnant le mal dénommé Voldemort en est un témoignage très puissant.

Une révélation, Harry dont les parents ont été tués directement par Voldemort devant lui bébé a résisté à Voldemort. Comment ? En fait, il porte en lui une partie de Voldemort. Autrement dit, le mal, la violence n'est pas extérieure à soi mais nous la portons aussi en nous mêmes. L'enjeu devient celui de comment s'en débarasser. Un animal est central dans cette guerre sans merci entre le bien et le mal, la libération ou l'asservissement à la violence : le serpent. Celui ci , impressionnant de longueur est sous le contrôle de son maître Voldemort et quand celui ci est en danger, instinctivement, il va chercher à tuer ses adversaires. Harry est menaçé....le serpent dans les décombres de l'école de Poudlard saccagée par le combat, approche rampant avec sa gueule funeste. Mais c'est sans compter sur un allié, un jeune sorcier, pourtant réputé pour sa fragilité, qui a repris l'épée magique et qui, dans un sursaut de révolte et d'énergie, lui tranche la tête. Une scène qui change le monde : le mal rampant est détruit et Harry peut espérer sauver les siens. Proche de la mort ( voire mort, tout dépend l'interprétation donnée ) Harry choisit la vie et retrouve la baguette de sorcier que Voldemort utilisait pour assurer sa domination, une baguette en bois de sureau. Ces deux compagnons témoins, Hermione et Ron constatent qu'il détient alors le pouvoir de l'invincibilité, pouvoir absolu. Que fait Harry ? Dans un acte symbolique, il casse en deux la baguette et renonce à ce pouvoir de domination. Ainsi, avec audace, créativité et symbolisme, Harry, le jeune sorcier, nous aura délivré trois messages :

- le mal, la violence est présente au coeur de l'être humain ( l'ivraie se mélange avec le bon grain)

- pour la vaincre, seul, c'est impossible. Le soutien d'autres êtres humains, y compris fragiles, est nécessaire.

- pour sortir des rapports de forces , il y a un acte à poser : renoncer aux armes du pouvoir !

Enfin, Harry permet de réconcilier trois publics dans une même salle de cinéma : les enfants, les ados et les adultes. Belle prouesse à l'heure du cinéma marketing  visant des cibles spécifiques !

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 20:26

Mercredi soir, la télévision nous offre une nouvelle émission : l'étoffe des champions.  Loin des clichés des émissions dites de télé-réalité, j'observe quelque chose de neuf : de vrais entraîneurs ont accepté de coacher chacun une équipe de 3 hommes et 3 femmes sur des défis sportifs. Trois équipes : les bleus, les jaunes et les rouges !

 

Bien sûr, l'exposition médiatique et notamment le commentaire cherche à valoriser chaque coach derrière son équipe, voire à réhabiliter l'image d'un Raymond Domenech (1) en procès actuellement avec la fédération de football qui l'a licencié. Ainsi, le commentaire en voix off : " Vous l'avez détesté,  vous allez l'adorer !" Il n'empêche que nous voyons concrètement trois coachs à l'oeuvre en préparant leur équipe composée d'hommes et de femmes de niveau sportif très varié : ce ne sont pas des champions ! Et j'ai  repéré trois manières très différentes de coacher. Décryptage !    Domenech-930_scalewidth_630.jpgDans une salle, deux par deux , chaque coéquipier se présente à l'autre et Raymond Domenech observe, passe, sourit...Il explique que c'est sa manière à lui de créer une cohésion de groupe à partir de la connaissance des uns par les autres. La méthode est une classique notamment dans le démarrage d'un stage de formation de communication avec A qui interviewe B et qui présente B devant le groupe.

Quant à Thierry Rey, ancienne gloire du judo français (2), il emmène son groupe sur le tatami de judo, chacun ayant revêtu la tenue rituelle du kimono blanc. Et une participante de se dire "impressionnée" devant ce coach. En effet, Thierry Rey a choisi son propre terrain de prédilection pour  se positionner face au groupe. Et le plus ancien, Jean Claude Perrin (3), avec un ton malicieux et un visage "plein de gouaille" emmène son groupe en pleine nature sur des exercices d'équilibre sur une poutre avec lancer de ballon par deux. EJean-Claude-Perrin-930_scalewidth_150.jpgt il précise : " Ce qui compte d'abord, c'est créer la confiance au sein de l'équipe".

Ce qui m'a surtout frappé, c'est la posture très spécifique de chacun. Raymond Domenech, dont l'équipe des rouges va perdre le premier défi sportif, déversera son mécontement de manière sèche et  culpabilisante sur  un membre masculin, plutôt costaud, qui n'a pas respecté les consignes données et "coupable" d'avoir fait perdre. Est ce bien la meilleure méthode pour aider une équipe à gérer un échec....en désignant le bouc émissaire !?

Pour Thierry Rey au regard très concentré et très sérieux, il va connaitre une situation non prévue par le scénario : une femme de l'équipe tombe, se blesse en franchissant la ligne d'arrivée et pique une petite crise de nerf. Thierry va tout de suite à son "chevet" puis, devant la caméra explique avec l'aplomb du maitre que : " l'accident fait partie du sport et qu'il est à accepter de fait". Où est l'attitude empathique d'un coach qui entend d'abord la souffrance et aussi la colère de celle qui préssent que l'aventure est peut être terminée ?!. article_REY.jpg

Jean Claude Perrin apparait un peu décalé par rapport au sérieux investi par ses deux collègues coachs. Ayant gagné (comme par hasard ) avec son équipe le premier défi, celle ci a droit à une journée spéciale et nous les retrouvons sur une descente rapide de rivière en raft. Jean Claude partage avec spontanéité ses émotions de joie avec toute l'équipe. Effectivement, la victoire soude, mais au demeurant,  je crois que la personnalité du coach est rassurante depuis le départ. A aucun moment, il joue la super star. Il apparait comme proche, exigeant certes, mais rassurant dans son non verbal toujours teinté d'une pointe d'humour. Je n'en déduis pas pour autant que le meilleur coach des trois, c'est lui...car son côté "protecteur" peut aussi être vécu comme étouffant. 

Et finalement, avec toute l'expérience de chacun au plus haut niveau, nous découvrons trois coachs qui tâtonnnent, se cherchent aussi pour se positionner face à des individus qui ne sont pas des champions et qui ont leur propre personnalité de l'introverti qui parle peu, reste en retrait du groupe jusqu'à celui prêt à tout pour réussir et empocher les 50 000 euros promis par l'émission.

La première leçon de coaching donnée à travers l'émission, c'est bien l'acceptation du tâtonnement car un coach reste un être humain qui vise d'abord à s'adapter, à s'ajuster à la personnalité, aux croyances, au niveau de confiance en soi de la personne coachée. Et un coach professionnel, en tant qu'accompagnateur, ne se sent pas dépendant de l'échec de son coaché même s'il peut se sentir solidaire et aider un discernement sur les raisons de l'échec. Là est peut être le différentiel entre le coach sportif ou l'entraîneur vivant émotionnellement, dans les tripes, les réussites et les échecs de son équipe ( et dans la réalité des clubs pro, pouvant jouer sa place s'il y a accumulation de  mauvais résultats pour son équipe) et le coach, exerçant un accompagnement professionnel. En effet, pour celui-ci, la visée prioritaire est bien l'autonomie du coaché et dans ce sens, un accompagnement aidant pour qu'il développe sa propre capacité à gérer lui-même ses réussites...comme ses échecs !

 

(1) ancien sélectionneur national de l'équipe de France de football et médiatisé notamment autour de l'échec de la France en coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010.

 

 (2) ancien champion du monde et olympique de judo en 1980 et  depuis, expérience de coach sur diverses structures de haut niveau en judo.

 

(3) entraîneur de l'équipe de France de saut à la perche dans les années 1980

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 00:34

A l'occasion de mon anniversaire ( et oui, déjà 51 ans !), mon fils David m'a offert le DVD  Loup, magnifique fresque dans le grand Nord sibérien de notre explorateur français au grand coeur, Nicolas Vanier.

Au delà de la séduction des grands espaces, du troupeau de rennes escaladant la montagne toute blanche et vierge dans des paysages d'une pureté sauvage, l'histoire qui se tisse entre le jeune Sergueî nommé gardien de la grande harde ( ensemble du troupeau de rennes sauvages) et les loups rôdeurs autour du troupeau nous renvoit en miroir celle de notre relation à nos propres loups, nos propres peurs.

loup-nicolas-vanier.jpg

 

Séquence initiatique : Sergueî est désigné par son père, le chef du clan nomade des Batagaî, pour garder la harde des rennes. Il quitte le clan pour vivre la solitude du gardien. Cette solitude l'amène à s'approcher d'une louve puis de ses petits louveteaux qui viennent de naître. Premier réflexe de peur : en voyant que la louve le menace avec ses crocs , il arme son fusil puis voyant qu'elle ne l'attaque pas, il lâche son arme et l'observe à distance. Jour après jour, il revient observer à distance les petits jusqu'à ce que l'un accepte de s'approcher puis de jouer avec lui. Puis un à un, ils finissent par jouer avec lui avec le consentement de la mère ...

Nous avons peur de nos peurs tant que nous n'osons pas nous en approcher : pourquoi ne pas jouer avec elles comme Sergueî avec les jeunes louveteaux.

J'ai peur du facteur et des mauvaises nouvelles, j'ai peur de ne pas être à la hauteur de mon patron qui mesure pourtant 1,60m. J'ai peur d'échouer sans ma bouée, j'ai peur de ne pas être à l'heure avec ma montre chrono. J'ai peur de me regarder dans la glace : j'ai peur de découvrir le lion qui est en moi...

Noter qu'il s'agit de jouer avec des louveteaux, des  petites peurs du quotidien, de l'appréhension de telle rencontre, de petit stress qui empoisonne bêtement nos rapports aux autres.

 

 Séquence " les loups restent des loups" : Sergueî a apprivoisé les louveteaux et leur mère et croit qu'ils peuvent cohabiter avec le troupeau de rennes...jusqu'au jour où, en son absence, ils attaquent le troupeau et tuent un renne pour se nourrir. Sergueî est abattu !

Nos peurs restent nos peurs : nous pouvons les apprivoiser, elles peuvent resurgir de notre inconscient et nous surprendre dans notre tranquille confiance.

 Loup---Photo-01-du-film.jpg

Séquence " sauver un loup et obtenir sa chaleur" : alors qu'il avait caché cette réalité de loups apprivoisés à son clan, cet incident l'oblige à emmener les loups le plus loin possible du troupeau de rennes pour ne pas les tuer.

Il part seul et alors qu'il fait traverser une rivière gelée au couple de loups et à ses 4 louveteaux, le mâle trop lourd tombe dans l'eau et est sur le point de se noyer. Sergueî, dans un acte de courage fou, se jette dans l'eau glaçée et le remonte vers la surface. Lui même s'extrait péniblement et ressort complètement transi de froid. Le mâle sauvé vient vers lui et il peut réchauffer sous son poil ses mains presque gelées. Scène forte du film entre un jeune homme et un loup devenu presque "tendre".

Nos peurs font partie de nous, nous pouvons les mettre à distance et pourtant pourquoi ne pas s'y réchauffer quand c'est vraiment nécessaire ?

La peur est aussi un bon signal d'alarme qui met  nos sens en alerte nous mettant en capacité de réagir face à un vrai danger : le regard est plus vif, l'ouîe plus fine, et notre sang afflue  vers les membres inférieurs pour nous préparer à toute fuite en courant.

A la fin du film, le jeune Sergueî, amoureux de la jeune Anastasia, a retrouvé l'estime de son père qui lui en a  voulu longtemps de lui avoir caché ce secret des loups . Cette réconciliation a pour toile de fond un changement de croyance de chacun. Le père : "oui, notre clan peut vivre désormais avec des loups aux alentours sans chercher à les tuer alors que jusque là, il fallait nécessairement les tuer" et Sergueî : " Oui, je peux apprivoiser les loups mais les loups ne deviendront jamais amis avec les rennes car ils ont besoin de manger pour vivre !"

Pouvons nous conclure par une audacieuse symétrie métaphorique : oui, nos peurs peuvent être apprivoisées par une meilleure approche et connaissance en les nommant ( comme Sergueî donne un nom à chaque louveteau) et  méritent ensuite d'être mises à distance pour sa propre croissance humaine. 

Se réconcilier avec soi même n'est ce pas aussi se réconcilier avec ses propres peurs, qu'un jour, nous aurons eu le courage de regarder en face, les yeux dans les yeux...comme ce premier regard de Sergueî avec la mère des louveteaux ?

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:16

UNE LECON DE VIE SUR LA PRISE DE DECISION COLLECTIVE

 

Au coeur du plateau de l'Atlas algérien vit une petite communauté monastique de sept moines trappistes adossée  à un village musulman. La cohabition est forte et paisible : un des moines, le frère Luc, médecin reçoit tous les jours les mères et les enfants pour des soins. La communauté vend son miel sur le marché et les moines sont invités aux fêtes locales. Cette harmonie entre deux cultures chrétienne et musulmane est brusquement mise à mal par la vague d'attentats des groupes extrémistes de l'Islam. Le soir de Noêl, des extrémistes pénètrent dans le monastère, menaçent  les moines puis sur la parole du prieur, frère Christian, repartent. Les moines en sont traumatisés, et leur départ d'Algérie est clairement demandée par le préfet pour leur sécurité. Le film " Des hommes et des dieux  " , primé au dernier festival de Cannes (1), retraçe les dernières années de ces hommes jusqu'à leur assassinat  en 1996.

  19476857-r 160 214-b 1 CFD7E1-f jpg-q x-20100713 063853

Ce film est saisissant dans la puissance de ses contrastes : beauté des paysages de désert, des couleurs de l'Algérie et dureté sanglante des extrémistes armés et des images de violence, silence intérieur des moines dans leur activité quotidienne et bruit du village voisin, solidarité entre moines et villageois contre sauvagerie des attentats aux alentours. Bref, ce film convoque le spectateur à la lutte au quotidien entre la vie et la mort. Dans ce contexte, j'ai choisi la focale de la décision collective qui pourrait inspirer bien des stratégies de management quand celui-ci se veut ancré sur des choix humains discernés.

Première scène autour d'une table, après la violation du monastère par les extrémistes : les sept moines s'interrogent sur la question : partir ou rester. L'un propose un sondage qui ne résoud rien : les tendances sont partagées entre la peur au ventre et l'envie de quitter les lieux ou le choix d'une vie donnée pour les plus courageux. Puis, silencieux jusque là,  le plus ancien et malicieux Amédée s'exprime en peu de mots : "c'est trop tôt pour me décider". Donc, pas de décision immédiate.

Le climat de violence fait rage dans les alentours du monastère, la menace se précise. Chacun pressent qu'il y a urgence à prendre position.

Le frère Christian les réunit à nouveau autour de la table, entre temps, chacun a prié parfois tenaillé par la peur, la tentation de fuir...

Et là, étrangement, l'atmosphère a changé : Christian les invite librement à s'exprimer dans un silence pesant. Un à un, avec des motifs personnels ( un, je n'ai pas de famille ailleurs, un autre, j'ai tout donné ici...) va dire oui pour rester et Christian s'exprimera le dernier avec son oui constant depuis le début et le soulagement d'entendre une unanimité de tous sur le même choix...irationnel face au danger réel mais cohérent face à leur discernement .

Ils mesurent les risques, ils ne veulent pas finir en martyre : ce qui les rend forts dans leur faiblesse, c'est leur détermination à aller au bout de leur mission en terre algérienne au delà du contexte de violence. Quelques jours plus tard, ils seront kipnappés et séquestrés, utilisés comme monnaie d'échange pour libérer des prisonniers puis sauvagement assassinés.

Une des leçons de vie, parmi bien d'autres, c'est cette manière de décider collectivement sans précipitation ( même si le climat réclame de l'urgence) et en respectant la parole et les motivations de chacun . Cette démarche communautaire dégage une force extra ordinaire : celle d'une décision reçue et non d'une décision arrachée. Elle se vit dans la paix et la détermination. Les mauvaises langues pourraient rétorquer : tout çà pour finir assassinés, quelle manque de lucidité face au danger terroriste !

 Pourtant , plus de 14 ans après ces événements tragiques, le comportement de ces sept hommes reste un signe fort face à la violence aveugle et dans  la recherche de réconciliation entre peuples de diverses croyances religieuses.

Combien d'organisations collectives, d'entreprises, d'administrations, de syndicats, ou encore d'associations rêveraient d'une telle démarche de prise de décision ! Les conditions préalables à cette qualité de décision collective à partir de l'aventure humaine et spirituelle de ces sept moines peuvent se repérer :

- un temps donné à chacun pour discerner,

- une écoute mutuelle et respectueuse,

- un leader qui a accepté de ne pas faire pression, de lâcher prise sur le groupe et de rester ouvert à la position de chacun.

Enfin, ils témoignent que chacun peut transcender ses peurs par la force reçue à travers la mission individuelle et collective.

Dernière image du film : les moines encadrés par les soldats terroristes marchent avec peine dans la neige de l'Atlas jusqu'à se fondre dans le brouillard et le blanc du paysage. Symbole de leur vie donnée et imprégnée dans cette terre algérienne à jamais.

 

(1) avec une interprétation du frère Christian toute en intériorité par Lambert Wilson .

 

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 07:12

" Nos rêves semblent vrais tant qu'on est dedans. C'est au réveil qu'on s'aperçoit qu'ils étaient étranges"

 

 

Inception.jpg

explique Dom Cobb ( Léonardo Dicaprio) à sa nouvelle et jeune collaboratrice Ariane ( Helen Page). Dom Cobb est un voleur d'un nouveau genre : il s'infiltre dans le subconscient de ses victimes par le rêve pour leur dérober des idées et des secrets...fort utiles dans le monde de l'espionnage industriel. Sa dernière mission présente un enjeu encore plus gros : infiltrer une idée dans le subconscient d'un homme d'affaire...et pour ce faire, ni plus ni moins descendre dans les rêves avec son équipe pour atteindre les profondeurs de cet homme et de ses rêves. Ouf, je m'arrête là pour ne pas complexifier le propos pour les lecteurs qui n'auraient pas vu le thriller de Christopher Nolan sorti au cinéma cet été , d'un genre à vous balloter comme un yo-yo entre le réel, la fiction et le rêve.

 

La piste que j'ai le désir de prendre dans l'envolée de ce film hors norme, c'est la puissance du rêve dans nos vies. Qui n'a jamais rêvé un scénario pour sa vie surtout à l'adolescence, époque très privilégiée où l'univers s'ouvre au homard (1) et qui n'a jamais tenté de transformer un rêve en réalité ?

Rêver à l'âge adulte d'une autre vie, d'un autre destin " Ah, si c'était à refaire, je n'aurais pas choisi ce type de formation, de métier, de lieu de vie..." et notre nostalgie nous ramène à l'âge insoucient de l'enfance où tous les rêves semblent permis. Danger peut être aussi de vivre constamment l'insatisfaction de l'écart entre sa vie, le réel et le rêvé qui ne reste plus qu'un vieux fantasme ramené de tant en tant du grenier à une discussion entre amis.

Ne plus rêver à l'âge adulte et considérer que la vie est dure, la vie est un combat que le contexte économique, social, éthique nous  rappelle tous les jours  n'est pas forcément une alternative séduisante. Le risque est alors de s'enfermer dans une vie immédiate sans perspective, résignée, assumée certes mais sans feu d'artifice.

Quelle  porte ouvrir pour éviter ces deux tentations de nos diablotins internes, rester acroché à nos rêves d'adolescents ou résignés dans un monde adulte sans voir de perspective ?

La voie est étroite certes, elle existe. Un peu comme le héros Coob dans INCEPTION, il s'agit de descendre à divers strates de son monde intérieur.

 

Première strate : je vis ma vie d'homme incarné dans le réel et cherchant à accepter, à accueillir ce réel avec tout ce qu'il comporte : événements heureux, surprenants, déstabilisants, avec ses épreuves et ses moments de joie...Carl Rogers (2) nous invite d'ailleurs à aller vers l'accueil inconditionnel de l'autre tel qu'il est et qui passe aussi d'abord par son propre accueil . Aujourd'hui est ce que je suis ok pour accueillir tous mes états d'âme quels qu'ils soient : élan de vie , tristesse, colère, ennui, angoisse, contentement, soulagement....

 

Deuxième strate : je veille à préserver dans mon moi intérieur, mon coeur profond, un rêve, a dream diraient nos amis américains, que j'ai préservé comme une perle précieuse dans un écrin. Ce rêve n'est pas à l'envers de ma vie d'aujourd'hui dans ce quartier, ce village, avec ses collègues de travail, ses amis , ce réseau : ce rêve, il est là au coeur.

 

Ce rêve  mérite d'être requestionné régulièrement dans sa vie et deux questions peuvent aider à son émergence à notre conscience : 

Avant de mourir, quelle expérience je souhaite vivre par dessus tout et que je n'ai pas encore vécu ?

Dans mon présent, qu'est ce qui me donne de la créativité, de l'imagination et stimule tout mon potentiel ?

Et puis, subtilement, je rajouterai bien une troisième question :

est ce que ce serait grave pour moi si je mourrais sans avoir vécu mon rêve ?

Dans les années 60, aux Etats Unis, un homme a fait un grand rêve, éveillé devant une grande foule, et il a été assassiné ...mais son rêve s'est bien réalisé ! Martin Luther King a rêvé d'une amérique dans laquelles blancs et noirs pourraient vraiment cohabiter dans un cadre de loi d'égalité concernant les droits du citoyen.

Rêvons, rêvons encore et osons exprimer nos rêves individuels et collectifs....la réalité se construit aussi à partir des femmes et des hommes qui ont rêvé : inventeurs de génie, hommes politiques visionnaires, ou encore des êtres engagés qui ont choisi de tout donner à une cause improbable à leur époque et qui se poursuit sans eux depuis des années et parfois des siècles ...

 

(1) métaphore utilisée par la psychanalyste Françoise Dolto pour exprimer que l'adolescent est mou ( fragile) à l'intérieur comme un homard et dur à l'extérieur pour se protéger comme la carapace du homard.

 

(2) Carl Rogers, psychologue des années 60 , est le pionnier de l'approche dite centrée sur la personne intégrant notamment le concept d'empathie et d'accueil inconditionnel de la personne.

 

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article
18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 19:19

Odette vit seule dans un petit appartement (son mari est décédé il y a dix ans) avec ses deux enfants adultes, une fille "maussade" en mal d'amour et un fils coiffeur et homosexuel. Elle est vendeuse dans une grande surface au rayon "maquillage". Elle pétille la joie de vivre dans un quotidien fait d'ordinaire. Ici, elle réconforte une cliente frappée par son mari avec beaucoup de douceur, de pudeur et d'humour : " Vous vous êtes encore pris une porte sous l'oeil. Vous voulez un conseil : vous pouvez dénoncer la porte et puis vous pouvez aussi changer de porte !". Le ton est donné, poétique, sensible avec Catherine Frot dans le rôle d'Odette.

affiche-Odette-Toulemonde-2006-1.jpg

Tout semble simple, banal jusqu'au jour où l'homme qui lui a "sauvé la vie" , dit-elle, arrive près de chez elle pour dédicacer ses ouvrages. Il s'agit du grand romancier Balthazar Balzan. Sa vie bascule quand elle le retrouve à sa porte un soir. Lui, le grand, le vénérable écrivain se dit détruit par la critique, sans force pour se battre et en plus trahie pas son épouse....

Odette va s'employer à lui redonner le moral en acceptant qu'il dorme quelques jours chez elle.

En quoi cette belle histoire inspirée du roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, auteur à succès nous parle t'elle du bonheur ?

Tout simplement par l'attitude d'Odette qui nous offre un modèle de simplicité bienveillante.

Elle accueille son écrivain de rêve sans changer son ordinaire. Ainsi, le soir pour arrondir ses fins de mois, elle fait du travail de "remplumage" de vêtements de danseuses de cabaret et elle continue ce travail avec lui à ses côtés.

Elle refuse ses avances sachant instinctivement que ce n'est pas le moment. Elle fait face "sans bruit et sans rancune " à des rumeurs malveillantes sur son lieu de travail, la jalousie de l'une de ses collègues ayant généré une hostilité collective...malgré toute la bonne humeur journalière qu'elle communiquait à toutes.

Par ailleurs, elle se montre fragile, sensible , comme le premier jour de la rencontre avec son écrivain où elle est incapable, bloquée par l'émotion , de dire son prénom. Ainsi la dédicace que l'auteur écrira sera à "Dette" et non Odette !

De mon point de vue, dans un monde où la suspicion est parfois au bout du fusil  : concernant le dopage dans le sport ou encore concernant la corruption en politique, où la méfiance prend souvent le dessus sur la confiance, Odette nous apporte un bouquet de fraîcheur. En effet, même s'il s'agit d'un roman cinématographique de 2007, le message d'Odette me semble terriblement d'actualité :

" Arrêter de vous plaindre. Vivez ce qui vous est donné

et trouver votre puits de ressourcement."

Petit clin d'oeil à la programmation neurolinguistique qui affirme dans ses postulats de base que tout comportement, même s'il peut apparaitre négatif ou agressif, part au fond d'une intention positive de son auteur. Et dans le comportement d'Odette vis à vis des ses enfants, de ses collègues, de son écrivain, ou encore de son épouse...vous trouverez une illustration toute en sensibilité de cette bienveillance accordant aux autres le bénéfice de vouloir à priori bien faire malgré tout.

 

Cet été, si vous cherchez de la fraîcheur qui fait du bien au moral, au coeur et au mental, allez puiser chez Odette Toulemonde, le livre ou le DVD !

Repost 0
Published by Michel BERNARD - dans films
commenter cet article

Qui Est L'auteur ?

  • : Le blog de Michel BERNARD
  • Le blog de Michel BERNARD
  • : ce blog est destiné à ouvrir un espace de reliance entre la psychologie positive, le coaching et le développement personnel.
  • Contact

Profil

  • Michel BERNARD
  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".