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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 04:58

BONJOUR est un des mots les plus exprimés chaque jour sur notre planète terre et se décline  dans toutes les langues. Si le mot est souvent le même avec la variante française "salut" entre potes, le geste physique d'accompagnement donne lieu à des variantes parfois subtiles.

 Dans la plupart des contextes professionnels, c'est la poignée de main plus ou moins ferme ou virile qui est d'usage. Dans certaines entreprises , la bise sur la joue entre hommes et femmes peut être d'usage. Au sein de cercles familliaux entre frères, cousins, et oncles,  il y a même la bise entre hommes sans que cela prête à une interprétation particulière. Certains jeunes claqueront la main ou le poing entre eux. Bref , il n'y a pas de code gestuel unique. D'ailleurs, concernant le bonjour homme-femme dans des cercles d'intimité amicaux et familiaux, le nombre de bises peut varier de un à quatre ! Attention à bien compter...

Et il m'est arrivé souvent ce temps d'hésitation quand je m'introduis pour la première fois dans un cercle de savoir ce qui est en usage pour éviter toute maladresse fâcheuse. Rappelons à ce sujet, le sens historique de ces gestes. La poignée de main signifiait, à l'époque moyenne âgeuse, que je ne possèdais pas d'arme, de poignard caché dans ma main et que mon interlocuteur pouvait me faire confiance. Beau symbole,  j'ouvre ma main pour dire " Vous pouvez me faire confiance". Quant au baiser sur la joue, la bise, il tire son origine du baiser de Jésus à ses disciples quand il est arrêté au mont des oliviers à Jérusalem, suite à la dénonciation par Judas. Ce baiser signifie à la fois "au revoir", car il sera  torturé et crucifié en référence à la lecture de la bible chrétienne, et en même temps, un encouragement à poursuivre la mission sans lui. Plus de 2000 ans plus tard, le baiser pour dire "au revoir" en quittant un ami, un proche s'est bien préservé. Que dire du baiser qui encourage le receveur à poursuivre sa mission ou son projet ?

Enfin, pour les plus anciens, une bonne nouvelle révélée par une étude anglaise sur le rapport entre poignée de main et longévité. Cette étude est crédibilisée par une analyse concernant plusieurs milliers de séniors en bonne santé de plus de 60 ans. Les personnes âgées de plus de 60 ans qui tendent la main de manière ferme ont 67% de chance de vivre plus longtemps que ceux qui présentent une main molle. Aussi, petit conseil à celles et ceux qui veulent vivre centenaires : commencer l'entraînement au plus jeune âge !

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 10:12

Rappelez vous. C'était en fin d'année 2010, un petit livre à 3 euros qui avait l'air perdu sur les rayons des librairies avec ce simple titre " Indignez vous !" (1). Personne n'aurait misé un euro pour prédire que ce petit fascicule écrit par un homme de 93 ans allait se vendre, que dis-je, s'arracher à plus de 1 million et 500 000 exemplaires ! Aujourd'hui, l'auteur, Stéphane Hessel, 94 ans est toujours dans notre monde et bien dans notre monde. Depuis, il a continué sa production littéraire en duo, une fois avec le sociologue Edgar Morin sur l'espérance, une autre avec le professeur de génétique et philosophe Albert Jacquard sur le stop à l'armement nucléaire dans le monde , et  un interview croisé avec sa sainteté le Dai-Lama. Incroyable vitalité pour cet homme,au physique mince et fragile !

Dans une période fortement marquée par une campagne électorale pour la présidentielle en France, Stephane Hessel nous délivre un beau message d'espérance, une sorte de leçon de vie.

Premièrement, la vitalité et la jeunesse d'esprit ne s'arrête pas à 25 ans ! Nous pouvons rester en dynamique de vie, en créativité au delà des 80 ans. Et d'autres exemples pourraient être cités.

Malgré des épisodes vécus pendant la deuxième guerrre mondiale en tant que prisonnier, d'évasions puis de capture, de torture par la gestapo, il n'a pas gardé de haine contre ces ennemis. L'interview avec le Dai-Lama est touchante sur ce point; Celui ci lui confirmant : " Je vois bien que vous n'avez pas gardé de haine...C'est ce qui fait votre force."

Invité souvent, depuis le raz de marée de "Indignez vous", sur les plateaux de télé au côté de politiques et d'artistes, sa parole est  hors violence, hors parti, hors idéologie toute faite. Il appelle souvent les amateurs de joute verbale  à prendre du recul avec son style paternaliste " arrêtez de vous chamailler" en s'adressant à des personnalités qui pourraient être ses petits enfants. N'ayant, comme il aime à le souligner lui-même, pas d'enjeu personnel à son âge, sa parole gagne une légitimité du sage. C'est celui d'un homme qui a traversé un siècle d''histoire en touchant aussi la grande histoire, en participant notamment à la rédaction de la déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.

Cette leçon de vie, de vitalité est à entendre par toutes sphères de la société et en particulier la sphère politique et médiatique. "Arrêtez de vous chamailler et écouter la voix de Stéphane " pourrait être un nouveau slogan d'avenir.

 

(1) voir article sur ce blog "Indignez vous !"

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 06:36

épisode deux :

 LA MEDITATION EN PLEINE CONSCIENCE

 

Elles sont bien rouges et appétissantes. Je les coupe tranquillement avec un couteau affuté et je les pose délicatement dans la coupe en verre. Les fraises remplissent peu à peu chaque coupe. Je suis là tout à elles, comme si rien d'autre n'existait à ce moment là. Puis, les coupes étant remplies, je prends le temps de contempler ce rouge flamboyant. Je respire, empli de leur saveur.

Courir après le bus, faire plusieurs choses à la fois, planifier  dans sa tête ce que l'on fera demain, zapper sur les chaînes de télé et rechercher sans cesse de nouvelles stimulations...

Deux mondes semblent séparer celui des fraises et celui de la course du temps. Pourtant, chacun a déjà probablement vécu ces deux formes d'agir, de faire et d'être.

La méditation de pleine conscience ne condamne pas la course du temps ou encore la pression des sollicitations auxquelles nous pouvons être soumis. Elle n'idéalise pas non plus la contemplation des fraises. Elle invite, chacun à son rythme, à faire cette douce expérience du passage de l'agir au non agir.

Je laisse Christophe André (1), psychiatre de renom et pratiquant lui même la méditation de pleine conscience, nous en parler avec sa plume toute en délicatesse et nuances :

"La non action, c'est la respiration de l'action. C'est comme le silence après le bruit. C'est s'efforcer, dans bien des moments de son quotidien, de ne pas passer tout de suite à autre chose, à une autre action. Décider de prendre le temps, non pas de réfléchir , mais de ressentir, de se laisser doucement envahir par le sillage de ce que l'on vient de faire, et le présent de l'instant.

La pleine conscience nous permet, finalement, de considérablement augmenter notre liberté. Plus je la pratiquerai, plus je ressentirai dans mon quotidien la différence entre réagir ( aveuglément aux impulsions) et répondre (en toute conscience). Et plus je préférerai répondre à ce que me demande le quotidien, avec toute ma conscience, qu'y réagir, l'esprit absent. C'est bien pour cela que les pratiques méditatives peuvent transformer profondément notre rapport au monde,...." (2)

Et si je lisais cet article en prenant le temps, sans réagir trop vite, de goûter simplement ce qui m'est proposé dans l'instant ?

 

(1) voir  article sur l'auteur sur ce blog : l'apprentissage de la sérénité , un puits pour boire une eau fraîche.

 

(2) extrait de "Méditer jour après jour", 25 leçons pour vivre en pleine conscience.

 

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 06:02

Il est 2h 20 ce 15 avril 1912 au sud-est de Terre Neuve et la température de l'océan est de -2 degrés

Au milieu de l'océan atlantique, un paquebot parti de Southampton en Angleterre, après une étape à Cherbourg en France, se dirige vers New York. C'est le plus grand et prestigieux navire du monde. Près de 270 mètres de long, doté de 10 ponts, de 29 chaudières pour atteindre des vitesses de 23 noeuds ( 42km/h), il offre une capacité d'accueil de plus de 2400 passagers. A 2H 20 du matin, après avoir heurté un iceberg à 23h 40, ce navire réputé insubmersible se coupe en deux et coule au fond de l'océan. Près de 1500 personnes, membres d'équipage et passagers vont y laisser leur vie. Titanic-2-gratuit-film-streaming.jpg

Cent ans  après, ce drame humain et maritime continue d'attiser les passions et les spéculations. Le film " TITANIC" aux 11 oscars du canadien James Cameroun réalisé en 1997 avec Léonardo Di Caprio dans le rôle de Jack, un artiste voulant faire fortune outre atlantique et de Kate Winslet, dans le rôle de Rose, une jeune fille de la bonne société anglaise l'a immortalisé à l'échelle mondiale.

En recoupant les divers témoignages et l'enquête, nul doute sur le fait que ce drame aurait pu être évité. Regardons le avec la focale des croyances .

Des constats de départ. La société White Star Line et son ingénieur ont considéré que ce navire était insubmersible. Aussi, il n'y avait que 20 canots de sauvetage pour une capacité de 1189 places , donc inférieure au nombre total de personnes embarquées comprenant les membres d'équipage ( 880 environ) et les passagers (1317 pour cette première...et dernière traversée ), soit plus de 2000 personnes. La réglementation imposera, après ce drame, un nombre d'embarcations suffisant par rapport aux personnes embarquées. Cette croyance de l'insubmersibilité du navire semble, à priori, d'après les témoignages des rescapés, être aussi une raison qui n'a pas affolé certains passagers peu pressés de prendre place sur des canots : les premiers mis à la mer étaient à moitié remplis ! En amont du heurt de l'iceberg, il est à noter que des navires voisins avaient signaler par radio au titanic ce risque d'iceberg dérivant plus au sud que d'habitude... risque qui n'a pas été analysé par le commandant, Edward Smith pourtant expérimenté. La vitesse du navire n'est pas réduite avec l'idée, l'orgueil d'arriver avec un temps record à la destination finale de New York. Comble de "mauvaise coincidence", le vigile chargé de surveiller la mer n'a pas retrouvé les jumelles et personne ne s'est soucié de ce détail. Quand l'iceberg est décelé à l'horizon dans la nuit, il est à moins de 500 mètres et malgré une manoeuvre désespérée pour l'éviter, le Titanic va le heurter sur le flanc et va prendre l'eau. Moins de 3 heures après le choc, le navire coule. L'appel de détresse du titanic ne sera émis qu' à 0h 15 du matin, plus d'une 1/2 heure après le choc de l'iceberg...comme si on avait cru encore sauver le navire. Globalement la croyance d'insubmersibilité, " Ce navire ne pourra jamais couler vu la rigueur de sa construction, ses pièces étanches..." a été contagieuse et a provoqué une perte de vigilance collective du commandant, en passant par l'officier de vigile ( sans jumelles) ...jusqu'aux passagers, certains jouant tranquillement au bridge, ayant entendu une légère secousse. Reste, dans ce drame collectif, l'incroyable conscience surprenante de l'orchestre  et de son chef qui joua jusqu'au bout pour soutenir, dit-on, le moral des passagers !

Finalement , à peine plus de 700 personnes seront sauvés et recueillis par le carpathia averti par le message de détresse radio du Titanic.

Et si la croyance de départ avait été " premier navire de cette taille, donc vigilance renforçée sur la sécurité avec des consignes adaptées" , l'humilité clairvoyante aurait été préférable à l'orgueil de toute puissance. 1500 personnes auraient été épargnées par la conséquence dramatique d'une croyance naive et collective jamais contredite. Et si nous refaissions l'histoire du Titanic minute par minute sur ces 4 jours uniques  de voyage, qui aurait pu prévoir le drame et l'anticiper ?

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 19:23

A l'issue d'une conférence passionnante relative à la médecine énergétique, l'intervenant demande à une personne volontaire de sortir de la salle. Pendant ce temps, il invite chacun à penser " Je ne veux pas le voir ". La personne revient, il applique le test dit " au clair" en demandant au volontaire de tendre un bras horizontalement et de résister à la pression vers le bas . Constat : dès que l'intervenant a appuyé sur le bras, le "pauvre" volontaire a vu son bras chuter. Puis, l'intervenant demande au volontaire de sortir et propose aux participants une pensée positive " Je suis heureux que tu sois là". Même protocole : le volontaire tend le bras, résiste à la pression exercée vers le bas par l'intervenant et Oh miracle : le bras ne descend presque pas. Démonstration claire : nous sommes influençés dans notre énergie personnelle par l'énergie qui nous entoure et notamment celle dégagée par le groupe de personnes de proximité.

Cette expérience saisissante enseigne l'importance du champs d'énergie qui rayonne ou qui palie ( quand nous sommes stressés ou fatigués) autour de chacun de nous. Ne dit-on pas que cet homme rayonne d'enthousiasme ou encore que cette femme fascine par l'aura qui émane d'elle. Il n'y a pas de secret  : leur champ énergétique produit un rayonnement qui touche l'environnement . Dans nos environnements professionnels , il peut être utile de mieux situer les personnalités énergivores ( qui vous mangent votre énergie) ou au contraire celles qui vous redonnent du tonus.

Autre dimension proche. J'observe de plus en plus, y compris dans la jeune génération , des comportements multivores.

Le multivore a besoin de faire plusieurs choses à la fois. Téléphoner et marcher, manger et téléphoner, parler à une personne tout en pensant à autre chose. Au bureau, les dossiers s'empilent et les post it aussi : il s'agit de répondre par courriel à la société alpha, de téléphoner presque en même temps au collègue et de noter sur un post it la tâche suivante...Tout ce débordement d'activisme pourrait laisser penser à une super efficacité du style " faire le plus de choses en un minimum de temps". Or les études scientifiques, les constats des formateurs en management confirment que les multivores secrètent du stress en voulant courir plusieurs lièvres à la fois avec le risque de se perdre dans une agitation mentale quasi permanente, même si la personne vous dira qu'elle est très bien organisée. En tant que formateur et coach, quand j'entends que la pratique de manger devant son ordinateur semble devenir une norme dans certains milieux professionnels, je suis inquiet pour ces personnes qui se conditionnent à ne même plus s'accorder le temps de la pause méridienne.

Heureusement, il semble que se dessine aussi un courant émergeant de personnes que je rencontre  dans mes stages " efficacité et sérénité en milieu professionnel" et qui veulent, même si les contraintes de charge de travail ou de culture sont lourdes, retrouver le sens de la vie, le sens d'un rythme plus naturel , bref retrouver un second souffle dans leur vie. Je les appellerai les comportements unifiants. La première caractéristique de ce type de comportement est de chercher humblement à réaliser une chose à la fois. Je redis bien une chose à la fois : je téléphone ou je frappe un courriel, je mange avec plaisir un repas ou je lis le journal. Je sors un dossier à la fois sur le bureau pour le traiter. Quel repos pour un cerveau déjà sursollicité par des stimuli toute la journée ! Deuxième caractéristique : la vigilance pour prendre des pauses régulières sur la journée, des pauses pour sortir les yeux de l'ordinateur, le corps du fauteuil, et le mental du dossier xyz. Enfin,  la recherche d'un rythme plus proche du naturel, de la nature originelle de l'homme, homme en lien avec notre mère nature. C'est oser vivre davantage dans le présent, dans le souffle de sa respiration. Dans cette recherche de plus d'unité dans sa vie, la méditation de la pleine conscience ou mindfulness ouvre une porte d'accès pour tous. Elle propose de se poser chaque jour dans le silence, dans une attitude paisible et de laisser passer les pensées comme des nuages, d'accepter ce qui vient au mental sans le juger, d'accepter les émotions, les petits inconforts avec ce regard intérieur distancié. Un point de départ dans cette pratique peut être l'attention portée à la respiration, au souffle. Sentir le souffle, sentir l'air entrer par le nez à l'inspiration, sentir l'air sortir par la bouche à l'expiration. Quand notre esprit s'évade vers une pensée, le souffle peut nous aider à revenir à nous mêmes tranquillement, sans jugement. S'exercer régulièrement à ce retour à la respiration consciente est un moyen de retrouver son ancrage dans une présence à soi. Comme l'écrit  un des pionniers de la pleine conscience, le docteur Jon Kabat-Zinn (1), "nous nous apercevons que pour arriver à cette "pleine conscience", il sera nécessaire de se répéter encore et encore qu'il faut être éveillé et conscient. S'efforcer à regarder, à sentir, à être."

Bien sûr, je ne voudrais pas vous infliger une pensée binaire avec d'un côté les mauvais multivores conditionnés et les bons unifiants clairvoyants. Nous sommes probablement un certain nombre à vivre cette tension entre le  dominant mutlivore dans une société cultivant le culte de la performance à tout prix et le désir originel de retrouver la paix de l'âme en visant une unité entre notre cerveau, notre coeur, nos émotions et notre corps.

Et si nous nous posions de temps à autre cette question qui peut nous aider à revenir du multivore à l'unifiant :

" Maintenant, en ce moment précis, où plane mon esprit ? Suis je éveillé ?"

 

(1) extrait de " Où tu vas, tu es", ouvrage très accessible au grand public et montrant les chemins de la méditation de pleine conscience dont les bénéfices ont été validés par des  recherches scientifiques.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 23:48

coherence-cardiaque.jpgDans le livre best seller  "Guérir" publié en 2003, David Servan-Schreiber  psychiatre réputé et mort prématurément l'année dernière à l'âge de 50 ans des suites d'un cancer, avait cité, en visionnaire, une méthode parmi d'autres concernant la prévention du stress : la cohérence cardiaque. Aujourd'hui, cette méthode, encore confidentielle en 2003 sur le continent européen, est en train de gagner du terrain.  Des personnes visant un régime alimentaire, aux personnes cherchant à mieux gérer leurs tensions et stress au quotidien, jusqu'aux  sportifs de haut niveau à la recherche du "petit plus" qui fait la médaille, la cohérence cardiaque est devenue une pratique.

La cohérence cardiaque est fondée sur le constat que notre rythme cardiaque n'est pas homogène. En observant des courbes d'électrocardiogramme, nous observons des différences sensibles d'un battement à un autre. Rien de grave jusque là. En effet, notre coeur a tendance à accélérer à l'inspiration et à rallentir à l'expiration. Les pionniers de la recherche sur la liaison coeur-cerveau ont mis en évidence que, lorsque la respiration est plus ample et sur une fréquence d'environ 6 respirations par minute, soit un inspir sur 5 secondes et un expir sur le même temps, il se produit un curieux phénomène observable sur la courbe d'électrocardiogramme. Le tracé du rythme cardiaque, au lieu d'être chaotique, devient régulier et se compose de vagues de même amplitude. Mais, me direz vous, qu'est ce que cela peut bien changer à ma vie ?

Depuis 2003, de nombreuses études cliniques ont confirmé les bénéfices physiologiques et psychologiques de la pratique de la cohérence cardiaque. Nous pouvons en mettre au moins trois en lumière :

 - la réduction du niveau de stress en réduisant la production de cortisol, principale hormone du stress. Ainsi, l'intensité du stress est abaissée et la personne peut prendre davantage de recul, de distance avec ses émotions.

 

-il y a augmentation du nombre d'ondes alphas, celles qui,en état d'éveil, produisent  une attention dans le calme. Ces ondes contribuent aussi à une meilleure mémorisation. Elles stimulent un état de bien être que l'on peut retrouver dans les pratiques de méditation.

 

- plus globalement, cette respiration en cohérence avec le coeur produit des effets positifs sur le système nerveux autonome en réduisant la tension artérielle et en réduisant le taux de graisse.

Un canadien, le docteur David O'Hare, nutritionniste, s'est même rendu compte qu'en préconisant cette pratique de respiration à des personnes faisant un régime alimentaire, l'efficacité dans la durée était bien meilleur.

Ces résultats apparaissent étonnants pour une pratique qui demande finalement peu de contrainte. En effet, à l'appui de la démarche pragmatique proposée par David O'Hare, il suffit de réaliser le "365", c'est à dire pratiquer 3 fois par jour sur le rythme de 6 respirations par minutes pour une durée de 5 minutes par séquence. Vous venez de le comprendre : 15 minutes par jour réparties sur 3 temps ( matin, midi et soir) permet de s'approprier cette technique et d'en tirer des bénéfices immédiats. Elle peut se pratiquer sans matériel particulier même si les logiciels de biofeeback peuvent permettre de vérifier la régularité de la courbe cardiaque.

Enfin, ce qui me semble utile de souligner, c'est le témoignage de pratiquants qui confirment les bienfaits rapides et réels, notamment dans une forme de distanciation saine avec ses émotions. Explication : la pratique de cette respiration régule notre accélérateur naturel qui fait monter l'adrénaline dans le sang et la moutarde à notre nez en cas de colère, c'est à dire la branche sympathique de notre système nerveux autonome.

Des cadres d'entreprise ayant reçu une formation en cohérence cardiaque ont même témoigné qu'ils avaient l'esprit plus clair, qu'ils s'écoutaient mieux et qu'ils tenaient des réunions plus productives. Par cohérence cardiaque collective ? Et les pilotes de chasse de l'armée de l'air française l'utilisent au sol comme outil de gestion et de simulation face à des situations stressantes en vol.

Cette pratique confirme toute l'importance du coeur dans nos vie et les personnes qui vivent avec un coeur transplanté le savent mieux que d'autres. Françoise Dolto, l'emminente psychanalyste spécialiste des enfants et des adolescents, posait souvent la question magique aux enfants en mal d'être et en besoin d'être consolés : " Qu'est ce que sent ton coeur ?".

La cohérence cardiaque est aussi finalement une manière de reprendre du souffle, une respiration plus ample quand les événements du quotidien et notre rythme de sollicitation pourraient nous entraîner dans l'accélération cardiaque et ses pires conséquences !

Pouce, je respire sur la fréquence 6.  Je m'autorise à prendre 1 minute pour 6 respirations abdominales amples en portant mon attention sur le coeur.

Simple, efficace et discrète, la cohérence cardiaque nous ouvre une voie de liaison cerveau-coeur-corps qui peut changer nos perceptions sensorielles, notre regard sur la vie et nous rendre plus clairvoyant. N'est ce pas le Petit Prince de Saint Exupéry qui disait :

" L'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur" ...et si l'on respirait aussi bien avec le coeur ! 

 

Pour aller plus loin, voir le site du Docteur David O'Hare coherence cardiaque.org. et les vidéos de démonstration.

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 22:32

Vous êtes condamné à mourir. La médecine est impuissante. Vous souffrez d'un cancer du pancréas. Votre entreprise vous invite à animer votre dernière conférence devant vos collègues. Vous savez que c'est probablement la dernière fois que vous avez l'occasion de communiquer un message fort, avec le désir profond que chacun garde de vous ce moment "inoubliable" au-delà de la maladie et de la mort. Que seriez vous prêt à exposer devant vos pairs ?

Cette expérience peu commune, Randy Pausch, professeur d'informatique à l'Université de Pittsburgh aux Etats Unis, l'a vécue en septembre 2007,  devant plus de 400 enseignants et étudiants, avec un tel charisme que la vidéo (1)   a été visionnée plus d'un million de fois sur internet. Moins d'un an plus tard, il mourait du cancer.

En fait, l'essentiel du message de Randy Pausch âgé de 47 ans était articulé sur le thème : aller jusqu'au bout de vos rêves d'enfance. Avec humour, brio, et un enthousiasme communicatif, Randy Pausch, pendant plus d'une heure, nous entraîne dans ses rêves d'enfance .

Cela va d'expérimenter l'état d'apesanteur avec la Nasa, devenir footballeur américain en ligue 1 jusqu'à gagner des animaux en peluche à la fête foraine. Or, Randy Pausch , après une entrée provocatrice en faisant des pompes pour montrer son état de santé,  met la salle en état de rire, malgré l'émotion de ceux qui savent qu'il est condamné. Il montre simplement qu'il a cherché à  vivre ces rêves comme un "enfant" et que la non réalisation de certains a été aussi source d'enseignement. Ainsi, il ne sera jamais footballeur américain de premier plan . Il raconte l'histoire qu'il a vécu comme joueur quand son entraîneur a décidé de placer ses joueurs à des postes pour lesquels ils n'avaient pas d'aptitude particulière Situation déstabilisante pour chacun d'eux. Et Randy explique que, n'ayant rien à perdre, ils ont mis tout leur coeur à faire le maximum...et ils ont gagné ! Il exprime sa reconnaissance à ses entraineurs qui lui ont donné ces leçons de vie. A l'issue de cette conférence unique menée avec un rythme soutenu et teintée d'une énergie surprenante et d'un humour joyeux , il précise ce qu'il appelle une "feinte pédagogique". Allez au bout de ses rêves d'enfance, je ne vous l'ai pas dit  uniquement pour vous...mais aussi pour mes propres enfants !

Pour ma part, ce témoignage étonnant d'un homme qui se sait condamné par la maladie, c'est aussi la visibilité d'une  volonté de transmettre un message du coeur, du plus profond sans artifice, sans périphrase, sans masque. Et il fait mouche. Si nous allions au bout de nos rêves d'enfance, comme le suggérait Randy Pausch, en acceptant de ne pas forcément tout réaliser mais de tout faire pour voir où ils nous mènent. Et les rêves d'adulte qui ressurgissent dans notre conscience de temps à autre ne sont-ils pas la résurgence de nos vieux rêves d'enfance ?

 

(1) voir la vidéo sur youtube : Randy Pausch last lecture

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 10:22

La montée est lente, pas à pas, dans un paysage lunaire recouvert d'un tapis blanc de neige. Chaque randonneur emprunte le pas du précédent par prudence et aussi pour éviter que la neige ne cède sous la pression du poids. Devant le groupe, notre guide féminine, d'un pas souple et régulier, ouvre la voie dans la neige vierge. Nous sommes à plus de 1600 mètres  avec une vue panoramique baignée de lumière solaire au dessus de la vallée de Louron dans les pyrénées. Cette marche en raquettes à neige me semble aussi ressembler à notre marche dans nos itinéraires de vie.

Comme il peut être confortable de mettre ses pas dans les pas d'un autre, de faire confiance à un guide que l'on sait expérimenté, connaisseur de la montagne et des risques d'avalanche. Nous cherchons souvent une figure d'inspiration, un archétype dirait Carl Jung, le  psychanalyste. Certains vont le trouver dans un éducateur, un enseignant qui pourra servir de modèle, d'autres peuvent se perdre à la recherche du gourou qui sait tout et qui rend dépendant. Or, comme notre guide nous y a invité "Maintenant, dans cette portion de descente, vous pouvez faire votre propre trace, goûter la sensation de fendre une neige vierge, oser allonger le pas et même courir avec ses deux raquettes aux pieds !".

Oui, faire sa propre trace est aussi le défi de l'âge adulte dans unvacances-pyrenees-2012-053.jpg monde qui n'est pas nécessairement blanc ou vierge comme ce territoire pyrénéen. Faire sa trace, c'est déjà oser prendre un itinéraire à soi qui n'est plus celui du voisin, c'est trouver son propre rythme de vie , s'adapter au terrain gelé, dur ou tendre suivant l'ensoleillement. Faire sa propre trace, c'est goûter l'exaltation de bonds en raquettes, comme des rebonds parfois inattendus dans la vie.

En pensant aux ours réimplantés dans les pyrénées et qui hibernent près de 3 mois durant la saison hivernale sous la neige et ,pour les femelles avec la possibilité de mettre bas des petits ours pas plus gros que des pelottes de laine, je suis très étonné que ces animaux puissants et qui peuvent courir à près de 50 km/heure restent quasiment immobiles durant autant de temps. Grande différence avec les humains que nous sommes et qui avons besoin sans cesse de mouvements, de stimulations sensorielles, intellectuelles ou affectives. L'ours, qui sait aussi se comporter de manière autonome, nous questionne sur notre rythme de vie.

Faire sa trace suppose aussi des temps d'observation du paysage pour trouver l'itinéraire le plus sûr et des temps de pause pour refaire ses forces et se réhydrater. Faire sa trace, y compris dans les groupes de randonneurs en raquettes, c'est faire silence en soi et entendre simplement le bruit des raquettes sur la neige, sentir un fond d'air frais montagnard sur ses joues, ouvrir les yeux sur le bleu du ciel couvrant le blanc du sommet.

Et si faire notre trace dans notre existence terrestre, c'était aussi goûter le silence à l'intérieur de  soi pour ouvrir nos sens à ce qui nous est donné dans l'instant, ici au coeur d'une rue piétonne d'une ville, d'une galerie marchande, ou encore là au milieu d'un espace bureautique, d'un atelier de travail.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 04:14

A l'occasion d'une conférence que j'ai animée sur le thème " efficacité et sérénité au travail", j'avais posé aux participants la question starter : " Comment vous mettez vous en forme le matin quand vous allez travailler ?".

Parmi les réponses données, il y a celles et ceux qui , n'étant pas des lève tôt naturellement, ont besoin d'un stimulant après le réveil, souvent symbolisé par la tasse de café, et il y a aussi celles et ceux qui pratiquent des petits rituels d'éveil corporel et/ou mental. Pour l'un et même en couple, ce sera un moment de yoga, pour un autre, des exercices de respiration et d'étirement, et pour certains, une pratique de la méditation de pleine conscience. Sur le trajet en voiture, chacun a son émission fétiche pour se reconnecter à l'actualité ambiante. Bref, le monde adulte pressent bien globalement l'importance de se retrouver soi avant de se reconditionner au monde professionnel.

Sur le lieu professionnel, les habitudes que je repère se concentrent sur le fameux café collectif pris par bureau. J'ai même entendu cette expression savoureuse : " Pendant que je laisse l'ordinateur se mettre en route, je vais prendre un café avec mes collègues". Et justement, nombre parmi nous sommes concernés par un voisin très permanent, silencieux en général la nuit, coloré le jour avec de multiples fenêtres et icônes, l'ordinateur. Aussi, la question de départ mérite d'être complétée souvent par : " Comment je me mets en forme avec mon "cher" ordinateur ?

A l'occasion d'un stage que j'ai animé récemment sur le thème du PEPS, décodé Plan d'Efficacité Professionnelle Sage, une participante a évoqué un site animé par une québéçoise, Marie Pier et qui propose chaque matin, du lundi au vendredi, une page  courte de méditation poétique sur un thème illustré par une photo. J'ai suivi cette suggestion (comme bientôt 100 000 internautes !) et je reçois tous les matins sur mon ordinateur de travail, matin magique. C'est frais, pétillant, écrit avec goût, aussi, je ne résiste par au désir de vous faire partager un extrait de ce fruit plein de saveur :

"On parle souvent de faire ou ne pas faire diverses actions, on élabore sur les étapes à suivre, etc. Mais on mentionne moins souvent un autre facteur super hyper crucial: le «timing». S’il y a une chose que j’ai apprise, c’est qu’il me faut faire comme les surfeurs et attendre la vague avant de m’élancer – attendre l’élan qui me permettra d’avancer avec fluidité. C’est beaucoup plus efficace et tellement moins fatigant! Lorsqu’on est en mode «faire, faire, faire», on est moins sensible aux mouvements de l’océan et on finit souvent par nager à contre-courant...
Qu’en dites-vous? Écoutez-vous, faites-vous confiance... Et lorsque la vague est bien formée, n’hésitez pas trop avant d’embarquer. ;-)"

 

Et si, se mettre en forme le matin, c'était aussi se préparer à surfer

 

 durant la journée  en patientant face aux contre-courants

 

et en guettant la bonne vague  ?

 

cf matin magique.com



 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:39

La conférencière avait martelé à plusieurs reprises, de manière convaincue, le slogan " Il vous faut des objectifs. Sans objectif, vous ne pouvez pas avancer." Or, en observant les réactions non verbales des participants et surtout en écoutant une réaction d'une femme dans l'assemblée ," Vous employez le mot objectif et ce qui me gêne, c'est qu'il a un poids très professionnel. Cà ne donne pas envie ...", j'ai pris conscience que, pour beaucoup d'entre nous, le mot objectif est immédiatement reconnecté au monde professionnel. Et là, toutes les résonnances sont possibles. Quand des personnes vivent les objectifs comme des impératifs de rentabilité et de résultats, par exemple, " objectif de réaliser x entretiens qui débouchent sur au moins 80 % de contrats", le mot objectif est reliée immédiatement à une pression du style "Il faut que...".La floraison des contrats de performance confirme cette tendance à mettre de l'objectif avec indicateur et cible un peu partout.

Aussi, en matière de développement personnel, quand il s'agit d'évoquer le mot objectif, quelques précautions sont de mise. La première, c'est probablement de parler d'objectif choisi librement par la personne. Et dans ce champ, il est opportun de relier l'objectif personnel aux bénéfices attendus pour soi.

Quand vous aurez atteint cet objectif pour vous, quel(s) bénéfice(s) allez vous en retirer ?

Enfin, comme un voilier sur la mer qui met le cap vers une destination précise, l'objectif devient stimulant dès lors qu'il évoque une image mentale, bien réelle dans la tête du "porteur d'objectif".

Quand la navigatrice Maud Fontenoy a envisagé la traversée de l'Atlantique en barque et qu'elle a entrepris, avec son enthousiasme, toute une démarche auprès de partenaires financiers, d'équipementiers,....sa force de conviction était portée par cette image d'arrivée au bout d'un périple marin malgré toutes les incertitudes et les inconnues.

Pour aller encore un peu plus loin sans forcément traverser l'Atlantique, il existe aussi des objectifs appelés auto-concordants. C'est cette appellation que le psychologue et professeur "du bonheur" d'Harvard, Tal Ben Shahar (1) utilise pour qualifier des objectifs personnels. AUTO-CONCORDANTS signifiant à la fois donnant du  plaisir dans leur réalisation et porteurs de sens pour soi. Il démontre, notamment dans son ouvrage " l'apprentissage du bonheur, principes, préceptes et rituels pour être heureux" que ces objectifs contribuent particulièrement à libérer notre énergie et aiguiser notre concentration pour atteindre le but.

Or, Tal Ben Shahar attire notre attention sur la nécessaire conciliation entre sens donné et plaisir. Si je n'éprouve pas de plaisir pour atteindre coûte que coûte le sommet du Mont Blanc, mon objectif pensé, préparé depuis des années, alors mon niveau de bonheur sera relatif. Par contre , si je trouve du plaisir depuis la montée de l'aiguille du goûter à 3800 mètres, et le départ de nuit du refuge jusqu'à l'arrivée à 4810 mètres, l'objectif "Mont Blanc" prend une autre saveur et renforcera durablement un souvenir de réussite et de plaisir associés.

A partir de ce constat, se posent deux questions préalables pour vérifier que nos objectifs personnels sont bien "auto-concordants" :

-  en pesant cet objectif, quel sens, quelle signification pour moi par rapport à mes valeurs ?

- en le visualisant par avance, quel plaisir j'en attends dans sa préparation, son vécu ?

  Et si nous parlions finalement d'objectifs de VIE, d'objectifs qui nous mettent en route, nous donnent du courage dans les creux de vagues, et qui nous mobilisent avec nos ressources et nos limites. Sans être navigateurs, nous avons tous une traversée d'Atlantique qui nous attend dans nos vies, saurons nous la voir, la préparer et nous y engager ?

 

(1) voir  article sur ce blog : "apprendre le bonheur, rêve ou réalité ?"

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  • Coach, praticien "appreciative inquiry" et formateur en ressources humaines et management, j'ai à coeur de faire partager mes découvertes autour de la psychologie positive et de la pédagogie du "mieux apprendre".
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