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Le blog de Michel BERNARD
Articles récents

RECHERCHE CONNEXION ORIGINELLE AVEC LA NATURE

18 Décembre 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Frédérika Van Ingen, journaliste exploratrice nous emmène dans une aventure loin de nos écrans connectés, une aventure qui tisse un pont avec les peuples premiers qu’elle nomme peuples racines. Avec son dernier ouvrage « 101 façons de se reconnecter à la nature », elle nous réveille à notre origine « d’homo naturalus » au cœur de la nature dont nos sociétés hors sol, envahies par le numérique à tous les étages, nous a séparés.

 

 L’approche de cette journaliste qui a vécu au contact de divers peuples premiers comme les lakotas aux Etats-Unis, les bushmen en Afrique ou encore les kogis dans la Colombie au Nord de l’Amérique latine n’est pas un hymne à la nostalgie de ces peuples qui ont su préserver un mode de vie simple et solidaire avec des rites de lien avec Mère Nature. L’attrait de ce bel ouvrage tient de mon point de vue davantage à un mariage réussi entre au moins trois ingrédients : un chemin progressif proposé avec des éléments de sagesse puisés chez ses peuples racines, une ouverture sur des expériences de personnes en France qui proposent des expériences à tous en reconnexion avec la nature et à l’écoute de ces peuples, et une ponctuation régulière avec des fiches pratiques d’invitation à un exercice de connexion à la nature.

Un chemin progressif qui rappelle comment la pensée de Descartes « je pense dont je suis » a contribué aussi à nous couper  de notre ressenti corporel , de la confiance en nos propres sensations et perceptions par nos cinq sens.  Ces peuples nous interpellent et pourraient nous dire : «  Tu sens donc tu vis ».

Pour eux, la nature n’est ni un décor, ni une ressource à exploiter, c est un être qui leur permet de se nourrir, de s’abriter ou encore de se vêtir. Et le mot nature n’existe pas dans la langue de la plupart d’entre eux. En effet, ils se vivent avec la Nature en eux et avec eux. Ainsi, ils ont développé une acuité étonnante de leurs sens à l’image des Tupis d’Amazonie qui distinguent 7 types d’écoute :  l’oreille gauche associée à l’énergie féminine d’ouverture et d’accueil ; l’oreille droite associée à l’énergie masculine plus active ; l’oreille de terre est plus globale en percevant les différences infimes de l’environnement, l’oreille d’eau pour entendre les émotions, l’oreille d’air plus lié à l’esprit ;l’oreille de feu pour une écoute intuitive et l’oreille totale correspond  à une écoute large qui englobe toutes les autres !

Concernant les « passeurs » de ces expériences de reliance à la nature et à ces sagesses qui ont traversé les siècles, elle les cite en fin d’ouvrage et fait régulièrement référence aux uns et aux autres dans une belle ouverture d’esprit. Jean Claude Catry et Ingrid Bauer , en Colombie britannique, ont développé le modèle 8 shields inspiré de l’américain naturaliste Jon Yong. Ce sont huit principes de vie symbolisés sous forme de roue qui contribuent à vivre en harmonie avec la nature. Ils ont fondé une école avec ce modèle pour offrir aux enfants des apprentissages essentiels pour les rendre plus curieux, plus observateurs et plus autonomes. L’école pratique de la nature et des savoirs dans la Drôme initiée par Eric Julien  après sa rencontre avec le peuple des Kagabas, propose des stages pour retisser des liens d’alliance avec la nature pour adultes, éducateurs et enfants. Frédérika Van Ingen a elle-même crée un lieu «  le cercle des passeurs » dans la Drôme, et propose un cheminement à des participants au contact de passeurs, de personnes issus de notre culture et qui ont intégré et peuvent transmettent des savoirs issus de peuples racines.

Enfin, le lecteur ne peut rester extérieur à ce voyage « déstabilisant » nos savoirs rationnels d’une société fondée sur le profit et la consommation. De manière très douce, Frédérika Van Ingen propose 42 fiches pédagogiques d’exercice de connexion accessibles.

Ainsi, la fiche intitulée » ma nature en ville » invite à prendre le temps d’observer sur son trajet habituel des éléments non humains et vivants et à ouvrir sa curiosité avec des questions : comment est cet élément ? Me plait-il ? Semble-t-il en bonne santé ? Quelle caractéristique m’évoque-t-il ? Est-ce que je connais son nom ? Plus loin, la fiche « le partage bienveillant des histoires » nous invite à raconter à un retour d’un temps passé en nature ce vécu à un ami, une personne en lui demandant simplement son écoute avec une oreille bienveillante…

Une belle richesse d’une palette d’invitations pour nous reconnecter par nos sens à Mère Nature.

Et Frédérika de préciser, avec un témoignage très intime, comment ce chemin de reconnexion qu’elle a vécu a pu révéler une blessure, celle d’une séparation originelle avec notre Mère Terre et avec ses propres racines familiales…et comment son cheminement de reliance à la nature l’a aidé à panser cette blessure pour se réinventer.

Pour vous partager un avant-goût de ce voyage qui encourage à aller régulièrement en nature pratiquer ces reconnexions vivifiantes, un zeste de l’écriture poétique de l’auteur :

« ..Il n’y a qu’à suivre le chemin de notre curiosité, tel un enfant émerveillé, pour réinventer le grand livre de la nature…Pour cela, il est utile de ranger nos écrans, de confronter notre corps au monde réel, sauvage, de revenir à la présence dans l’ici et maintenant, à l’écoute sensorielle, sensuelle même pour ne pas nous séparer de ce qui se trame autour de nous. »

Un voyage qui ne peut que nous faire du bien pour notre santé physique, psychologique et spirituelle.

Par cette exploration et reliance sensorielle à la Nature, nous nous donnons la possibilité de retrouver nos vraies racines de Vie et ainsi redécouvrir un autre Sens à notre existence de terrien.

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Il est mort le poète. Eloge de la vie.

29 Novembre 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Christian BOBIN, poète écrivain s'est éteint le 23 novembre 2022, d'un cancer foudroyant à 71 ans. Trop peu d'hommage lui ont été rendus pour cet homme du temps présent, de la nature et ciseleur de mots. J'ai eu l'occasion de rencontrer Christian BOBIN à Montpellier dans une file d'attente incroyable pour une dédicace d'un de ses ouvrages.

" Voulez vous un verre d'eau ?" . C'est la question que me renvoie de manière étonnante Christian BOBIN quand j'arrive enfin vers lui après une procession de plus d'une heure d'attente.

Les faits : hier, j'ai participé à Montpellier à une rencontre au café gazette, bel espace de convivialité, avec Christian BOBIN, poète de notre xxième siècle. Il venait présenter sa dernière oeuvre, son dernier accouchement nommé avec un oxymore subtil, NOIRECLAIRE. La salle était comble avec une dominante féminine et j'ai finalement trouvé une place derrière le piano à queue. Etais- je là pour accompagner par la musique celui qui nous fait savouver les mots dans une simplicité et une sobriété indicibles ?

suite dans mon article sur ce blog : Christian BOBIN, rencontre avec un homme d'exception.

Christian BOBIN est aussi cet homme que j'ai appelé par téléphone un soir sans le connaitre et qui m'a répondu , prenant du temps pour écouter mon histoire et comment un passage de son ouvrage " l'homme joie" m'avait rejoint profondément dans une émotion enfouie de l'enfance.

Terriblement actuel, cet "homme-joie" :

"Vous le voyez comme moi (ce monde). Ce n’est qu’un champ de bataille. Des cavaliers noirs partout. Un bruit d’épées au fond des âmes. Eh bien, ça n’a aucune importance. Je suis passé devant un étang. Il était couvert de lentilles d’eau - ça, oui c’était important. Nous massacrons toute la douceur de la vie et elle revient encore plus abondante."

Christian BOBIN, inclassable entre poésie, narration, anecdotes de vie, illustre un mode de pensée qui ose franchir les frontières du convenu, du convenable pour nous inviter à explorer l'autre monde, le monde intérieur.

Enfin, suite à notre échange, Christian m'a envoyé par la poste un de ses ouvrages "l'épuisement" dédicacé de sa belle écriture large et romantique. Il écrit tous ses textes à la main sans ordinateur. Et je l'ai remercié par une lettre postale que depuis longtemps je n'avais pas écrit.

Une tranche de vie dans cet "épuisement". Hélène, 10 ans, qui voulait montrer au poète un texte de plus de 100 pages écrit avec une amie. Or, ce roman est tombé dans une flaque d'eau et " il a fondu et n'est plus qu'un titre". Mais une réplique étonnante d'Hélène ponctue l'incident : " Bah! On le réécrira"  dit-elle en riant. Et cette conclusion tout en sobriété  du poète : " l'essentiel, nous ne pouvons le perdre même s'il est perdu".

Inépuisable Bobin, surnommé l'ermite du Creusot, vivant dans une maison retirée dans la nature. Grand observateur du vivant, je partage avec lui cet amour des arbres.

"L'arbre est devant la fenêtre du salon. Je l'interroge chaque matin : "Quoi de neuf aujourd'hui ?". La réponse vient sans tarder, donnée par des centaines de feuilles : "Tout".

Voir article sur ce blog : Christian BOBIN, poète dans la fraicheur de l'instant présent.

Lui très précautionneux de l'usage des mots m'invite de là-haut à revenir à l'essentiel sans trop de bavardage. Alors un dernier extrait de "l'épuisement" où il est question de vie et de mort :

"Nous ne pouvons tout détruire. Il nous reste l'essentiel, le communisme de l'enfance, l'épreuve commune à tous d'avoir un jour été enfants sur la terre et de le demeurer encore, car c'est inépuisable et plus puissant que la mort, intouchable même par la mort ou par l'économie....Quand je mourrai, j'aurai deux ans, pas plus."

Et bien, Christian de deux ans, gratitude pour nous rappeler, l'importance de revenir à notre cœur d'enfant, celui  qui défie les peurs et qui s'illumine dans la joie simple de la spontanéité .

L'Eloge de la vie m'apparait aujourd'hui comme un des fils de reliance de l’œuvre tissée de Christian BOBIN.

 

 

 

 

 

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De la peur ... au désir d'un monde soutenable

2 Octobre 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Scène de la vie quotidienne. En entrant dans un magasin du centre de Montpellier, j'apprends que les vendeurs sont déjà sollicités pour des sous vêtements pour se protéger du froid prévisible cet hiver. En substance, une vendeuse : " Les gens ont peur d'avoir froid cet hiver". Effectivement la guerre en Ukraine, la fermeture du robinet de gaz par la Russie, et les annonces du gouvernement de limiter la température dans les habitations et dans les administrations publiques à 19 degrés peuvent inquiéter sur un changement d'habitude. Faire face à des températures plus basses que notre petit confort parfois élevé à 22 degrés ou plus nous fait frémir...d'inconfort anticipé.

Or  cette peur comme bien d'autres concernant l'avenir de notre planète Terre comme le risque de catastrophes naturelles plus violentes dues au réchauffement ou dérèglement climatique ( méga feux, inondations , ouragans...); le risque de rationnement de l'eau l'été compte tenu de sécheresse de plus en plus forte et durable  est largement alimentée par le flux des médias, TV en continue, réseaux sociaux.

Ainsi, englués dans une atmosphère de peurs amplifiées par les médias qui s'en nourrissent ( maintenant, avec la surenchère du président russe Poutine, c'est la troisième guerre mondiale qui fait recette), nous sommes peut être aussi conditionnés pour ne plus penser en termes de désir, de rêve d'un monde autrement.

Heureusement, à contre courant de ce conditionnement médiatique, des hommes et  des femmes nous proposent un autre regard sur un futur possible sans nier les risques actuels.  Cyril DION, co réalisateur du film Demain primé au festival de Cannes en 2015 et du film plus récent "Animal" (1). Le sociologue centenaire Edgar MORIN aime à redire " Le pire est possible mais n'est pas certain." et nous renvoie aux principes d'espérance.

Et Julien Dossier a imaginé une fresques dite de renaissance écologique (2) qui propose une image d'une société décarbonnée dans laquelle le lien social est privilégié avec notamment des espaces de rencontre .

L'enjeu me semble bien là. Comment sortir de nos prisons de peur , d'inquiétude de l'avenir ( qui sont aussi à entendre, à accueillir ) pour oser un regard vers un futur désirable dans un contexte de sobriété nécessaire, incontournable ? Or, pour ce faire, il apparait nécessaire de recréer du récit, des histoires, une projection comme par exemple écrire sa journée en 2030. Joanna Macy, grande figure américaine de l'écopsychologie l'a exprimé depuis bien longtemps : " Lorsque nous mettons en images l'avenir que nous espérons, nous renforçons notre conviction que cet avenir est possible".

Dans cette prise de recul, de lucidité, de solidarité active avec les futures générations, j'aime cette histoire. Une maman découvre la mer avec son petit enfant. Au bout d'un moment, elle prend la main de son fils pour repartir mais lui résiste et lui dit avec force : " Attends encore un peu, Maman, je n'ai pas tout vu !"

Et si nous reprenions contact plus intensément avec la nature, une forêt proche, un lac, une montagne, pour envisager cet avenir , comme les arbres qui ont plus de 300 millions d'années et qui peuvent nous enseigner une autre sagesse de la sobriété. En effet un arbre n'a besoin pour vivre et grandir que de 4 éléments : l'eau, les nutriments dans l'eau, le soleil et l'oxygène.

Et nous, de quoi avons nous vraiment besoin pour vivre ensemble ?

 

(1) https://mister-aidant.over-blog.com/2021/12/animal-trois-raisons-d-aller-le-voir.html

 

(2) https://www.renaissanceecologique.fr/auteur

 

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APPRENDRE A SE PAUSER

31 Juillet 2022 , Rédigé par Michel BERNARD Publié dans #psychologie positive

Belle faute d’orthographe ! Et bien non, j’ai bien écrit pauser et non poser.

Au cœur de cet été brûlant par la canicule, par les feux de forêt répétitifs et par une actualité toujours en tension avec la crise écologique, la guerre en Ukraine et ses conséquences actuelles et à terme…je vous invite à vous décaler de ce flot médiatique et des mouvements souvent habituels de courir. Courir après le temps, courir pour ne pas rater le bus, le train, le dernier truc à la mode…Courir pour se donner belle allure comme les athlètes sur les stades.

Et si cet été plombant le goudron, l’horizon et nos énergies était la belle occasion de se PAUSER réellement ?

Certes, vous pensez peut-être spontanément à la pause « machine à café » dans les milieux professionnels ou encore en vacancier à la pause sieste bienvenue après un repas bien nourri et surtout quand la température flirte avec les 35 à 40 degrés.

Je voudrais vous entrainer humblement vers d’autres formes de pause. Des pauses qui régénèrent, des pauses qui peuvent aussi réorienter notre vie, notre trajectoire qui n’est jamais tracée d’avance et souvent suspendue au fil des inattendus.

J’en citerai trois parmi d’autres.

La pause respiration. En tant que coach accompagnateur de managers, je suis souvent « impressionné » par le fait que la plupart des hommes et des femmes que j’accompagne ne s’accordent pas vraiment de pause dans leur journée comme s’il y avait nécessité d’être ou de se montrer toujours dans le flux tendu d’une activité permanente. Or, notre cerveau et les neurosciences le confirment, a besoin de respiration, de rupture avec le mental parfois en surchauffe ou même en risque de burn out.

Ainsi, je recommande souvent au moins une fois par demi-journée la pause respiration. De quoi s’agit-il ? Déjà de stopper volontairement le lien parfois addictif avec tous nos compagnons numériques : portable, smartphone, internet et cie…pour se reconnecter à soi. Comment ? Simplement avec trois lettres acronymes : le ARA avec un clin d’œil au hara, centre de l’énergie pour les japonais. A comme ancrage en plaçant sa pensée dans son corps debout ou assis. Sentir nos deux pieds comme deux racines qui s’enfoncent dans le sol. Retrouver ainsi un alignement intérieur, son axe de vie. R comme respirer, porter son attention sur sa respiration. Ouf , je respire ! Je suis bien humain et dans le présent avec au moins trois inspirs et expirs prolongés. Enfin A comme accueillir mon état présent, accueillir mon « cogitus ou cinéma intérieur » sans m’y accrocher, sans  me culpabiliser, sentir me tensions du cou, du dos ou d’une autre partie du corps Bref, dire oui à cet instant qui me reconnecte à moi-même dans ma simplicité d’être humain.

La pause conscience. Cette pause est une manière de ne pas être dans « l’action-réaction » , dans un mode réactionnel et émotionnel qui peut enliser la situation dans un cercle d’agressivité ou encore de non compréhension.

Si je viens de recevoir un courriel « agressif », je peux sentir la moutarde me monter au nez, un début de colère ou encore une peur si ce courriel émane d’une autorité dite supérieure. Cependant, en appuyant sur le bouton « pause », je peux me rendre témoin de ce qui se passe en moi. Et je respire d’abord et me questionne : « Qu’est-ce que je ressens là maintenant ? » « Qu’est ce que je serais tenté de faire ? » ou encore » Qu’est ce qui me gonfle au sens propre ? ».

Petit questionnement, pas de côté pour revenir à un état de conscience moins agité et plus lucide pour trouver le chemin d’une réponse ( et non d’une réaction) plus ajustée pour nourrir mon besoin tout en préservant autant que possible la relation. Cette pause peut s’ouvrir aussi, en fonction du niveau émotionnel ressenti, d’un mouvement d’auto empathie avec soi comme le suggère la communication non violente. L’auto empathie, c’est une manière de se communiquer de la bienveillance envers soi-même par un dialogue intérieur. « Ok, je perçois l’agressivité. Je ressens de l’indignation…Et je me souviens que je dispose en moi de ressources, de fierté sur mon activité et je peux me faire du bien en repensant à tel événement porteur d’estime de soi. »

Enfin, une pause que j’apprécie particulièrement parce qu’elle peut redonner du sens particulier à nos journées qui peuvent se teinter de gris ou de noir : la pause relecture de journée que j’appelle «  les cinq étoiles de jour ». Comment pratiquer ? Vous êtes à la fin de journée, chez vous dans un espace tranquille qui peut être votre lit et vous vous remémorez cinq événements qui vous ont fait du bien dans la journée et pour lesquels vous vous sentez reconnaissants. Ce simple exercice favorise une reconnexion au positif et stimule notre mémoire du bon et de l’optimisme. Un protocole américain avec des groupes d’étudiants en 2003 a confirmé le bienfait à la fois physiologique et psychologique de ce rituel de fin de journée

( cf article sur ce blog dire Merci rend heureux

https://mister-aidant.over-blog.com/article-dire-merci-rend-heureux-44407228.html

De manière plus globale, apprendre à installer ces « pauses » dans notre quotidien offre un espace de conscience plus large, plus libre moins prisonnier des conditionnements sociaux. Et ces pauses ont un grand pouvoir que l’on découvre dans la pratique : elles nous régénèrent dans notre énergie psychique et ravivent la flamme de notre vitalité intérieure source de créativité.

Je m’étonne toujours de voir des salariés manger devant leur ordinateur, renonçant à faire une vraie pause méridienne comme si les secondes leur étaient comptées. Je rêve de voir plus de salariés sortir des bureaux et se reconnecter dans un espace de nature plus ressourçant en soi.

Se pauser, c’est arrêter le temps des horloges pour se recentrer sur la vie qui est là, en nous et autour de nous comme cet oiseau qui vient de passer dans le ciel bleu de l’été.

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Cinq sagesses des arbres pour les terriens

3 Juillet 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Cet article est inspiré du petit livre « La vie des arbres » de Francis Hallé, professeur de botanique, spécialiste et passionné des arbres et des forêts primaires et résidant à Montpellier. J’ai choisi cinq sagesses parmi d’autres que nous délivrent les arbres depuis la nuit des temps comme les cinq doigts de la main qui nous permettent de nous agripper aux branches. Oui, il est bien probable que nos premiers ancêtres vivaient dans les arbres…

 

Sagesse une : Les arbres sont des êtres vivants autonomes. Ils n’ont pas besoin que nous leur tenions la main pour vivre. N’ayant pas de programme de senescence comme les hommes ( nous sommes programmés pour mourir un jour), ils peuvent vivre longtemps, très longtemps. Ainsi, l’arbre le plus vieux du monde, le houx royal de la Tasmanie, une ile au sud de l’Australie, aurait 43 000 ans !

Et si nous cherchions cette autonomie dans la limite de notre vie en renonçant à certaines dépendances ou addictions ?

 

Sagesse deux : Ils sont droits et ancrés, plus ou moins penchés sous l’effet du vent et ils expriment cette noblesse de la droiture. Droits, stables et dignes avec leur ancrage dans le sous-sol avec leur réseau de racines. 

Et si nous pratiquions plus souvent la posture de l’arbre, cet ancrage corporel avec nos deux pieds, comme des racines qui s’enfoncent dans le sol de GAIA, la mère Terre ?

 

Sagesse trois : Ils sont non violents et solidaires entre eux. Vous n’avez jamais vu un arbre frapper un autre arbre, l’injurier, le provoquer. Ils sont plutôt silencieux. Et chose incroyable, si un arbre est en manque de ressource, il peut être alimenté via le réseau des champignons du sous-sol par un autre arbre qui n’est pas forcément de son espèce.

Exemple relativement connu concernant les acacias d’Afrique du Sud et démontré par un chercheur en 1990. Les acacias d’Afrique du Sud ont leurs feuilles qui deviennent toxiques quelques secondes après que les gazelles commencent à les manger. Et quand les gazelles se déplacent sous le vent pour croquer les feuilles des autres acacias, elles arrêtent tout de suite sous la toxicité des feuilles. Comme si les premiers acacias avaient transmis le message suivant à leurs congénères : « Attention, les copains, les mangeurs de feuilles arrivent, protégez-vous ! ».

Et si nous osions exprimer davantage de solidarité envers les autres « espèces humaines » ?

 

Sagesse quatre : Avec leur tronc, le relief de leur écorce, leurs branches, leurs feuilles ou aiguilles, et leurs fruits, ils offrent au regard une beauté de fractale, une harmonie naturelle. Bref, une beauté qui nous invite spontanément à la contemplation et à l’émerveillement

.Et si nous laissions notre beauté intérieure s’exprimer sans artifice ?

 

Sagesse cinq. Les arbres témoignent d’une grande générosité sur la planète. Ils renouvellent l’oxygène en la produisant la nuit, ils sont de grand dépollueurs des villes en absorbant le gaz carbonique et toutes les substances toxiques volatiles. En cas de chaleur, de canicule, avec leur évapo-transpiration, sous leur ombre et ombrage, ils nous offrent un rafraichissement direct et gratuit. Et combien de produits fabriqués par la main de l’homme sont issus de l’arbre : papier, carton, produits pharmaceutiques, ustensiles comme des manches d’outils, les meubles, les rondins pour les barrières, les habitations, ou encore les charpentes des maisons, et même d’Eglises. La liste est inépuisable.

Or, ils n’ont besoin pour vivre que de quatre éléments : l’eau, des sels minéraux puisés dans le sol, de la lumière pour croitre et de l’oxygène. Ils sont donc d’une grande sobriété par rapport aux êtres humains consommateurs, voire hyperconsommateurs de biens qu’il faut renouveler régulièrement sous l’influence de la publicité et de l’obsolescence programmée.

Généreux dans leur « offre de service permanente » sur toute la terre, ils sont hyper sobres dans leurs besoins. Un contraste interpellant pour nous les terriens.

 

Et si nous faisions des petits pas chaque jour

pour avancer vers cette sobriété,

celle qui nous nourrit, non pas du superflu,

mais de l'essentiel  ?

 

 

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LETTRE OUVERTE AU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

26 Avril 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Montpellier, le 26 avril 2022

 

Lettre ouverte à Monsieur le nouveau président de la République,

Emmanuel MACRON

 

Vous venez d’être réélu président de la République pour un mandat de 5 ans, jusqu’en mai 2027. Vous avez exprimé dès le résultat des votes le 24 avril votre désir de nouvelle méthode dans un esprit de bienveillance et d’humilité. En tant que simple citoyen français, je me permets de vous recommander dans la perspective de « nouvelle méthode » les cinq suggestions suivantes imprégnées des processus d’intelligence collective qui, aujourd’hui , sont de plus en plus pratiqués au sein des entreprises comme du secteur public.

 

  1. Prévoir un séminaire avec l’ensemble du gouvernement d’au moins deux jours dans un espace nature et ayant comme objectif de clarifier une vision partagée préalable à toute élaboration de programme de politique publique dans les secteurs notamment des institutions, de l’écologie, de la santé et de l’éducation. Un cabinet recruté dans le respect d’un marché public pourrait être sollicité pour accompagner votre démarche. L’espace nature pourrait vous offrir un cadre distancié de l’action quotidienne pour vous ressourcer collectivement et vous laisser inspirer par la Terre…

 

  1. Demander à chaque ministre d’être accompagné dans son exercice par un coach avec bien sûr une déontologie de confidentialité totale et surtout dans la perspective de leur offrir (ainsi qu’à vous-même) un espace sécurisé de confiance pour « recharger l’énergie », mieux discerner le choix de décisions à impact et gagner en cohérence entre le penser, l’agir et le dire. Bref, gagner en congruence qui donne la crédibilité d’une parole publique par rapport aux citoyens de plus en plus méfiants.

 

  1. Elaborer en mode collectif gouvernemental, une charte comportementale contribuant à consolider au moins  trois valeurs de crédibilité de la posture de président et de ministre : l’humilité ( je connais mes ressources et les limites de mon agir), l’exemplarité ( je suis cohérent entre ce que je demande aux français et ce que je pratique moi-même) et la sobriété qui invite à mesurer sa parole, sa présence médiatique et la sobriété dans les consommations de son ministère d’attribution ( déplacements, budget de com, frais divers, etc…). Dans cet esprit, un baromètre « sobriété » pourrait être imaginé pour valoriser les bonnes pratiques au sein de chaque ministère et coordonné au niveau du premier Ministre chargé de la planification énergétique.

 

  1. Soutenir et accompagner les collectivités territoriales qui s’engagent résolument dans la transition énergétique et dans le changement de leur mode de gouvernance. Le mouvement de villes en transition inspiré par l’anglais Rob Hopkins compte en France, plus de 150 communes et territoires adhérents (1). Les départements et les Régions pourraient aussi bénéficier de ce type de soutien. L’enjeu est majeur, vital pour les futures générations pour leur garantir, autant que possible, des conditions de vie « soutenable ». Le pari n’est pas encore gagné en référence au dernier rapport du GIEC.

 

  1. Oser expérimenter en s’inspirant des principes d’une organisation apprenante (2).

Exemple : développer des nouvelles formes de concertation facilitant le partage entre élus décideurs, citoyens et experts. L’enjeu serait de réduire les pensées de type binaire ( les bons d’un côté et les méchants de l’autre ; les sachants et les non sachants) ou encore les débats et controverses stériles pour avancer collectivement vers une pensée systémique plus fédératrice.

Dans son dernier ouvrage « Réveillons-nous ! », notre sociologue centenaire de la pensée complexe, Edgar Morin nous interpelle : « La nouvelle politique humaniste de salut public est le grand projet qui peut réveiller les esprits accablés ou résignés…Elle nécessite de restaurer une conception, une vision du monde, un savoir articulé, une éthique, une politique. »

 

Enfin, si vous le permettez, et sous forme métaphorique, je vous invite à méditer l’histoire du colibri dont Pierre Rabhi (3) s’est fait le grand colporteur et que j’ai légèrement adaptée.

Et si vous décidiez avec vos qualités de diplomatie, de persévérance et de détermination de prendre davantage la posture du colibri…pour entrainer tous les autres ?

 

Face à l’incendie écologique, social, économique planétaire en cours, je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de ma considération pour le défi collectif auquel vous vous attelez et auquel, à mon niveau de citoyen, je veux contribuer à « faire ma part ».

 

Michel BERNARD, citoyen français et européen

résidant à Montpellier

 

  1. https://www.entransition.fr/carte-des-initiatives/

 

  1. Société pour l’organisation apprenante : https://www.solfrance.org/

 

  1. Pierre Rabhi (1938-2021), agriculteur, écrivain et pionnier de l’agriculture écologique auteur notamment de «  Vers la sobriété heureuse ».

 

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le WOUH pour retrouver un souffle d'énergie

19 Avril 2022 , Rédigé par Michel BERNARD Publié dans #psychologie positive

Connaissez-vous le WOUH ?

Pas encore j'imagine car je viens de créer ce petit exercice simple, ludique et court. En fait, il m'a été inspiré par le professeur en neurosciences et psychologie de l'université de New York,  Wendy Suzuki ( même nom que la moto),dont j'ai été admiratif de la manière dont elle mobilise son public en quelques secondes à l'occasion de ses conférences très prisées sur le cerveau et son pouvoir d'adaptation.

Quel est son but ?

Simplement, il se veut un moyen accessible à tous pour retrouver de l'énergie quand nous sentons un coup de fatigue ou encore un coup de blues au cours de nos journées. Des situations concrètes s'y prêtent bien . Vous avez réalisé un long trajet en voiture et vous voulez vous détendre et vous étirer : pratiquer un Wouh ! Vous attendez dans une salle d'attente  un examen, un entretien de recrutement et le stress monte. Vous vous enfermez dans les toilettes et vous vous remettez en énergie en quelques minutes. En  arrivant sur votre lieu de travail le matin, vous avez encore un peu, beaucoup la fatigue dans la tête de la belle soirée conviviale de la veille. Hop, avant d'allumer l'ordinateur ( réflexe de beaucoup d'entre nous), un Wouh et c'est reparti dans une énergie plus souriante !

Curieux de voir à quoi ressemble cet exercice qui peut se pratiquer en une à deux minutes ?

La vidéo de démonstration réalisée au Parc de Champagne de Reims est pour vous !

https://www.youtube.com/watch?v=jIlPd63kbO4

Enfin, dans une  période "lourdement chargée" par un contexte international d'incertitude et de peurs ( guerre en Ukraine et pénuries d'énergies en perspective pour beaucoup de pays...) et après des périodes de confinement  et de protection anti-covid à répétition, un peu de légèreté peut nous redonner du goût de vivre simplement. Le Wouh n'a pas la prétention de remplacer les gymnastiques toniques ou douces comme le yoga ou le Chi Gong. C'est une forme d'apéro qui nous prépare à retrouver de l'énergie vitale, là, dans l'instant sans se poser 30 000 questions.

Alors, si vous essayez maintenant après avoir vu la vidéo ?

 

 

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CO CREONS 2030 AVEC ROB HOPKINS

4 Avril 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Lyon ;1er avril. Le drapeau ukrainien flotte entre la France et l’Europe.

Je l’observe depuis la vitre. Debout, Rob Hopkins nous partage :

« Il faut que l’avenir pénètre en nous bien avant qu’il ne se réalise ».

Je me sens embarqué dans un souffle, un élan pour oser un pas, deux pas…

Et si je mettais mon imagination au service de ce futur désiré au fond de moi ?

Explication du texte d’introduction :

Le 1er avril 2022 avait lieu au palais des congrès de Lyon le congrès international de l’intelligence collective centré sur le thème : cocréons  le monde de demain. Au milieu de près d’une centaine d’intervenants facilitateurs en intelligence collective, coachs ou encore initiateurs de processus spécifique, un homme grand mince, au visage poupon, grandes oreilles et lunettes professorales, m’a vraiment enthousiasmé.

Son nom : Rob Hopkins. Vous le connaissez sans doute. Anglais, résident de la petite ville de Totnes près de la côte sud, il est reconnu comme le grand inspirateur des villes en transition dans le monde.

Quel est finalement le fond du message que délivre Rob Hopkins, globe trotter écologiste dans ses déplacements en Europe ?

Les territoires, les villes sont la bonne échelle pour engager la transition vers ce monde soutenable et meilleur qu’aujourd’hui. Avec l’imaginaire au pouvoir !

Le frein à cette émergence de l’imaginaire est souvent dans nos têtes qui manquent d’imagination pour rêver, anticiper, croire à ce futur désiré.

En cause, selon une étude sur l’hypothalamus, glande stimulante de l’imaginaire, le trop d’écran, le pas « assez de nature » fréquenté ; le déclin du jeu libre et la tendance à l’évaluation normative des enfants dans leur vie scolaire.

Comment renverser cette tendance et optimiser notre imaginaire pour co-créer notre futur désirable ?

A l’occasion de la table ronde avec une trentaine de participants et la participation active aussi d’Isabelle Delannoy (inspiratrice de l’économie symbiotique), deux expressions ont émergé : oser faire et oser être. Et dans l’oser être, c’est la question du jeu qui a rassemblé le plus de suffrage ! Etonnant ? Pas autant que cela, car le jeu crée, le jeu joué est source de créativité, de stimulation de la mémoire et de la stratégie.

Et, avec Rob Hopkins, osons inventer notre propre récit du futur comme il le propose dans la vidéo courte ci-dessous où nous découvrons Rob en 2030 pas si différent d’aujourd’hui, toujours plein d’allant, d’humour et de générosité…

https://www.youtube.com/watch?v=aTNhpXdyciM

Plus de personnes sur Terre oserons le jeu, cette écriture de leur futur désiré dans un monde soutenable, plus nous nous approcherons  à grand pas de ce dernier.

Joanna Macy, éco philosophe américaine, aime à dire : 

« « Quand nous mettons en image l’avenir que nous espérons,

nous renforçons notre croyance que cet avenir est possible »

Avec un stylo, quelques feutres, une page ou deux, chacun est capable avec l’écriture de créer son futur désiré, celui qui nous fait encore rêver…

Rendez-vous en 2030 pour savourer cette nouvelle vie après la crise de 2025 et l’émergence d’une Europe des consciences.

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Un entretien d'évaluation professionnelle qui ouvre l'horizon autrement...

12 Mars 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

A l'occasion d'un interview avec Jean Pagès, fondateur de l'institut français de l'appreciative inquiry (1) et auteur de " coacher avec l'appreciative inquiry", la question de la conduite des entretiens d'évaluation professionnelle a été évoquée. Comment sortir d'un "jeu" où le responsable se fait évaluateur d'un collaborateur avec un risque de rapport dissymétrique entre celui qui détient le pouvoir de notation, d'appréciation, de promotion et celui qui peut se sentir dans une nécessité de justifier, d'argumenter sa "production annuelle" ?

L'appreciative inquiry que je préfère traduire en français par la démarche appréciative ouvre une porte pour changer la posture du responsable évaluateur. Pour aller plus loin, je vous invite à visionner cet extrait d'interview .

https://www.youtube.com/watch?v=NnRZOLGgKsM

(1) démarche méthodologique de conduite du changement partant des forces de l'organisation et d'une projection vers un futur désiré par le collectif concerné. Son inspirateur est l'américain David Coperrider dans les années 1980.

site de référence en France : www.ifai-appreciativeinquiry.com

 

 

 

 

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REVENIR SUR TERRE

3 Mars 2022 , Rédigé par Michel BERNARD

Revenir sur terre

 

Marcher pieds nus avec l’herbe haute du pré,

Faire dos à dos avec le tronc du pin parasol,

Dialoguer avec le papillon qui se dérobe,

Quand je regarde ma montre.

Oui, je reviens sur Terre, enfin.

Agité par la colère contre les puissants de ce monde,

Ivres du « toujours plus ».

Je veux crier « Arrêter vos folies meurtrières qui détruisent

 l’avenir de nos enfants et nos petits-enfants ! »

Je veux stopper cette course diabolique au fric, au matériel

et au bling bling superficiel.

Je veux retrouver ma Terre, celle de mon enfance.

Retrouver ce goût de légèreté, de joie contagieuse,

De nous, enfants, qui pique-niquions au milieu des pâturages du Jura.

Revenir sur cette mère Terre, cette Terre aimante,

Qui nous veut du bien.

Le savons-nous ?

 

Ce texte, je l'avais écrit dans le cadre d'un atelier de poésie animé par le poète Jean Lavoué en juin 2020 en plein cœur du premier confinement lié au covid. Je le présente car il me semble terriblement d'actualité avec la folie meurtrière d'un dictateur russe en train de générer une violence aveugle.

Comment résister sans armes , avec courage, persévérance, et lucidité ?

Les textes dont la poésie peuvent servir cette Résistance des consciences.

 

 

 

 

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